‹ Philosophie de l'inconscientChapitre 54 sur 122 · LXVI INTRODUCTION OU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

LXVI INTRODUCTION OU TRADUCTEUR

L'auteur lui-même, bien loin d'ailleurs d'exagérer son originalité, semble plutôt préoccupé, comme nous l'avons déjà dit, de mettre en lumière les afilnités de sa doctrine avec les philosophies antérieures. La quatrième partie de ses Études et Essais en contient le décisif témoignage. Le principe du système, l'Inconscient, n'est pas inconnu dans la philosophie allemande. C'est le principe au fond de toutes les philosophies de l'identité, des doctrines de Fichte, de Schelling, de Hegel, et celui que Schopenhauer reconnaissait sous le nom de Volonté. L'activité représentative des substances individuelles de Herbtirt est aussi et avant tout une activité inconsciente. Quant à l'Inconscient relatif, que nous avons distingué de l'Inconscient absolu, n'a-t-il pas son antécédent direct dans la doctrine leibnizienne des « petites perceptions »? Il appartenait aux physiciens, aux physiologistes contemporains, à Helmhollz, à Wundt, à Zôllner, à Maudsley, de démêler les traces de cet Inconscient relatif dans la vie corporelle, sur tout dans le jeu des opérations des sens. C'est ainsi que s'enrichissait d'arguments inattendus la démonstration que Schelling, que Hegel, par exemple, s'étaient surtout a|>pliqués à faire avec les données de l'imagination esthétique, de l'histoire et de la pensée logique. La philosophie de l'Inconscient était donc préparée par de nombreux précurseurs. — Est-il besoin de redire que le panthéisme de M. de Hartmann est le fond même du génie philosophique de l'Allemagne; que la conception du rôle logique de l'Idée est empruntée à Hegel, celle de l'aveuglement du vouloir à la doctrine de Schopenhauer sur la Volonté; qu'enfin le dualisme des deux principes, au sein de la Substance absolue, se trouve en germe dans la seconde philosophie de Schelling? — Si M. de Hartmann donne à son panthéisme le nom de Monisme, il ne fait que se conformer à l'appellation adoptée par les penseurs modernes de TÀl-

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