‹ Philosophie de l'inconscientChapitre 6 sur 122 · INTRODUCTION DU TRADUCTEUR. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION DU TRADUCTEUR. IX

directe des phiiosophies du passé ; qu'elle se montrail plus soucieuse de renouer la tradition philosophique que d'affirmer sa propre originalité; et n'aspirait à rien moins qu'à fondre llégel et Schopenhauer dans une synthèse préparée déjà par la philosophie positive de Schelling. Chaque école pouvait se croire autorisée à revendiquer une part dans le succès de la philosophie nouvelle. Mais bientôt un examen plus attentif, les déclarations et les écrits ultérieurs de M. de Hartmann vinrent accentuer les différences de sa conception personnelle et des autres systèmes, et provoquer contre le novateur l'égale hostilité des doctrines les plus opposées. Dés la 5* édition, la liste était grosse déjà des réfutations provoquées par celte polémique passionnée entre les représentants des anciennes écoles et le chef de l'école nouvelle, qui vit bienlôt accourir sous son drapeau et combattre à ses côtés des champions ardents et bien armés. C'est dans les œuvres des adeptes, autant que dans les écrits successifs du maître, qu'il faut chercher les compléments, les éclaircissements et aussi les corrections, les modifications progressives, que les péripéties de la lutte et la transformation des problèmes, sous l'action incessante de la science, amenaient inévitablement.

L'école de Schopenhauer, par l'organe de deux de ses représentants les plus autorisés, Frauenstadt et Bahnsen, vint défendre sa doctrine originelle, que le nouveau disciple prétendait perfectionner par la théorie de la réalité du plaisir, par le dualisme des attributs de la substance absolue, par le réalisme transcendantiil, enfin, par l'optimisme évolutionniste qu'il associait au pessimisme. Bahnsen, qui saluait dans la Nationalzeitung de 1871 l'auteur de la philosophie de l'Inconscient du nom de c philosophe moderne par excellence », dirigeait contre lui l'année suivante son Examen critiqtte de V évolutionnisme hégélien de M. de Hartmann, d'après les principes de Schopen-

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