‹ Philosophie de l'histoire de l'humanitéChapitre 83 sur 208 · UVRE XVI. — CHAPITRE V. 1S · texte numérisé non relu

UVRE XVI. — CHAPITRE V. 1S

plus de trois siècles, sont encore étrangers parmi nous. Ils mirent fin à Tempire d'Orient qui, depuis près de mille ans, était à charge à soi-même et aux autres ; et sans le savoir, ni le vouloir, ils ramenèrent ainsi les arts à l'Occident. Obligeant, par leurs attaques répétées, les puissances européennes à être constamment sur leurs gardes, il les empêchèrent de tomber soiis un joug étranger : faible bien à côté d'un grand mal, car ils changèrent en désert les plus belles contrées de l'Europe, et réduisirent les Grecs, les plus ingénieux des peuples, à un état d'indolent esclavage pire que la barbarie. Combien de monuments de l'art ont été détruits par les mains de ces ignorants fanatiques I que de débris dispersés et perdus à tout jamais! Leur empire est une immense prison pour tous les Européens qui l'habitent. Il périra quand son. jour sera venu ; car, que font-ils en Europe, ces étrangers qui, après des milliers d'années, ne sont et ne veulent être que des barbares d'Asie I

3** Les Juifs y que nous considérons ici seulement comme des plantes parasites qui, s'attachant au tronc de presque tous les peuples européens, se nourrissent plus ou moins de leur sève. Après la chute de la vieille Rome, ils étaient relativement peu nombreux en Europe ; les persécutions desArabeslesy poussèrent enfouie et ils se partagèrent euxmêmes entre les peuples. Qu'ils aient apporté la lèpre dans nos contrées, c'est ce qui semble peu vraisemblable; une lèpre bien plus réelle dont nous sommes redevables à ces banqtders, trésoriers et esclaves de l'empire, vils instruments d'usure dans tous les siècles de barbarie, c'est d'avoir entretenu si longtemps l'orgueilleuse et stupide ignorance de l'Europe en ce qui touche le commerce. On agit toujours avec cruauté à leur égard et bien souvent la violence leur arracha ce qui était le produit de l'avarice et de la fraude, oumêmedeTindustric, de la patience et de l'ordre;

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en somme ils n'y perdaient pas grand'chose, car plus ils s'attendaient à de semblables extorsions, plus ils usaient d'artifice et de déloyauté. Néanmoins, ils furent et sont encore de nos jours indispensables dans plusieurs pays. On ne peut pas contester non plus que c'est à eux que la littérature hébraïque doit d'avoir été conservée : du sein des profondes ténèbres qui enveloppaient l'Europe, ils répandirent les connaissances que les Arabes avaient acquises en médecine, en histoire naturelle, et rendirent ainsi au genre humain des services que, seuls, ils étaient en état de rendre. Le temps viendra en Europe où juif et chrétien se trouveront sur le même pied d'égalité; car alors le juif vivra selon les lois européennes et travaillera dans l'intérêt de tous. De barbares institutions ont seules pu mettre obstacle au développement de son activité et même la faire servir au mal.

4® Je ne m'occupe pas des Arméniens qui n'ont paru dans nos contrées qu'en voyageurs. A leur place, dans presque toutes les parties de l'Europe, je vois comme sortir de terre, un peuple nombreux, étranger, idolâtre, les Bohémiens. Qui sont-ils? d'où viennent-ils, ces 7 ou 8,000 hommes que comptent les historiens les plus récents (1)? Une caste indienne dégradée, exclue par sa naissance de toute institution divine ou civile, fidèle après tant de siècles à cette abjecte destinée, à quoi est-elle propre en Europe, si ce n'est à être courbée sous le joug militaire, le plus sûr, pour elle, et le plus rapide moyen de discipline?

{i) Grellmann, Recherches historiqws sur les Bohémiens f 87.

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