Ibid,^ leç. v
4. Sur cet ouvrage, voyez Introduction a l'histoire de la Philosophie, leç. XI, p. 245.
par ses Rapports du Physique et du Moral^ est mort en 1808. Volney, l'auteur des ilwme*, est mort il y a quelques années; Gall, tout récemment/ A cette liste je pourrais, je devrais peut-être, mais je n'oserai point ajouter un homme qui, par son âge, appartient à cette génération d'hommes célèbres plutôt qu'au siècle e;t au mouvement dans lequel nous sommes; le respectable vieillard qui, par l'élévation et la bonté de son caractère, la rigueur de sa pensée et la lucidité de son style, est aujourd'hui parmi nous* le représentant le plus fidèle et le plus complet de l'école sensuali^ du dixhuitième siècle : vous pensez tous à notre compatrjiote si justement estimé, M. Destutt de Tracy.
En Allemagne, sans parler de quelques beaux esprits, français* ou allemands, de la cour de Frédéric, l'école sensualiste nous présente plusieurs noms célèbres, entre lautrés ceux de Herder et de Tiedemann. Herder a beaucoup écrit contre Kant ; mais l'ouvrage auquel est attaché son nom est sa Philosophie de l'histoire de r Humanité^. Tiedemann a servi l'école sensualiste par une foule d'écrits théoriques et historiques, surtout par son Esprit de la Philosophie spéculative '.
Si vous considérez les autres parties de l'Europe, vous n'y trouvez guère pour l'école que nous allons étudier que deux hommes dignes de l'attention de
1. Par exemple La Mettrie, né en 1709, mort en 1751. Ses principaux ouvrages sont : VHojnme machine et V Homme plante. 1748. Ses œuvres philosophiques ont été recueillies en 2 petits vol. in-12, Amsterdam, 1752. Il y en a une dernière édition, Paris, 1796, 2 vol. in-8.
2. Voyez Introduction a l'histoire de la Philosophie, leç. xi, '>. 240, etc.