XXIV INTRODUCTION DU TRADUCTEUR
du conflit des iorces dans la nalure. Or, comme lous les individus, atomiques ou organiques, sont des fonctions, des forces de ce genre, il semble que partout leur mutuelle opposition doive engendrer la conscience : et Fauteur, en effet, incline à prêter la conscience aux atomes, aussi bien qu'à tous les autres individus ; mais il ne se prononce pas catégoriquement. « On pourrait se demander si les atomes ont une conscience. Je crois que toutes les données nécessaires à la solution nous font presque entièrement défaut > (id., p. 150). Mais il n'hésite pas à soutenir la présence de la conscience, partout où il trouve la substance nerveuse, ou seulement le protoplasma. « Les premières traces évidentes de la conscience ne se manifestent que dans la tiellule avec son contenu à demi liquide (protoplasma des protistes) (p. 184). » « Il est prouvé d'une manière de plus en plus certaine que la véritable base de la vie dans chaque cellule est le protoplasma ; et que le prôtoplasma de la substance grise des cellules, qui concourent à l'exercice des fonctions supérieures de la pensée, ne diffère pas en substance, mais en degré seulement, du protoplasma des organismes inférieurs (p. 112). » C'est du degré de communication des éléments de la substance nerveuse eatre eux que dépend l'étendue do la conscience. Et a c'est la facilité des communications entre les molécules nerveuses qui, en fait, est la cause de l'unité de la conscience; les deux phénomènes se produisent dans la même proportion (p. 77). » Si deux cerveaux pouvaient être unis par des filets conducteurs, comme le sont les deux hémisphères d'un seul et même cerveau, ils n'auraient plus qu'une seule conscience. Les plantes ont une conscience moins riclie que la nôtre, parce que les cellules y sont moins reliées entre elles (1 1 7). L'auteur ne prête ainsi la conscience à tout élément vivant, si simple qu'il paraisse, que parce qu'il n'y apaS} selon lui, de degré dans la conscience : elle est ou