‹ Philosophie de la Révolution françaiseChapitre 40 sur 41 · Introd., IV · texte numérisé non relu

Introd., IV

n'ont senti que leur émancipation, sans comprendre la responsabilité qui en était la conséquence. En même temps, le régime du monopole survivant ou renaissant malgré la révolution, ne leur permettait pas de distinguer les droits des privilèges; et ils durent envelopper les uns et les autres dans une haine commune. Enfin, ils ont confonilu la cause du socialisme avec celle de la révolution; et les républicains ont commis la faute de les croire. Ils ont vu dans le socialisme l'avenir, au lieu d'y voir un vieux rêve du passé : « Erreur fatale 1 Loin d'être l'allié de la révolution, le socialisme en est la maladie et Tobslacle. Tant que cette vérité ne sera pas comprise, la France ne sortira d'une tyrannie que pour tomber dans une autre (4). » Nous sortirions de noire sujet, ou plutôt nous y entrerions plus profondément et plus avant que nous ne voulons le faire ici, si nous suivions l'auteur dans ses plans de reconstruction politique et sociale. Il pense avec raison qu'il ne peut être question de réagir contre la révolution, mais au contraire de reprendre son œuvre organique, de la consolider et de la continuer en se servant des éludes faites et de l'expérience acquise pendant quatre-vingts ans (:2).

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