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DES PLANTES ET DES ANIMAUX

"V oltaire a beaucoup ri, dit Flourens de Maillet, qui soutenait que nous étions tous poissons (1). Flourens, le grand Flourens a beaucoup ri de Pline, qui dans l’expression „Convolvulus tirocinium naturae lilium formare discentis' cherche à démontrer, que le liseron est l’apprentissage de la nature qui s'essaie à faire un lis, et s’il cite Lamarck qui veut, que tous les animaux aient été dans l’origine des polypes ou des monades et lui donne le nom de respectable, c’est plutôt pour les services rendus par ce grand savant dans une autre branche de la science, que pour reconnaître sa doctrine sur les monades.

Quant à nous , ni Pline , ni Lamarck n’avaient raison quant aux détails, à savoir: quant à la véritable origine des animaux, quoiqu’ils aient eu raison dans le

(’ J Flourens. Longévité humaine, p. 131.

principe, touchant le développement des êtres organisés, et Flourens a eu grand tort de rire de Lamarck, et si des hommes tels que Pline, Lamarck, Geoffroy Saint-IIilaire et Goëthe se sont occupés de la question du développement des êtres organisés, que leur doctrine devait embrasser le germe de la vérité. Lamarck en tirant l’origine de l’homme des polypes et des monades , ne s’est trompé que dans ces deux mots seulement.

Geoffroy Saint-Hilaire en démontrant l’unité de type pour les animaux vertébrés, n’a pas non plus expliqué ni l’origine des animaux, ni celle de l’homme.

Or j’essaierai de donner une idée, sans imposer ma manière de voir à personne , dans quelles conditions et dans quelles limites la doctrine de Lamarck peut être justifiée et quel est l’origine et le développement logique, scientifique et possible tant des animaux que de l’homme.

L'Eternelle Sagesse s’est exprimée, comme nous l’avons dit, par la force, qu’elle a puisée en Elle-même, dans P atome et en dotant la matière ainsi créée par Son incarnation en elle, du pouvoir de la métamorphose ou du pouvoir du développement progressif, en dotant la nature dans le commencement des conditions favorables à cette métamorphose, en déposant ces conditions pour l'éternité dans le sein de la mère de chaque espèce organique, pour servir à l’homme à deviner plus facilement son origine ou la voie qu'il avait, lui aussi, parcourue dans l'origine de la création, en déposant dans chaque couple élémentaire de la création la force de la conception , avec le pouvoir de transmettre cette force aux générations futures, l’Etre

suprême a aussi bien créé le germe élémentaire de la matière simple, que le moyau élémentaire organique, que tout le règne végétal comme la règne animal . que l'homme , et toute la création.

L’origine de toute la nature et comme de raison celle de l’homme, quant à l’esprit qui remplit tout, est donc en Dieu (') et quant à la nature physique, est dans l’atome, ou élément vivant extrême de toute la création.

Dieu est la Sagesse exprimée dans la nature.

La nature est la Sagesse conçue dans l’Amour.

Quant au développement du germe de la matière organique déjà créée , la science, comme nous l'avons vu confirme, que le développement des êtres vivants dans la nature est une loi reconnue (2), que leurs métamorphoses ne dépassent pas, dans les conditions actuelles du globe, la limite de l’espèce et se bornent seulement a l’amélioration des races (3): ce qui entre parenthèse n’affaiblit nullement la loi précitée , qu’il y a eu pour la terre des conditions différentes de celles d’aujourd’hui au milieu desquelles, la terre chaude, plus rapprochée de sa naissance, plus animée,

(’) Anaxagore est le premier, au rapport do Cicéron, (sur la nature des Dieux, L. T, ch. I) qui reconnut l'influence de l’Intelligence suprême dans l’oeuvre de la création. „Anaxagoras . . . priinus, omnium rcrum descriptionum et modum mentis infinita vi ac ratione désignât! ac confici volait. ’

(*) E. G. Saiiit-Ililaire.

(3 ) G. Cuvier.

