Hist. parlement., t. II, préface, p
été Vinlerprète infidèle de l'Évangile ; elle avait ce judaïsé, » elle judaïsait encore en reconnaissant les privilèges de la race (1). Comment la révolution pouvait-elle être chrétienne et même catholique en dehors de l'Église et même malgré l'Église? C'est ce qu'on n'expliquait pas. On pourrait croire que les auteurs de VHistoire parlementaire entendaient l'idée chrétienne dans un sens large et philosophique, et non pas au point de vue du dogme révélé. Ce serait une erreur : c'est bien du christianisme dogmatique et orthodoxe qu'il s'agit. a Tout doit être positif, écrivaient-ils; or ce positif, on ne le trouve nulle part ailleurs que dans la révélation {'i). » Robespierre, tout admiré qu'il est, est cependant blàiné de n'avoir été que déiste. Napoléon est loué d'avoir rétabli le culte (3). Bien plus, les auteurs se séparent énergiquement du principe protestant, où ils ne voient, comme l'abbé de Lamennais, que le principe de l'individualisme, « la souveraineté du moi » (4). A cette souveraineté du moi, ils opposent la souveraineté du peuple, comme la doctrine commune de la révolution