Ibid,, leç. xii, p. 264, etc
ÉCOLE SENSUAIJSTE AU XV1U« SIÈCLF. 29
rhistoire. C'est d'abord en Italie Genovesi, deNaples* ; ses écrits retiennent quelque chose de la philosophie du dix-septième siècle et de Leibniz ; mais Locke y domine, et finit même par y paraître tout seul. En Suisse, vous avez Bonnet, qui semble formé à l'école de Hartley, naturaliste et métaphysicien sincèrement religieux et ouvertement matérialiste, qui appartient à l'histoire de la philosophie par VEssai analytique sur les facultés de FAme^.
Telle est la liste des noms et des systèmes qui remplissent l'école sensualiste au dix-huitième siècle : c'est sur cette liste qu'il s'agit d'opérer. Je la crois à peu près complète, ou du moins il n'y manque que des noms et des ouvrages peu renommés. II faut mesurer à chacun la place qu'il doit tenir dans l'histoire sur celle qu'il a occupée dans la réalité. Posons en principe que notre attention se portera seulement sur les représentants éminents de l'école sensualiste, et que nojus laisserons dans l'ombre, en les mentionnant sans doute, mais sans nous y arrêter, tous ceux qui n'ont fait autre chose 'que suivre les voies battues, et se grouper autour des hommes illustres qui seuls doivent nous intéresser. Cette première considération réduit déjà notre tâche ; reste à savoir dans quel ordre nous devons l'accomphr ; il importe de fixer cet ordre, sous peine de marcher en aveugles dans la route qui est devant nous.
Il semble que nous pourrions adopter l'ordre que nous venons de suivre. Qu'avons-nous fait? Nous avons