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CHAPITRE X

]D^ Camra ^1l}Hlr0ne^

L^économie de rouvrier , c'est une lutte cruelle contre une jouissance '^ presque toujours armée de Ténergie d'un besoin ', et il n'accepterait pas ses souffrances sané quelque intérêt à la victoire. Il ne thésflrise rien que lentement^ en monnaie de cuivre , et la séduction du plaisir lui dissimule la valeur de la dépense et l'im-

' La phis ancienne. Caisse d'Epaigne que noiu cob»naissions ne remontequ'à 1798 ^.oi, suivait le n° 84 des RepoKts.of the Society for hetiering the condition ofthé Poor, il en existait une. à.Tottenhain pour les pauvk^es en£Bms;.ea 1.79919 M. Saûtkçn fonda uneseconde à Weii-dq[ver;.en i&m> , Wilbérforce demanda au Fuiéinent d'en établir par une loi 9 mais. sa proposition ne Iht pas acceptée. La Caisse de Tottenham reçut plus d'extension^

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portance de l'épargne; il ne sent pas la nécessité de tant d'efibrts pour d'aussi stériles résultats , et si d'keureux accidens de moralité ont porté secours à sa volonté défaillante, vienne un de ces empôrtemens de passions quQ la pauvreté rend plus fréquentes et plus brutales encore^ les privations de toute une semaine iront follement s'engloutir dans les débauches d'un jour.

Le plus sûr mo^fen d'éveiller l'économie était donc la création de caisses publiques , ouvertes, à toute heure, aux plus faibles sommes, et leur faisant aussitôt produire des intérêts. EUes s'attaquaient à des entètemens de routine^ à des avidités de plaisir qui les eussent signalées à la d^éfiance populaire , si elles avaient prétendu bénéficier sur leurs bienMts , et , à moins de s'élever à une valeur trop considérable et trpp péniblement acquise^ pour ne pas demander à

ebi,8o4. En 1807, M. Muckeisey en organisa ime à Westr Çoldec , et Batk en eut one en 1808 pour les domestiques; mais.celk que M. Doncan établie en 1810 à^uthwel, dans le Dttmfineshirs, fut la première d'un usage général et commença à^er l'attemion du public. Dès le aSdéoembR 1817^ il y en avait dans l'Angleierre et le pays de GnMcs , 101 en compte courant avec la banque principale. '

EGOliaMIQUKS. 3ig

hrëflesion de ratifier les soudainetés d'un 4»pride» si les dépôts n'étaient restés constamment à l'oidlre du prapriétaûre^ la répugnance d'idié<^ ner «on droit, et les incertitudes def l'avenir eussent pandysé toutes leurs int;ieiiti<His.

Lorsque les dernières classes seront entrées

en niasse dans la voie des épargnes, la société ne

leoT semblera plus l'iiistitution d'une féodalité

bouffgteiae > main une asaotiiation synallagmati^f

fue p o& lesdnHts.se mMeroot avec kff defrcws.

Les prolétaires auront vraiment eoMpiis leur

charte de finndUse ; ils . ne relèveront plus de

l'étoUed'un capîtalialt.; qu'ua tpaliieur les air-

t^gne, ilS'Se raidiront cdntre lui pour ne pas

redescendre.} qu'tinc^ année mauvaise enchéidsse

les subsistances , ils troureront, dana «pe tiour-

ritiire plus necberchée , lés inoyeas de faire la

part du temps sans fmtamer l«ur. péoefisaire* A

se v<Hr ntpnotéspaf. les autres, 9s appr^ndhnont

à se iPespeder euiQ«s6mf)S( leurs habitudes d'é-

oteomie^ieur, en donnerait de moralité; >eurs

épai^gnes. deviendront uu . capital , une forfune ^

une aristocratie, . et leur intelligence marquera

sa place dans l'humaitité. ,

Ces aviantages , nul ne lea eonkate, .nais on

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veut meilre de la politique partout^ à cbndiiion de ne laisser entrer l'État nulle part ; il foudraiit encore^ en Ceci, compter sur les individus/ et charger leur bon plaisir de Texécution d'un devoir; comme si les' plus petites localités , avec leur sol éparpillé en miettes , pouvaient toutes attendre un bienfaiteur y comme si les frais nécessaires, répartis sur d'aussi faibles dépots , n'abaisseraient pas d^mè plus large fraction le taux dés intérêts, souvent même n^empiéteraient pas sur le capital.

