‹ Philosophie. De la connaissance de DieuChapitre 12 sur 28 · VU · texte numérisé non relu

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C'est à sa métaphysique sans doute qu' Aristote faisait allusion, lorsqu' Alexandre lui reprochant d'avoir divulgué les sublimités de la science, il répondit : a Je les ai divulguées de manière à ne les a point divulguer. » Toujours est-il que ces livres,

« Kai Totç [iiv aXXoiç avayxY) t9i dOcpCa xai v^ Tifi-uoTcÉTYi eiciffTTÎjjLTi sTvai Ti IvavTtov, -JjfxTv ^ ou. Mctap. xil, 10. — ^ Ibid.

î 7 \ THÉODICÉE. D'ARISTOTE.

plus que les autres, onr mérité à Aristote le nom de Ténébreux.

Dans son livre du Monde il est plus clair ' . Après avoir développé ses idées sur le monde, il ajoute :

c( Il nous reste à parler sommairement de la « cause qui contient et gouverne l'ensemble. Une « antique tradition, répandue par nos pères dans « toute l'humanité, nous apprend que toute chose « vient de Dieu et par Dieu, qu'aucune nature ne « se suffit (oùSe(iiia 8e çuciç aÙTvi xaO' éauTyjv eeiTiv oùce TapîCTiç), et ne subsiste que par son secours

« Dieu est, en effet, conservateur et Père de tout ce « qui est dans le monde, et il opère en tout ce qui « s'opère, non comme un ouvrier qui travaille et c( se fatigue, mais comme une vertu toute-puissante « qui agit ^. »

a II faut savoir de Dieu que sa force est irrésis- « tible, sa beauté accomplie, sa vie immortelle, sa « vertu souveraine, et qu'invisible à toute nature « mortelle, il est visible par ses œuvres. Et certes « tous les mouvements, et tous les êtres qui sont « dans l'air, sur la terre, dans les eaux, sont réel-

^ Je sais bien que l'authenticité de ce livre est contestée. Hais il est une manie de contester l'aullienlicité des livres à laquelle il faut ne céder que sur des raisons décisives.

2 De Mundo, vi, p. 397.

THÉODICÉE DARISTOTE. 176

a lement les œuvres du Dieu qui contient l'uni- « vers ^ »

a Dieu est notre loi immuable, loi qu'on ne » saurait changer ni corriger, loi plus sainte et (f meilleure que les lois écrites sur nos Tables. w Gouvernant tout par une activité incessante et a une infaillible harmonie, il dirige et ordonne « tout l'ensemble de l'univers, terre et ciel, et se « répand dans tous les êtres ^. »

c( Il est Un, mais il a plusieurs noms qui lui- « viennent de ses diverses opérations sur le monde. « Ne semble-t-il pas que quand nous l'appelons à (f la fois Zéna et Dia, nous voulons dire celui par c( lequel nous vivons ^? »

a Tous ces noms signifient Dïbu seul, comme le « remarque le noble Platon. Dieu donc, d'après a l'antique tradition, est le principe, la fin et le « milieu de tout ce qui est, et traverse toute la « nature en ligne droite (montrant à toute chose a sa droite voie), toujours suivi de la justice, ven- «f geresse des transgresseurs de cette ligne divine ; « justice que doit posséder quiconque veut arriver, « dans l'avenir, à la béatitude, et quiconque veut « être heureux dès maintenant *. »

1 De Mundo, p. 399. — ^ Ibid., p. 400. — ^ Ibid., vu, p. 401 . — * Ibid. La fin du livre.

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