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têrêl particulier, ils se trouvent ne servir efficacement que le progrès général. L'histoire, sous toutes ses formes, Fhistoirc de la civilisation, celle surtout de la philosophie, sont la confirmation éclatante de cette vérité. C'est le mérite de Hegel d'avoir mis en lumière le rôle de la logique victorieuse qui préside à l'évolution des événements. — « Les moyens par lesquels une forme déterminée de l'Idée se réalise dans une certaine période sont de deux sortes : tantôt une impulsion instinctive entraîne les masses, tantôt surgissent des génies qui montrent la route et frayent la voie (418). » c L'Inconscient fait naître au moment convenable le génie prédestiné (419). » L'État, l'Église, la société, ne sont que les instruments du progrès général, qui se fait par le développement et le perfectionnement du cerveau. € Chaque progrès de la pensée correspond donc à un perfectionnement matériel dans l'organe de la pensée, dont l'hérédité assure à la moyenne de l'humanité la possession durable, j La sélection sexuelle et la concurrence des races, concourent à la même fin.
Un livre aussi considérable, où revivent transformées les idées de la philosophie du passé, où tous les problèmes du présent sont agités, ne saurait échapper à de nombreuses critiques. Il touche à tant de questions, qu'il ne peut s'étendre longuement et satisfaire le lecteur sur toutes également; et, comme il ne recule devant aucune difficulté et ne s'enveloppe d'aucune réticence, il doit, par la témérité
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OU la franchise de ses affirmations, soulever les contradictions et souvent les colères. Si nous ajoutons d'un autre côté que l'auteur ne semble pas moins préoccupé d'éveiller la curiosité que de la satisfaire ; de provaquer les réflexions du lecteur que de faire triompher ses propres opinions ; que ses raisonnements veulent être autant des suggestions que des démonstrations, on comprendra comment la critique philosophique a pu aisément tirer parti contre M. de Hartmann des qualités littéraires mêmes de son œuvre. Nous prenons, pour notre compte, le livre pour ce qu'il est, pour ce qu'il se donne. Nous n'y cherchons pas sur chaque question de ces discussions approfondies qui épuisent le sujet et lèvent toutes les difficultés. L'auteur est d'ailleurs très-capable de les soutenir; et quelques-uns des chapitres de son ouvrage comme certains de ses autres écrits, par exemple son Fondement crUiqtœ du réalisme transcendantal, sont des modèles en ce genre. Mais nous ne pouvons nous dispenser de présenter sur quelques points importants nos observations et nos réserves critiques.
Une première remarque se présente en quelque sorte d'elle-même, et nous Tavons entendu souvent faire. Ce livre qui s'intitule : Philosophie de VJnconscienty semblerait bien mieux s'appeler une philosophie de la conscienre. C'est la conscienre, en effet, qu'il nous montre partout présente, à des degrés différents, chez tous les êtres, chez l'animal, le végétal, comme au sein de la cellule la plus rudim entai re.
Sous le nom équivoque d'Inconscient, la phénoménologie ne nous découvre très-souvent qu'un Inconscient relatif, c'est-à-dire, chez l'homme par exemple, qu'une conscience des centres inférieurs par opposition à la conscience cérébrale. La vie psychique comme la vie organique reposent tout entières sur une série de processus réflexes : or