‹ Philosophie de LockeChapitre 55 sur 56 · Histoire gé!^érale de la Philosophie^ *leç. x · texte numérisé non relu

Histoire gé!^érale de la Philosophie^ *leç. x

LIBERTÉ. ÂME. DIEU. CONCLUSION. 4ua

tenait la vérité absolue, il n'y aurait qu'une seule école, et non pas quatre. Mais elles sont quatre, donc ni Tune ni l'autre ne contient la vérité tout entière, et chacune d'elles, avec l'élément de vérité qui la fait être, contient quelque élément d'erreur qui la réduit à .n'être après tout qu'une école particulière; et, songez-y, l'erreur, entre les mains du génie systématique, devient aisément extravagance. Je devais ainsi absoudre à la fois et combattre toutes les écoles, et par conséquent cette grande école qu'on appelle l'école de la sensation, du titre même du principe unique sur lequel elle s'appuie. Je devais absoudre l'école de la sensation comme ayant eu sa part de vérité ; et je devais la combattre comme ayant mêlé aux vérités qui la recommandent beaucoup d'erreurs et d'extravagances. Et avec quoi devais-je combattre cette école? Je vous avais promis de combattre les erreurs d'une école avec tout ce qu'il y a de vérité dans l'école opposée ; je devais donc opposer aux exagérations du sensualisme ce qu'il y a de sensé et de raisonnable dans l'idéalisme. C'est ce que j'ai fait. Peut-être y a-t-il un peu du mien, s'il m'est permis de le dire, dans cet examen de V Essai sur f Entendement humain et dans la conduite de la discussion, surtout au point de vue de la méthode ; mais les arguments eux-mêmes appartiennent la plupart à l'école spiritualiste dans ce qu'elle à de plus raisonnable, c'est-à-dire dans sa partie négative, qui est toujours la partie la meilleure de toute école. Un jour je retrouverai l'école spiritualiste*; je l'examinerai à son tour; et, malgré mon

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