INTRODUCTION DU TRADUCTEUR. XUX
chaque processus de ce genre n'est qu'une réaclion, inconsciente souvent pour le cerveau, mais toujours consciente pour le centre nerveux ou la cellule ganglionnaire qui en est le siège. Il faut suivre l'auteur en quelque sorte jusqu'à la métaphysique pour trouver l'Inconscient véritable. C'est à l'origine de la conscience que nous le rencontrons pour la première fois d'une manière bien déterminée. La conscience exprime en quelque sorte l'élonnement de la volonté inconsciente, qui sommeille dans la cellule, en face de l'opposition d'une force ou d'une volonté étrangère. L'Inconscient absolu ne se révèle pas moins dans la logique éternelle, qui dirige le mouvement de la vie et de l'histoire; mais l'auteur asans doute trouvé, et avec raison, que la doctrine de Hegel le dispensait d'insister beaucoup sur ce point.
Si nous rencontrons plus souvent la conscience que l'Inconscient dans le livre de M. de Hartmann, nous avouons que nous sommes étonnés de ne la pas rencontrer plus souvent encore. Car enfin, si la conscience n'est que l'étonnement de la volonté inconsciente devant une opposition extérieure, pourquoi les volontés atomiques, dont les conflits sont si énergiques, ne prendraient-elles pas conscience de leurs mutuelles réactions? L'auteur s'arrête et n'ose se décider devant l'hypothèse qui prête la conscience aux atomes. Mais la logique semble le condamner à reconnaître la conscience, partout où se produit le conflit des fonctions de l'Inconscient ou des forces matérielles.
Cette hésitation de l'auteur tient peut-être à ce qu'il n'est pas entièrement satisfait et assuré lui-même de la théorie qu'il présente sur la formation de la conscience. Les images, dont il s'enveloppe à dessein, comme un autre Platon, trahissent l'embarras de sa pensée. Là où il parle sans métaphore, il nous dit que la conscience sort de l'Inconscient
■ARTMAHN I. — d