On ne peut , d^ailléurs , s'empêcher de réclamer la coopération de l'État ; tbpte spéculation qui présenterait des chances de perte ne les éviterait pas toujours y et riiistitutioii en serait partout décriée; ce ne serait plus qu'une Bourse à l'iisage de la petite propriété ; il fSiut que l'intferêt, tout en s'élevant assez pour servir de primé à l'économie / demeure invariable et certain. Ces condîtion$*là ne sont poSftibles qu'à la société, et déjà c'est à son ci^dit qtfe les fonds sont définitÎTement confiés, il ne reste plus qu'à les fiaiîre receveur, et les profils énormes qu'elle est obligée d'abandonner à ses financiers suffisent ïA&x pour les indemniser de tous les détails

ECONOMIQUES. 2â I

de œmptabililë dont ils seraient gralùitement chargés ^; alors seulement les caisses d upai^e^ ne seraient plus d'heureuses exceptions ^ elles entreraient dans la constitution du pays , et ne laisseraient . nulle . part Vécoqomie en souffrance. , ' .

Peut-être est-ce provoquer Içs populations à lavarice^ mais les pauvres ikçn font qu'avec de l'industrie y de la. frugalité ^ de Tesprit d'ordre^ et ces vertus-là ont uue portée immense dans la vie de l'ame; l'avarice est bien moins un vice quun ridicule y plus..morale qu'on n'a voulu le reconnaitre, à une sensation dégradante, et purement sensuelle y elle préfère un plaisir qui , tout égoïste et grossier qu'il soit encore , ptûse du moins sa force dans l'intelligence.

L'inconvénient des Caisses d'Épargne , et il est grave , c'est de^resserrer un des élémens de la fortune publique; faute d'acheteurs , la production s'arrête^ ou va. chercher à vil prix des

' Ce ne serait pas leur imposer un Cardeau bien onéreux , puisqu*à Nuremberg , où il n'existait ni local , ni bureaux déjà établis, pour 33o,ooo fl., l'adminislffatioa n'en coûte en tout que i-jS, moins- de 5 t. i/3 pour loo fr. Darstellung der Einrich. dcr Sparkas, zu Nûnr=. berg y von Scbarrer.

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marchés ëtiangers. Si rintérét social les absoot» c'est qu'elles n'abaissent la richesse que pour relever l'indigent par de» voies mcmiles; c'est que 9 par le développement de son esprit d'in* duéti^ie> l'ouvrier peut, tout en économisant^ dépenser encore davantage, et que des habitudes d'aisance lui en fonti>iailot un besoin; c'est qu'elles ne restreignent xpie lés consommatioiis du pauvre ', et que, pat un présent plue calme el^un avenir plifs certain, les riches sont eacov* ràgésàtoutes les proflisionsduluxe; carlaolasse kborieuse ne se tient plu^ en dehors de UÉtat , indifférente à ses péril$ , neutre dans ses débats; sa fortune est engagée dans, toutes les révolu* tiens, et les gouvernemens comprennent mieux qu'ils ne se doivent pas aux intérêts d'une co* terie sociale, quand, par le retrait de ses économies, le mécontentement uiltversel de la démo^ cratie pourrait les précipiter dans l'abime d'une faillite \ D'ailleurs les vastes richesses qui leur

' On limite partout l'importaxice du placement ; en Angleterre les Qiiwes nereçoivent que ^So fr. par an, et ne paient fas d'intérêt au delà de 5,ooo fr. ; à Genève, on ne dépose que aSo fr. pat an , et la sonmie totale n'excède jamais i , i5o fr. ; en France on ne peut yerser que 3oo fr. par semaine, et en tout que 2,000 fr.