Philosophie de 1s Kature. 5$

plus apte à l’action, vierge, dans lesquelles son athnmsphère plus pénétrée encore de la force créatrice, saturée d’une chaude vapeur, pouvait favoriser le développement prompt des êtres organiques depuis la cellule organique jusqu’à leur complète organisation. — Qui sait, si elles n'avaient même pas créé le premier germe, la première cellule organique, par un arrangement propre des éléments simples, qui ont reçu au moment de la création une onction de la vie organique avec le pouvoir de se métamorphoser convenablement dans la voie de cette première conception en quelque sorte spontanée et sans parents. — Qui sait, dis-je, si elles n'avaient pas créé elles-mêmes toutes les variétés, ou métamorphoses successives de la création vivante, comme les favorisent et les créént encore sous nos yeux l’oeuf, la matrice, la terre (pour les plantes), et si le germe, ou la cellule organique ainsi créée par l’ensemble des conditions favorables de la nature primitive avec les atomes simples, dociles à cette oeuvre de la métamorphose, comme ils le sont encore aujourd'hui, en prenant à tout instant dans les organismes vivants la forme et la qualité organique donnéé, si dis-je, la cellule organique n’a pas atteint au milieu de ces circonstances la perfection organique du type de notre espèce?

S’il y a, je le répète, des conditions dans la nature, que Dieu a perpétuées jusqu’à la fin de l’existence de la création, dans le sein de la mère et dans lesquelles l’ovule ou une cellule organique ou un point de la matière cristallisée ou en fin un atome peut se développer et parcourir toutes les phases jusqu’à la perfection organique de l’homme, s’il y a des conditions dans lesquelles une matière simple, un point cristallisé après avoir reçu au moment de la conception une dose suffisante de la vie individuelle peut

après avoir parcouru tous les degrés possibles de développement, devenir homme par exemple, si les atomes simples eu élémentaires en pénétrant à tout instant dans notre organisme par la voie de la respiration ou de la digestion puissent se changer en atomes organiques et constituer une molécule organique nouvelle, une cellule nouvelle , un tissu nouveau , un organe nouveau, un être nouveau; (*) pourquoi en nous appuyant sur ces faits existant dans la nature, constituant la continuité de l'existence ou la vie éternelle de l’univers, pourquoi, dis-je, en nous appuyant sur ces faits naturels de la conception continuelle de la matière organique dans la nature, de la métamorphose de la matière simple en matière organique qui s’opère à tout instant sous nos yeux; pourquoi nous appuyant sur la loi du développement de ce noyau organique, à chaque instant conçu dans l’ovaire de la mère, n’aurions nous pas le droit légitime d’admettre des conditions dans la nature primitive, qui auraient pu remplacer celles de la matrice, de l’oeuf, de la chrysalide et permettrait la conception et le développement d’un être organique sans parents, sans conception préalable, sans l’intervention de l’ovaire, de l’ovule et de la matrice? Pourquoi ne pourrions-nous pas fermement et scientifiquement affirmer, que ce qui est impossible aujourd’hui, que ce qui n’est possible que dans la matrice et par le concours de deux sexes, s’opérait naturellement au sein de la nature vierge ou primitive, puisque les atomes de la matière simple se changent ai-je dit, à tout instant et sous nos yeux par la voie de la respiration et de la digestion

(') Voyez le chapitre sur les mutations de la matière dans les individus et dans la création , procédés , dont la continuité constitue la continuité de la ; j du la création.

en matière organique? au lieu de supposer, que Dieu ait pétri le premier couple avec un peu d’argile? Et qui aurait pétri les plantes et les animaux? puisque la genèse de Moïse n’en fait aucune mention, si ce n'est de nous dire comme George Cuvier, que les animaux apparurent; à moins, que ne prenant pas cette expression de la Bible à la lettre, mais prenant le mot argile dans le sens de la matière simple, nous aurons une sanction de plus, jusque dans les livres de Moïse, non seulement de l’origine de l'homme comme venant de la matière simple, mais même des animaux.

