ÉPILOGUE
l’âme se concilient, s’unissent d’une chaîne fraternelle, cherchent en commun leur dernier asile dans une vie reposée, calme et sûre, et ne voient de digne d’être recherché que ce qui est approuvé par la raison , la justice et la vertu.
C’est pourquoi, après avoir passé par le saint-martinisme en matière de philosophie religieuse , par le saint-simonisme en fait de philosophie sociale , par les ténèbres allemandes sur le principe logique de la certitude des connaissances humaines, que sais-je enfin? par tant de doctrines étranges, vides à force d’être dilatées , brillantes comme des nuages dorés , mais sans prise pour l’esprit, et dont le sol fléchit sous les pas de qui leur demande une demeure , les hommes que ce siècle a mûris se laissent insensiblement ramener au joug de toutes les orthodoxies ; ils redescendent dans l’infaillible voie battue par les meilleurs penseurs de tous les temps. Sans doute, pour ma part, les habitudes consciencieuses de l’enseignement ont contribué à ce résultat de mon esprit; et celui qui , s’il eût écrit il y a quelques an-