‹ Philosophie de l'inconscientChapitre 17 sur 122 · XXII INTRODUCTION DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

XXII INTRODUCTION DU TRADUCTEUR

servir. M. de Hartmann appelle sa théorie un alomisme dynamique. Il croit que la science et la spéculation philosophique y trouvent une égale et légitime satisfaction. La physique mathématique ne peut se passer pour ses explications mécaniques de Thypollièse des atomes; la métaphysique se refuse à en faire des principes étrangers à la pensée et à la volonté, ce qui romprait l'unité de Têlre, et, en contredisant les grands principes de l'analogie et de la continuité, introduirait un dualisme insupportable dans la pensée et dans la réalité. L'auteur cite et apprécie les diverses hypothèses des grands mathématiciens ou physiciens de notre temps; et prouve ainsi avec quel soin il a éludié la question. (Voir le ch. v du t. "Il, p. 118, cl les notes du Supplément, p. 581 à 588.)

Les atomes, avons-nous dit, représentent le degré inférieur de l'individualité. Qu'est-ce que l'individu? C'est l'être en qui se rencontrent les cinq unités suivantes : 1° L'unité dans l'espace (la forme) ; 2' l'unité dans le temps(la continuité de l'action) ; 3° l'unité de la cause (interne); 4" l'unité de la fin; 5" l'unité de la réciprocité d'action entre les diverses parties (en tant qu'il y a diverses parties : autrement la dernière condition est supprimée) (p. 15U du t. II). A ce compte, l'atome est l'individu le plus parfa'it, puisqu'il a l'unité indivisible dans le temps et dans l'espace, et que son action est la plus simple de toutes. La cellule végétale ou animale rassemble déjà une certaine diversité d'éléments matériels, et ne maintient son unité formelle que par le renouvellement de ses parties. Les diverses pièces de l'organisme, qui naissent de la coordination ou de la subordination des cellules, et se présentent sous les formes de fibres, de tissus, d'organes, sont des individus de plus en plus complexes, des unités collectives, qui se distinguent chacune par la matière, la place, la durée, la forme

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