Si les conditions en question duraient pour chaque espèce autant de temps que celle-ci en a actuellement besoin pour vivre dans l’oeuf ou dans la matrice avant d’acquérir un développement individuel nécessaire pour vivre séparément; si ces conditions ont duré des mois ou des années ou même des siècles, nous n’en savons rien. — Nous pouvons seulement affirmer appuyé sur l’analogie des faits positifs, qu’il existait, dans les premiers moments de la création, des conditions dans lesquelles les êtres organiques devaient de toute rigueur être conçus spontanément, par le seul fait que le premier couple pour chaque espèce riéxistantpas, il fallait qu'il eût été spontanément créé ; que la terre, l'eau et l'atmosphère dans ces conditions primitives remplissaient les fonctions de loeuf , de la graine et de la matrice (la terre jusqu’à présent fait l’office de la matrice pour le règne végétal tout entier) , et que tout être organique était le germe en lui-même; qu’avec la cessation successive de ces conditions et le développement des êtres organiques, s’est trouvé resserré; qu’il est arrivé même un moment pendant lequel cette faculté dans la possibilité de franchir les genres, les familles et les règnes ayant

cessé, et ayaut surpris un être animal par exemple, qui ne s’était développé ou élevé qu'au degrés de chat, a laissé comme chat, qu’elle en a laissé un autre comme poisson, un autre comme oiseau, un autre comme singe et un autre comme homme; quelle a fait plus, qu’elle a laissé certains êtres dans le moment où ils se métamorphosaient en êtres plus harmonieux et plus symétriques, et ne leur donnant pas assez de temps pour achever leur métamorphose et atteindre leur type, elle les a laissés sous ces formes inachevées et nous a donné la chauve-souris ; que dans les zoophytes elle s’est arrêtée moitié chemin entre le règne végétal et le règne animal, et qu’elle a donné ainsi naissance à tous les types ou premiers couples si variés de la création, qui ne sont pour nous qu’autant de degrés d’arrêts dans le développement d’un seul et même être.

Nous supposons même, que si la Sagesse suprême a agi ainsi et si elle a perpétué la création et le développement des êtres dans l’oenf, et dans la matrice et si elle a laissé des types d’êtres inachevés, si elle a permis aux métamorphoses de classes entières d’êtres inférieurs comme des insectes de s’opérer devant nous, qu’elle avait pour but de ramener tôt ou tard la pensée humaine au dénoûment du plus grand et du plus mystérieux problème de l’origine de l'homme et de sa création.

Les choses ont dû donc se passer ainsi d’après nous dans la première époque de la création quant au développement des êtres organiques comme cela se perpétue encore aujourd’hui dans l’oeuf, comme cela se fait dans la matrice avec une différence de forme, qui est chose relative; car la forme change et la force reste.— L’arrêt d’ailleurs dans le développement du foetus, ou d’un de ses organes dans la matrice, dans la production des monstres,

ne nous donne-t-il pas à penser — n’y trouvons nous pas la même loi de l’analogie entre la création sous le rapport du développement des êtres à l'époque actuelle avec ce que nous venons de dire par rapport à l’arrêt dans le développement des êtres à l’époque primitive de la création? Même chose, dis-je, devait avoir lieu dans les premiers moments de la création avec la création des espèces, des genres, des familles et même des règnes, comme si des milliers de foetus s’étaient arrêtés dans les différentes phases de leur développement et s’étaient trouvés placés tout à coup dans des conditions qui leur permettraient d’exister sous ces formes inachevées. D’où, nous avons tant de types, tant d’hommes inachevés, à peine ébauchés, arrêtés dans leur développement et tant de types surpris au moment de subir leurs métamorphoses, connue la giraffe, comme la chauve-souris, comme le chameau , l'âne, les phoques, les chiens-marins etc., etc., auxquels il semblerait qu’il ait manqué du temps pour arriver à une forme plus symétrique, plus achevée. Le têtard, comme nous l’avons vu, se métamorphose eucore aujourd’hui en grenouille. 11 est évident que les circonstances actuelles permettent encore cette métamorphose. La chenille se change encore aujourd’hui en papillon; tandis que le protée reste toute sa vie avec deux organes de la respiration appartenant aux deux classes du règne animal !

