‹ Philosophie de l'inconscientChapitre 35 sur 122 · INTRODUCTION DU TRADUCTEUR. XU · texte numérisé non relu

INTRODUCTION DU TRADUCTEUR. XU

tôt sa cause ignorée de la conscience dans une réaction de Tâme contre les impressions sensibles déjà produites : elle est comme une réaction du second degré. Voilà pourquoi l'origine de l'impression sensible nous restera toujours cachée dans un mystère impénétrable, tandis que le processus générateur de l'impression esthétique a déjà été en partie reproduit sous la forme discursive de la pensée consciente, et expliqué, c'est-à-dire ramené à des concepts » (303). — Éludions la faculté aclivc qui produit le beau dans la diversité de ses opérations et à ses degrés différents. Le génie se distingue du simple talent, parce qu'il puise toutes ses inspirations à la source de l'Inconscient. Ainsi seulement s'expliquent la vie et l'unité de l'œuvre d'art. Les citations de Schelling, de Schiller (309, 580) se pressent ici sous la plume de l'auteur. On reconnaît dans tout ce chapitre l'esthéticien ingénieux qui a écrit tant de pages délicates sur le drame, sur la tragédie, sur Faust, sur Roméo et Juliette ; riiomme qui a consacré une bonne partie de sa jeunesse et les premières années de sa maturité à des essais de création musicale ou dramatique. M. de Hartmann ne veut pas que le rôle de l'élude ou de la volonté ^ consciente soit sacrifié aux inspirations de l'Inconscient (311). Les pages qu'il consacre aux rapports de l'étude et de l'inspiration, à la nécessité de ne les jamais séparer, ^ sont parmi les meilleures que nous connaissions sur ce sujet. — L'action de l'Inconscient ne se trahit pas seulement dans l'œuvre du génie; le simple talent lui-même ne peut s'en passer. Lpg nsgnr^tjftn^ dMHftPs^ qui président aux ^ combinaisons de l'imagination chez l'homme auquel on ne reconnaît que dn talent ou de l'esprit, ne sont jamais ellesmêmes que des suggestions de l'Inconscient (313), lequel, entre une multitude de rapports indifférents ou contraires au dessein poursuivi parla volonté consciente, nous découvre celui qui s'y adapte le mieux. — Il ne faut pas plus s'é- -

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