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A l'instinct se rattache étroitement le réflexe. Les réflexes sont, dans l'organisme, tous les mouvements de réaction, « dont les lois générales de la matière ne sufliscntpas à expliquer la production... Le principe intérieur d'un réflexe ne peut jamais être qu'un principe spirituel et inconscient, et par suite une réaction de l'instinct. » Voir dans les réflexes l'effet d'un mécanisme sans vie, c'est méconnaître la riche variété et la finalité, la promptitude surprenante des actes qu'ils produisent suivant la diversiUî des circonstances. « Il faut considérer les réflexes comme les actes instinctifs des centres nerveux inférieurs (157). » L'exemple d'une section longitudinale de la moelle épinière ou de deux sections transversales, qui coupent les filets conducteurs s.ins empêcher les réactions réflexes de se manifester dans toute l'étendue de la moelle, indique qu'il doit exister un principe supérieur aux lois mécaniques auxquelles est soumise la direction des courants nerveux : c'est sa vertu créatrice qui modifie les phénomènes, et dispose les conduits nouveaux que les courants devront suivre. « On ne peut nier que toutes les fonctions du système nerveux, et avec elles toutes les manifestations de notre vie, toute notre activité spirituelle tombent sous la définition du réflexe. (Id. 482.) » (Lire le ch. iv de l'essai sur la physiologie des centres nerveux : la face interne ou spirituelle du processtcs ré/lexe.)