* C'est ce qu'on fit en Angleterre y lorsqu'on y craignit

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sont remises aux mains ne sont point perdues ponr le progrès; elles vivifient l'industrie , activent les grands travaux d'utilité publique^ en commencent de nouveaux y plus gigantesques et plus utiles encore^ développent les germes de prospérité qui d(H*maieht dans la terre ^ et disséminent partout la puissance et là vie*

Si grands que soient de semblables bienfaits , par système, on les exagère; ils dépendent de volontés étrangères à l'État, iloaccessibles à toutes ses influences, et on ne les déclare pas moins positifs, malgré le libre arbitre des individus, nécessaires, malgré la mobilité des circonstances qui, chaque jour, le déterminent et le modifieut\

que le retour du duc de Wellington au ministère n'ajoumât encore la réforme parlementaire. Le résultat des recherches , dont M. Tidd Pratt avait été chargé par le gouvernement anglais , a établi que 4es dépôts faits le i*' novembre iSSi, dans les diverses Caisses d'Épargné del'An^terfe, s'élevaient à 12,161^7 liv. stetl^; $vâ^ ydaaX\AÎVesîminsterBjB9iew, IX , p. 389, ils moiKtaîent^ en 1827, jusqu'à 16,000^000 liv. sterL

' Les avantages sociaux des Caisses d'E^pargne dépendent en majeure partie de la somme de dépôts, et, comme on devait s'y attendre , ce ne sont pas les classes les plus nomlnreuses, auxquelles l'économie serait plus nécessaire , qui forment la masse des déposans , mais les do-

Rien n'est changé dans la sociélé, les mêmes séductions entraînent dans les mêmes prodigalités, les mêmes passions poussent encore de dissipations en dissipations^ et ¥om s'imagineréformer les mœurs, avec un moyen d'économie^ qui contrarie les habitudes , qui impose des privations et lésine jusque sur les besoins. La volonté fûtelle conquise par une moraliisation si puissante, les Caisses d^Épargne suffiraient pour empêcher la fortune d'une population morale de décroître; mais relever celle d'une nation, habituée à dépenser ses revenus, apprendre à rien «prélever sur un salaire, qui né satisfait même pas les nécessités de la subsistance, cçla, elles ne le peuvent; tant que tous n^auront pas leurs instrumens de travail r et que la concurrence les leur brisera dans les mains, elles resteront pour les masses une dérision amère. On sent qu'il y va du progrès de l'humanité à opposer une digue au flot de la misère qui la gagne , et ne voulant pas renoncer à l'isolement de l'homme au milieu de la société , à la licence du citoyen dans l'État^ on se passionne pour le dernier moyen que n'ait point usé

mestiques et les personnes aisées ; Chalmers , Christian Economj'y vol. iij p» 333.

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rindividualisme; dans les aveuglemaisde sa foi systématique, on ne ti^at compte ni de la volonté d'épai^er^ ni de la puissance de le faire; on oublie que la première moralité vient des facilités de la vie pour les atteadlre àtAt moralité avan* cée, et l'on affirme résolument que le principe sortira de ses conséquences ^

' Ce sont sans doute ces considÂEatioiiiS qui ont déter* mine le Quarterty Ret^iew à reproduire, en partielle plan que M. Aklands proposa, en 1786, et que M. Cunren défendit, en principe, dans son discours du 38 mai 1817, il a demandé que Ton forçât tous les ouvriers à prélever une certaine somme sur leur, salaire , pour la .venerdans les Caisses d'Épai^p^e. Le. moindre inconvénient d'une pareflle violence serait l'impossibilité de son exécution ; pour beaucoup d'ouvriers , le salaire suf&t à peine à la subsistance la plus nécessaire ; la loi ne pouvant fixer' les prélèvemens d'une manière invariable, il faudrait des iiM]pijsiteur8 pour déterminer les ressources et les besoins de chaque individu , et leur travail senit à recommencer tous les JOUIS. Les ouvriers ne pourraient non pf^0 retirer leur dépôt sans une permission spéciale : ce syBr tème implique leur interdiction et leur esclavage. Godeffiroy, qui, dans sa Théorie der Armiah, demande aussi une Caisse d'Épargne forcée pour les ouvriers , est au moins plus conséquent ou plus franc ; il reconnaît posi* tivement qu'il n'y a pas d'autre . moyen que l'esoiavage pour préserver les peuples de la misère. ^

Philosophie du Budget, i. lâ

2a6 DénNGES

€HAFIT&fi XI.

jD^ banques mialtn^.

Ce ne so^it pas le$ matières premières et le salaire de leur mise en œuvre qui réduisent le plus fatalement les profits de l'industrie , il y â des instrument de travail >, dont elle achète l'u^sage, des ç^pîyt^ux dont les prqduits bruts doivent payer les ijotéréts; l'abaissement dp. prix de l'argent est le plus réel des progrès économiques d'un pays ï il multiplie les faciittëa du travail, et bénéficié à la fois toutes les industries.