Il s’en suit par parenthèse pour nous, quant à l’origine de l’homme et de ses diverses races dans la voie du développement organique , que l’homme vient du singe et que ces races proviennent de diverses espèces de singe habitant l’Afrique, l’Asie ou l’Amérique, à savoir: que les nègres viennent du singe d’Afrique et que la race Indienne vient du singe d’Amérique, comme l’orang-outang peut

venir de Oibon etc., etc. , ou que les races d’iiomuie ne sont que le développement progressif de sa race type venant du Singe (•).

Depuis le moment de la cessation des conditions de l’époque vierge de la nature où toutes les métamorphoses étaient possibles, le développement des êtres organique n’est plus permis, quant à nous, que dans les limites des

(') Lorsque je formulais il y a deux ans, dans la première édition de ma philosophie de la nature, mes vues sur le développement des êtres organiques, je ne connaissais pas les travaux de Ch. Danvin sur le même sujet et j’ai dit, que ma théorie n'était que le développement et la généralisation du principe posé par Aristote , repris par Lamarck et par E. G. Saint-Hilaire et appliqué par oc dernier aux animaux vertébrés.

J'ai lu depuis l’ouvrage de Darwin , sur l'origine < Ut espèce s , et j’ai consacré même un long chapitre dans la seconde édition de mon livre h l'appréciation de cet important ouvrage, dans lequel jo dis: que Darwin comme moi , doit toute sa théorie aux illustres savauts français; que dans l'explication qu’il donne de la longueur du cou de la giraffe, il n’est pas supérieur à de Lamarck , qu’il a seulement rendu sa théorie originale par 1 étude des causes et leur application catégorique aux changements qui s’opèrent dans les animaux et dans les végétaux; que toutes scs variétés de pigeon de roche sont toujours des pigeons, que toutes ses variétés de froment sont de la même espèce de froment et que son hanneton aux courtes ailes de l’ile de Madère n’est qu'une variété de notre hanneton indigène. Qu’en un mot , il n’a pas prouvé comme je l’ai dit, dans le cours do mon livre , la possibilité de la transformation d’une espèce en une autre; quoiqu’il veuille que le développement des êtres dans les limites dépassant les bornes do l’espèce, soit progressif et continu, et qu’il aille de paire avec les transformations successives du globe. Tandis que nous, basé sur le fait, que la nature a perpétué le développement prompt et progressif de chaque espèce dans la matrice de sa mère, depuis la cellule organique jusqu’à l'état qui le caractérise, en passant dans ce travail par les phases rappelant les espèces qui lui sont inférieures ou en d’autres termes , dépassant la limite de l’espèce

races constituant l’espèce et que les révolutions du globe sont par conséquent sans influence pour ramener ces métamorphoses aux limites dépassant les espèces et les genres... Et si j’ai parlé du plus haut développement organique possible sur la terre, j’avais et j’ai en vue des nouvelles conditions; convaincu toutefois, que quelles que soient les conditions dans lesquelles la terre puisse se trouver, par suite des catastrophes à venir, que les animaux n’atteindront jamais la perfection de l’homme dans cette voie du développement continuel et progressif, mais que le dé-

