L . INTRODUCTION DU TRADUCTEUR
à la suite d'une réaction matérielle d'une certaine énergie et d'une certaine espèce. Nous voudrions qu'il déterminât, qu'il mesurât l'énergie de celte réaction, et nous définit la limite où l'excitation devient consciente dans les divers centres nei*veux qu'il reconnaît avec Wundt, dans les centres sensoriels par exemple et dans les hémisphères cérébraux. Sous ce rapport, notre philosophe ne comble pas la lacune qu'il signale après d'autres dans la théorie de Fechner sur la limite de l'excitation. Il se borne à déclarer que la physiologie n'est pas encore assez avancée, pour permcttie à la psycho-physique de résoudre ces délicates questions.
Reconnaissons cependant que, dans l'appendice à la physiologie des centres nerveux, M. de Hartmann cherche à préciser les conditions de la conscience cérébrale, à savoir la communication parfaite des cellules, et un certain équilibre des forces de compression et de tension dans
chaque cellule, qui empêche les cellules de répondre instantanément, isolément à l'excitation extérieure : ce qui, en troublant la coordination, la subordination des cellules, supprimerait la mémoire, la réflexion, la comparaison, bref toutes les conditions nécessaires au développement de la conscience. M. Bôhm, de Pesth, dans une intéressante notice, dont la Revue philosophique (1) a rendu compte, montre également comment les centres d'arrêt sont indispensables à la formation de la conscience. La psychologie physiologique ne fait qu'entrer dans la voie de ces intéressantes études. Le grand mérite de l'ouvrage de M. de Hartmann est d'appeler les efforts des analystes dans cette direction où l'expérimentation physiologique et l'observation psychologique peuvent se prêter un mutuel appui, et où certainement la science de l'esprit est appelée à faire de
(I) Première annie, noméro d'octobre.