Taînement, en lui fixant un maximum, là loi a-t-elle voulu diminuer l'intérêt avant le temps; une loi ne crée rien, el}e exprime. des faits, et emprunte tqute sa valeur à leur puissance; le moyen s'est même retourné contre son but.

BCONOMIQUB». 2^7

Le loyer de Targmit iie pwt rien avoir d^ia«variable, il indemnise le préteur, du profit qu'il attendait d'un autre placeiif enjt y %% se pr6por^. tionne aux gaianti^es de soiv?(bili|bé qu'on hiij oflfre; ces deux conûdérati<sis, qui sont partit*» culiéres à cjbaque marché ^t foiA ^es termes »i la> loi ne les saurait annuler par une (oMcriptîoft.générale. Eu restreîg^nt le$ cMdîtiont 4u prét^* souvent ell^ l^erapèche, et le ti^v^l, privé'de: ses instrumens, fjsiit défaut à l'induatriQ; «aisi quand il a lieii> c'est quf) le^ «Umitesde la Ilot: étai^it inutflesy ou les néc^ilés aastiKpressaiitesi pour forcer à pjstyer tout l'iptérét extralëgal^ eC> dédommager en outre le prêteur de. )a violation, de la loi, et des dangers qu'elle lui faitencouriiri; car jamais il n'obéit que n^tivement^^ en ne; prêtant point. S'il ne se contenté pas du maxi*** mum , c'est, qu'un autre emploi lui assure plifs d'avantages, et la loi n'a pas le pouvoir de mettre. ses préfére^pes en contradiction avec ses intéréti.i L'argent ne réduit ses préteations légitimes qu'en devenant plus commun ,.taDt qp'il me suffit point aux besoins de la productiouy ou qu'elle* craint le déficit, il la rançonne; rien donc vl^ baisse plus sûrement l'intérêt que des maisons de pr^t, toujours ouvertes à la devaaxKle. L'ar*

gent, qui restait mort, ne sachant où se placer, y afQue plein de vie;, on ne se le dispute plus par de folles enchères, on sait que ce n'est pas un heureux hasard dont il faille payer les chances. Mais cette influence est hostile au banquier, il y a lutDe continue entre leurs bieniaits et sea intérêts , opposition constante de son action à leurs tendamces; utiles, parce qu'elles servent à réduire les escomptes, il s'efforce de les tenir fermes pour gai'der de plus gros bénéfices, et se refuse à prendre l'initiative de la baisse; il l'attend des opérations qui lui sont étrangères, et il les retarde par son exemple, il diminue leur nombre par sa concurrence, leur importance par sa contradiction, et les banques, ainsi combattues par leurs directeurs , comprimées par ceux-là qui seuls les pouvaient étendre, n'acquerront toute leur valeur que lorsque", retirées des mains de la spéculation particulière , l'État les instituera pour une mission sociale.

là défiance rend l'emprunt plus onéreux, on exige une assurance contre les périls que le remboursement peut courir, et les banques qui sont les plus rapprochées de leurs débiteurs, qui connaissent facilement et complètement les l'essources de leur solvabilité , n'ont point à stipuler

ECONOMIQiJBS. iag

ime prime pourdes risques iniaguiaîre»^ à élever les bénéfices de toutes leurs opérations pour cou- Trir des pertes aussi invraisemblables ^ ; en se ramifiant dans les plus petites localités ^/ea se spécialisant à chaquecommeroe dans les gi*andês, elles deviendront plus importantes^ et plu$ .utiles

encore '.^

A cette surveillance incessante, qui pàuètre dans les mystèi:es de toutes les fortunes, les avatitages du commerce a^t>nt immenses; èe. qui fait les faillites, c'est un crédit exagéré au delà des ressources, et, en l'y proportionnant, on lui int^ira ces spéculations démesurées, qui, forcées, dés l'abord, d'épuiser leur cs^ital, ne gardent rien contre un revers; ces entreprîtes

' l lilerally havehardly ever heard of a bad debtby a cash-acGOunt. The Bank of Scotland , I am sure , bas lost bardîy any thiDg in an an^oant of receipta and payments of hundreds of millions. They may bave lost a few hundred poonds in a century. Report from the sêlect Com^ mittee on promissory notes in Scotland and Irèlandj 18261 p. 125.

