DÉFINITION DK LA FORCÉ
Personne jusqua présent n'a répondu à la question, qu'est-ce que la force?
Descartes en sondant son esprit, en étudiant sa propre raison par sa raison , est arrivé à se reconnaître en lui-même, à reconnaître son moi; il est arrivé à son immortel rCogito, ergo sum." Je pense, donc je suis.
En sondant notre âme , en entrant en nous-mêmes, en étudiant notre être spirituel par l'amour, et notre amour par notre raison, en nous étudiant en nous- mêmes et par nous-mêmes, nous avons trouvé dans notre âme l’amour dans la sagesse et la sagesse dans l’amour ne constituant qu'un seul et même être spirituel, toujours actif dans l’immensité de l’univers que dans ses moindres parcelles, présidant à la création tout entière, gouvernant ses atomes. . . Nous avons trouvé le mystère du réveil ou du tressaillement de la force en elle-même à l’action , ou à sa métamorphose en verbe et finalement en matière. — Nous avons trouvé l'amour et la sagesse incarnés dans l’atome et par l’atome dans tonte la création , nous avons trouvé le lien de l'esprit avec la matière, nous avons trouvé la force.
La force, comme nous l'avons dit, ne peut être conçue, ni exister à l’état de repos absolu , si ce n’est hors de la nature ou en Dieu.
L’état de repos de la force est donc relatif dans la nature et constitue ce que nous appelons l’état d’équilibre de ses deux propriétés ou de l’attraction et de la répulsion.
Ainsi primitivement la force vivait en Dieu, comme elle vit dans la création dans le principe spirituel de notre âme et a reçu par Lui , ou par Sa volonté une impulsion à l’action ou à se métamorphoser en matière, avec la faculté d’action imprégnée de sagesse et d’amour sans la connaissance de son moi dans la matière simple et comme dans l’homme avec la conscience de son moi et avec la faculté de s’élever à Dieu, sa cause première: exactement comme cela a lieu à chaque instant dans notre être spirituel ou dans notre âme, qui par sa volonté puise aussi en elle-même une force , une idée , qu’elle se métamorphose en verbe ou en action, en continuant ainsi l’oeuvre de la création par le pouvoir que la Volonté suprême à déposé en elle.
L’âme est force en tant, qu’elle est en impulsion à l’action, qu’elle puise dans sa source divine l’élément de l’action et qu’elle s’incarne dans le verbe.
Les forces physiques ou simples sont forces en tant, quelles ont tressailli en elles-mêmes à l’action, ou en tant, que l’impulsion à l'action, ou à leur transformation en matière s’est réveillée en elles.
Or, le moment du réveil de l’esprit en soi-même en Dieu et par la volonté de Dieu à l’action , ou à sa transformation en matière est force.
La force au moment de devancer son tressaillement à la vie dans le monde de la création vivait en Dieu et
Philosophie de ia Kature. 47
une fois réveillée dans la voie de l’action ou de sa métamorphose en matière est la matière impondérable en action, est lumière, chaleur etc., et constitue le lien entre la force pure ou entre Dieu et la matière pesante, constitue la nature, constitue la création.
Il résulte de ce que nous avons dit de la force en général dans ce long travail:
1° Que l’attraction par elle-même n’existe pas, et ne constitue pas la force.
2° Que la répulsion aussi comme ne pouvant exister seule, n’est pas non plus la force.
3° Que l’attraction répulsive est l'élément type ou le principe élémentaire de toutes les forces de la création.
4° Que le réveil de la répulsion dans son attraction en rapport déterminé «à. l’action dans le domaine du monde physique, et de lame dans la production d’une idée dans le domaine de l’intelligence constitue la force.
5° Que la continuité de ces moments de réveil de la force à l’action, constitue le procédé d’action, constitue la durée d’action de la force, constitue la vie de la nature!
6° Que le moment de la transformation de la force pure ou de Dieu en atome ou en matière impondérable ou de la transformation de la pensée en verbe constitue le moment de l’incarnation de la force pure, comme celle de la pensée, constitue le moment de la création, est la création.
7° Que toutes les forces, que tous les ordres des forces depuis les forces simples jusqu’à l’intelligence ne sont que la transformation, ou la métamorphose de cette force élémentaire type.
8° Que l’atome des corps simples comme des corps composés, comme des plantes, comme des animaux est la métamorphose de l’atome impondérable ou de l’atome élémentaire type; qu’il est plus organique dans les animaux, moins organique dans les plantes, encore moins dans les sels chimiquement parlant, et moins dans les éléments chimiquement purs.
9° Que la force pure ou Dieu s’est exprimé dans la force physique ou dans l’atome élémentaire type — qui, étant comme de raison la transformation ou un certain état de la force pure, ou une métamorphose de la force pure, en se transformant, en se métamorphosant lui-même, en se combinant, en s’arrangeant ensuite comme atome pesant, avec les autres atomes pesants, constitue la variété des formes et la diversité des phénomènes physiques de toute la création.
En résumé, le réveil de l’Esprit pur en soi-même à l’action avec la connaissance de son moi, comme dans la conception des oeuvres de l’intelligence humaine ou avec le connaissance passive de ce moi ou en Dieu, comme dans l’attraction répulsive, dans la lumière , dans l’électricité et autres liens du Créateur avec la création constitue la force physique, dont l’esprit constitue la force spirituelle et dont Dieu est le moteur suprême.