du genre et de la famille, basé dis-je, sur le fait, que la nature a laissé dans la métamorphose du ver en insecte dans le papillon et du poisson en batracien dans la gTcnouille etc. , etc., loin de contester le développemcnt progressif des êtres organiques dans la succession du temps sous l'empire des causes résultant de la transformation progressive du globe, nous penchous du côté de l’opinion, que nous avons formulée dans ce livro, savoir: que le développement des êtres organiques depuis la cellule organique jusqu'il leurs espèces respectives a eu lieu dans la première époque de la création, que l’homme se transformait progressivement, qu'il s'améliorait dans la limite de son espèce, dans la série des époques successives, que le dernier déluge l'a trouvé il l'état d’homme-singe et que 1 époque poste-diluvienne lui a donné même un certain vernis appelé civilisation, sous lequel hélas! on reconnaît encore on lui l’homme sauvage pas très supérieur il celui de 1 âge de fer; que toutefois les changements, même les plus extraordinaires , qui se sont opérés dans Icb deux règnes , depuis la première époque de la création, s’effectuent tous dans la limite do l'espèce seulement et que les révolutions du globe par conséquent ou les suites do sa transformation progressive sont impuissantes il en faire d'avnntagc.

Quant il ma théorie de l'origine de l’homme, que j'ni donnée aussi il y a deux ans, dans la première édition de ma philosophie de la nature, je suis arrivé presque & la même conclusion sur co point que Ch. Darwin , quoique je no pusse connaître son livre ,,The descant of mai.” qui paru deux ans plus tard, justo au moment où on imprime le chapitre présent-

veloppement de l'homme aussi bien que celui des animaux s’opérera seulement dans les limites des races respectives de leurs espèces, que l’homme de l’avenir par conséquent peut nous être supérieur comme la race blanche est supérieure à la race nègre; qu’il peut se développer, mais seulement comme être intellectuel et moral et que le croisement des différentes espèces d’animaux ne sera jamais suivi de fécondation par le motif, que chaque espèce s’est développée dans des conditions différentes de la première époque, et qu’elle est devenue fixe par suite de la cessation de ces conditions et en dernier lieu que les espèces sont séparées pour jamais par la diversité des conditions de l’époque primitive , que même il serait, dis-je, plus logique d’admettre dans l’état actuel de notre planète, que si la terre après avoir achevé le travail des actions chimiques ou de son développement lent et progressif se calme dans ses profondeurs et qui le sait, se refroidit ou devient incapable de produire, ou s’épuise dans sa force créatrice, pour déterminer comme corps mort et inerte quelque changement dans la vie du système solaire et peut être dans le système de l’univers (*), ou pour recevoir une impulsion nouvelle à la vie . . . qu’il serait , dis-je, plus logique d’admettre, que non seulement la vie organique ne va pas se développer sur elle, de manière à ce que l’homme par exemple, devienne un être supérieur à soi-même, orga-

( 1 ) S'il y a des substances comme la stricbninc, l'arsenic et surtout comme l’acide prussique chimiquement pur et récemment préparé, dont la centième partie d'une goutte peut troubler l'harmonie des forces de la vie de l’homme de manière à occasionner sa mort, pourquoi la terre se trouvant dans des conditions exceptionnelles ne pourrait-elle pas troubler l’harmonie do l'univers même, dans des limites déterminées bien entendu?

Phlltxopki* d« la HUan, 54

niquement parlant, à ce qu’au singe devienne homme, ou en d’autres termes, à ce que l’intelligence des animaux arrive à l’émancipation de notre âme qui connaît son moi, mais qu’avant la cessation définitive de la vie sur notre planète, toute espèce de métamorphose ou de développement, même dans les limites des espèces, s’y trouvera arrêtéé (*).

(') La science admet comme noua avons vu le refroidissement progressif de la terre, seulement elle explique différemment 1a cause de ce phénomène. Il y a même des savants aujourd’hui, qui soutiennent, que ln terre est solide jusqu'il son centre et que tous les phénomènes' volcaniques sont dus aux actions chimiques de son intérieur sur une échelle immense. Sir Humphry Dawy soutenait cette dernière thèse il y a quarante ans. Il faut donc regarder notre manière de voir sous le rapport de la cause du refroidissement progressif de la terre, comme une hypothèse. Ce qui dans le résultat n'ôte rien à la question. Car dans ln supposition admise par l’état actuel de la science comme dans la supposition qui nous est personnelle, la terre arrivera tôt ou tard h un refroidissement complet.

DU

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