‹ Philosophie du budgetChapitre 12 sur 50 · VALEUR · texte numérisé non relu

VALEUR

«3e Tonce d'or

des billets

en lingots.

en circulation.

Août

iSooi

3 sch.

15,049,270 L st.

Août

Février

Août

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Août

Août

26,45iï,ooo

Philosophie du Budget, i.

lO

en assure de nouvelles^ le pouvoir chargé de toute réconomie sociale refuse de le garderdans son droit et de le comprendre dans son action ; au lieu de préparer lentement son avenir par de prudentes émissions de numéraire, il accepte la loi de matières premières, dont la production résiste à toutes ses influences.

Cet abaissement intelligent de l'intérêt, cette facilité de passer dans la circulation, à toute réquisition d'un besoin, ne sont pas même les seuls avantages qui appartiennent au papier^ monnaie; il ne consomme point des sommes considérables en frais de monnayage * ; plus commode et moins coûteux de transport, il réduit les pertes du change, et facilite toutes les transactions du commerce. En monétisanl du métal, l'État n'ajoute à la richesse nationale que la différence de sa valeur intrinsèque à sa valeur monétaire ; si , au contraire , il émettait son numéraire en papier, sans rien retirer

du capital , il l'accroîtrait de toute la valeur du

* Le remonnaya(îe de For coûta à rAngleterre, eu 1 774, 1775, 17760! 1778, 5i7,32oliv. sterl. , suivant Ruding {Armais ofthe coinage, vol. II , p. 49^) , et lord Li verpool évalue la même dépense sous Guillaume III , à 2,703,164 liv. sterL j On Coin, p. 75.

EGONOmQUES. ^S

métal brut y qui retournerait «-^udre dans l'industrie et raviver ses sources ^

Rien donc de plus déraisonnable qne l'engagement de payer à Yue toutes les valeurs de papier en argent eflfecâf ^; cê n'est pas même pour en activer la circulation que Ton frappe de la monnaie métallique , c'est pour rentérrer dans les caves d'une banque. On a dru par là donner ulie liniite à l'émission, elpour une prétendue garantie matérielle '; le système acceptéy on a répudié ses bienfaits : le papier ne dépend point de sa proportion avec le métal,

' On a frappé , en France , deâ valeuis métalliques, au type de Ni^léon , pour i ,4 1 5,854,49^ f* ^ c* de Louis XVIII • i ,0049 163^169 ^5

de Charles X , 685,43o,24o 5o

de Louis-Philippe, 279,852,948 So

£n i83i seulement, pour 1549619,578 fr.5oc.(7effip, 9 octobre i832). Il est inutile de remarquer qu'il y a eu beaucoup de refontes.

* La Banque d'Angleterre a été obligée de solliciter, en 1797 ' 1^ ^^^^ ^^ "^ P^ payer ses bîDets , et au mois de décembre 1825 , elle avait à peine un souverain dans ses cofires. Mushet, On Cunency,

* Le 10 avril i834, la Banque de France avait en circu* lation 220,622,000 en billets , et seulement 162,7 12,000 d'écus en caisse (Ministre des Finances, Ch. des Dëp.

il est toujours à son pair, quand il s'appuie sur la confiance morale du pays et se proportionne à ses besoins.

Il n'y a de commerce définitif qu'entre les marchandises y et peu importe leur intermédiaire au négociant étranger ^ pourvu qu'il n'ait point à redouter quelque variation dans son prix avant d'avoir complété ses opérations^ et que son excès ne l'ait point déprécié !; le commercé extérieur ne serait affecté non plus que par le manque de confiance ,et la disproportion de Tinstrument à l'échange. L'État peut donc se porter fort pour sa monnaie de crédit, et en cela il ne compromet point ses devoirs naturels par un engagement factice, il ne les froisse en qyoi que ce soit, ne les ajotirrie point, ne les complique point, il ne se lié à nulle obligation nouvelle, son action nécessaire assure toute la

séance du 1 1 avril) ; en 1810, il y avait, en Grande-Dretagne , 4'^^^»^^^ sited. d*espèçe$, 28,000,000 sterl, en papier sur la Banque d'Angleterre , et 3.3, 000, 000 sterl. en billets de banquiers privés. Speech of M. Joknstonc, House of Com, 19 »*» july 181 1.

' Si le numéraire valait moins qu'ailleurs , Tctranger se refuserait à l'écliànger contre des produits qui rcellement lui colleraient davantage.

solidité du métal à son papier ; s'abstenir d'une telle puissance d'économie et de progrés, c'est faire défaut à sa mission^ et sacrifier Tavenir de la société sur les autels de la panique ^

' Jusqu'à présent , les métaux ne jouaient qu'un i-olc très secondaire dans la circulation des Etats-Unis. Tout le commerce de l'Ecosse se &it sans employer une seule pièce d'or; il se règle chaque jour, à Londres, des opérations de commerce pour une valeur de 1 25 et quelquefois de 325,000,000,000 , sans l'intervention d'une monnaie quelconque ^ puisque les 200,000 liv. st. en billets de la Banque représentent eux-mêmes son crédit ( au point que lorsqu'ils perdaient 27 p* 100 , on ne les recevait en paiement des impôts, qu'au prorata de leur valeur réelle) ; les aSàxrçs de toute l'Angleterre ne^peuvent être estimées à moins de plusieurs milliers de millions sterling, et tout le numéraire réel et métallique ne dépasse pas 3o,ooo,ooo sterl. ; Poulett Scrope , Principles of politiçal Economy,

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