* En 1826 il y avait en Ecosse trente-4eux banques , ayant cent trente-deux maisons dépendantes (Rep, cit., p. 5); il s'en est depuis établi cinq nouvelles.

' Il y en a déjà à Paris pour 1^ épiciers , pour les marchands de' bois et les entrepreneurs de bâtimens.

hasardeuses^ où, pttrdésespoir de se relever d^un malheur , la probité fait son va-tout sur une mauvaise chance ; les affaires n'auront plus à souffirir d\ine méfiance commune, la Valeur de diaque négociant sera cotée dans les livres et les crédits de sa banque.

L'industrie réalisera toutes les merveittes de sa puissance; il y a des défiances qui la gênent, des économies qui Tenâravent; sûre d'elle-même et de l'avenir, d\e se complétera par de faciles emprunts, el rejettera dans la circulation ses plus temporaires épargnes , 4quaiid elle saura que , toujours payables à vue, leur intérêt lui-même s'est pas. compromis dans les spéculations de la brâque.

L'agriculture, à son tour, lui devra de rapides progrès; l'argent que chaque jour apporté aux fermiers manque d'un placement assuré, et reste improductif jusqu'à la longue échéance d'un tem^ ^; obligés no^aintenant 4'avoîr un douille capital, l'un immobilisé^ dans le matériel de l'exploitation, l'autre flottant pour les dépenses cou-

' Les avantages saraieat encore {4us |;rands pour les pays qui se livrent à l'engraissen^ent des bestiaux ; 1^ ionds de Therba^eur restent oisifis près de quatre mois par an.

rantes , Us les fénniraittit ; ieuft récotte» gar^H tiraient des prêts à tons leis be^iàs à Tenir , et raceroissament de leurs ressooroes disponibles s'miplôieraît à d'instantes améliorations^ qui (éconderaient la terre; récompensés par un plus large retour de produits nets, ils apprécieraient plus hautlém^^ instrumens de production; la valeur des propriétés s'en trouverait augmentée, et la possibilité de les moinfiser à jour fixe, sans frais aucuns, les élèverait encore.

Les Caisses d'Épargne ne seraient plus des institutions locales, n'ayant d'action qu'à leurs portes ; ce système de banques les affilierait et leur ouvrirait tout le pays ^; partout (m dé meilleures chances appelleraient l'ouvrier, son capital le suivrait, sans péril et sans dépense.

Le crédit actuel n'apprécie l'homme que par sa bourse; il n'accepte eh garantie que les paroles qu'il peut mettre en vente;. son capital si limité, qui sufiît à peine à sa circulation de tous les jours, ne saurait s'annihiler dans des valeurs mortes , et des Sûretés morales , des sèntimens d^estime et de confiance ne se passent à l'ordre de personne. Pour TÉtat, dont les ressources

' Cela existe déjà en Ecosse.

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soal iimaensea et: les échéances indéfinies > tout placement est bon , toute valeur ppoductive , si la richesse nationale s'en accroît, et il crédite^ rait la capacité; la probité ne serait plus esti*-* mée au poids de l'or; d'imbécilles hasards de fortune cesseraient d'exploiter et de dominer le monde, la moralité entrerait si profondément dans l'économie politique, qu'elle deviendrait sa meilleure spécidation; l'intérêt surveillerait la vie aussi soigneusement que la conscience, et la pauvreté n'aurait plus le droit de parler de malheur ; à qui s'efforcerait de s'en relever par des voies morales , la société tendrait la main et ferait un pont d'or.

Cette publicité des fortunes, que favoriserait la législation commerciale , et que Tintérét lui-;m^mo'faciliterait de tout son concours, conduirait à une connaissance exacte des besoins économiques du pays, et par l'émission de nouveaux billets, ou la restriction des anciens, l'État lui épargnerait tous les ébranlemens des crises. Son papier ne sera plus une simple valeur de coafiance , soumise aux inconvéniens de la déprédation et à ces retours de panique, qui boule^ versent les nations jusque dans leur existence politique; la société tout entière se donnera

ÉCOlfOMIQUES. 353

pour hypothèque , car l'Ëtat ainsi compris ne se réalise pas en dehors de son mouyeméot et de ses intérêts; forme yiyante de sa vie , il embrasse tous les individus dans son unitë^ toutes les forces dans son action > toutes les valeurs dans sa fortune.

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