livre an seos répronré; Dieu les rejette, ils sont dignes de mort
Si toot cela est manifeste chez les prévaricateurs de la tête, les idolâtres de la lumière humaine, il Cuit ajouter : Thomme même qui se Uvre au plus légitime exercice de la pensée, sent en lui la menace de la funeste loi des deux foyns , pour peu qu'il sorte de c^te sobriété de la lumière, dont parle saint Pftul (siqfere ad sobrietaient). Le moindre excès de la pensée, la moindre exaltation de tête a son contre-coup dans les sens. Les sens s'exaltent, le cœur s'éteint, et la pensée s'évanouit.
C'est toujours notre loi; la rie se divise, s'exalte en haut, s'exalte en bas, mais le cœur , centre de la lumière, foyer de la vraie £lamme et de la vie ardente et lumineuse, le cœur s'éteint et s'obscurcit. Leur cœur n'est plus un centre, leur cœur est vide : leur cœur, dit la sainte Écriture, est un sépulcre ouvert.
Ainsi ces deux classes d'hommes^ et ceux dont la tête est le Dieu, et ceux qui se font un Dieu de leur ventre, ces deux basses classes du genre humain, sont soumises l'une et l'autre à la même loi de mort. Ces âmes sans unité divisent la vie , et
* Rom. cap. i.
sont mortes par cette division, et tuent leur corps de la même mort. Elles arrêtent la circulation de la vie dans Tâme et dans le corps. La seconde puissance garde la vie pour elle et ne produit pas la troisième : elle épuise la première, en n'y retournant pas par la troisième, lien des deux autres. Elle se détruit en s' isolant.
Je vois dans ces esprits et dans ces corps, trop éloignés de Dieu, l'absence du lien divin. Dieu ne maintient pas ces âmes dans l'unité de la vie, parce qu'elles s'y refusent; ces âmes ne maintiennent pas leur corps dans cette unité qu'elles n'ont pas. Tout se relâche, se divise et se décompose : deux foyers principaux, deux centres faux, attirent et dévorent tout, et je vois l'épuisement, la vieillesse et la mort devancer partout la nature , et faire violence à la volonté même de Dieu, qui veut donner la vie plus durable et plus abondante.
N'est-ce pas le manifeste commentaire de la parole évangélique : « Prenez garde que la lumière « qui est en nous ne devienne ténèbres? » Et cette lumière , dit l'Évangile , reste lumière par la simplicité, mais elle devient ténèbres quand se perd la simplicité.