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partie du pays, serait écrasée par la concurrence

La position aristoeratique du maitreexerce encore maintenant une influence salutaire; c'est de lui que ses ouvriers attendent du travail, ik d,oi-* vent à sa préférence leur? moyens de subsifr»tance, et craignent de la perdre par des h^bit^des d'ivrognerie et d'ii^conduite; ils- savent que leur emploi dépcfnd . de leur, z^le , .de leur actidté , et Tintérét le^ rend laborieux et moraux. Cette in* fluenoe si bienfaisante, la charité l^ale k^ détruit; le patronage de l'employeur n'a plus de erédit

pp. ao8 9 3o5, 4So ; ofLikrds, 1804 9 PP- 38 , ^43 ; ofComm.y 1825 , pp. 432. y 737); il estiombé , dans^ plusieurs comtés méridionaux de F Angleterre, à 6 pence, et dans plusieurs comtés septentrionaux , il est quatre ou cinq, fois plus considérable.' Il y a eu une* paroisse du eomté de SoiFolk,, où il n^éitait que de 6 pence , et dans beaucoup d'autresiil atteignait i5 sch*. par se^ maine ( Summar Ret^iew of the Report and Evidence re~ lating to thePooi^lcnvy by iNkol). Ce .qui ëispeche ces différences d'être aussi désastreuses qa*dles le pourraient^ cfest que les pauvres , comme nous Tavons déjà dit^ travaillent beaucoup ,moijas que les ouvriers, et que là où le salaire est plus âdble , la taxe des pauvres est plus forte : mais cette espèce de compensation n'aurait pas lieu , si la dépense n'était communale^

CHARITABLES. âQQ

sur la moraliié des employés, à son défaut la caisse 4es pauvres est là, el iU ne traTaillent qu'à leur heure, nepreniieutdefatigue qu'à.leur aise. Le maître s'endurcitau spectacle de leur fainéan-* tise; quand sa spéculation n'aurait pas réduit leur salaire , la nécessité l'y forcerait; ils s'indi*gnent , à. leur tour, de voir efxploiter leiur temps pour un prix si inauffisant; ils s'aigrissent dans des contestations et des querellBB sans cesse renaissantes; il n'y a plus de aoueis de Tavenir, de responsabilité à encourir, ni même à prévoir; l'homme civilisé est redevenu sauvage.

Les dépenses de la charité ne peuvent se ceA-« traliser, chaque commune exagérerait la souf* ft^ance de ses pauvres ; ce sont des concitoyens dont les plaies saignantes font un appel incessant aux émotions.de la pitié, et on ne leur marchanderait point les aumônes de la nation \ D'ailleurs, quand

' Le réBttltat des recensemens faits à Paris prouve combien le cBscemement et la surveillance peuvent restreindre le nombre des pauvres ayant besoin de secours ; en 1801 , il y avait 55o,ooo baUtans , et 1 16,626 indigens étûent secourus à domicile , plus d'un sur cinq ; en ■8i3, 680,000 babitans , et ioi,8o5 indîgens , plus d'un sur 6 i/3 , et six ans après , pour une population de 816,486 âmes , il n*y avait plus qUe 62,70$ indigéns ,

3oO DÉPENSES

le fardeau est supporté par plus de personnes^ la fraude est moins surveillée, la tromperie plus facile ^; l'intérêt seul déjouera les ruses et réglera les secours ^. Le meilleur mode , le seul possible long-temps, est donc celui qui réunit la cmmaissanoe personnelle des pauvres à la plus grande survrillance du fonds charitable, et leflradmmistraleurs doivent être locaux ^ présens , peu nom-* breux, pour que la responsabilité morale ne dis^ paraisse point à force de partage, peu riches, parce que, frappés de Tétendue de leursressources, ilsne mesurent paé leurs dépenses avep assez d'économie, et s'ils n'y contribuaient de leur propre fortune, ils ne se ^rderaient pas toujours

moins d'un sur i3. A Lille , il y avait , en 1828 , 3i ,664 pauvres à la charge du public , et une rectification rigoureuse a opérë une réduction de 9,383. Mi de Villeneuve, t. II , p. 56.

' Aussi la législation voulut-elle retenir les mendians dans le lieu deleur naissance ; en Espagne, loi de i523 ; en Angleterre , statut 22 , Henri YIU, c. 12 ; en France , loi du i3 juin 1790.

' Dans les paroisses anglaises , où le revaau e^t plus considérable , la taxe des pauvres est proportionnellement plus élevée {Quart. Rey,, d? 36, p. 283) ; il en est de même dans le Schleswig et le Holstein ; Hansen , Crttik des Armenwesens , SS. 117-118.

CHARITABLES. 3oi

du facile mérite des apUoiemens de la sensibilité*

II faudrait ainsi remanier perpétuellement le sol et les affections des babitans ^; les communes sont trop petites, d'une population trop inégale^ d'une richesse insuffisante et disproportionnée à leurs charges^; souvàit les plus pauvres seraient précisément celles qui devraient payer davantage '. Qu'on les agrandisse, en supprimant la meilleure part de leur responsabilité pécuniaire , on livrerait les administrateurs à toutes les mauvaises suggestions de la pitié,. et en les circonscrivant trop étroitement, la conduite déréglée de chaque habitant serait, par le fait, imputée à tous les autres. Les riches prendraient en haine les pauvres dont la paresse et la débauche dissiperaient leurs économies; ceux-ci n'auraient plus

' L'Angleterre fut forcée , en 1 782 ; de faire une loi pour établir une nouvelle circonscription des communes.

' Dans la pétition des paroisses du Leicestershire k la Chambre des Communes, en 181 ^j on voit que MountsorilINord, qui n'avait que 177 acres, secourait aSg pauvres, et Mountsorill Sud , 176 avec i^S acres.

' Nous avons déjà montré qu'en rendant indifférent à la surpopulation , la misère y provoquait , et une localité n'a plus de pauvres que parce qu'elle avait moins de travail et de capital.

seulement un droit réel, leurs réclamations deviendraient directes et, pour ainsi dire^ personnelles; ils sauraient nommément à qui s'en prendre de la parcimonie des secours^ et la force n'hésiterait pas toujours à faire valoir le droit dont on les avait imprudemment investis.

Ils auraient tous un domicile de secours, et la naissance ne serait pas seule à l'élire, une habitation prolongée le conférerait aussi ^; la charité

' De longs débats se sont engagés au Parlement an* glais 9 en i6oa et 1690 , sur les conditions du domicile de secours : il s'acquiert par la naissance, le domicile du père et de la mère, le mariage et une année de fonctions dans un office paroissial public, la participation aux taxes de la paroisse , un service d'un an , à gages, sans femme ni enfans , une résidence de quarante jours et une déclaration , im fermage de 10 1. st. et quarante jours de résidence , un engagement comme apprenti , après une résidence de quarante jours , une propriété à tit^e gratuit et quarante jours de résidence , une propriété à titre onéreux , de 3o liv. au moins , payées réellement. Sur la plainte du surveillant des pauvres , toute personne non domiciliée est renvoyée par deux juges de paix, s'ils pensent qu'elle peut tomber à la charge de la paroisse ; si cependant sa paroisse naturelle souscrivait l'engagement de la secourir (en lui accordant un certificat de domicile) > on n'aurait plus le droit de la renvoyer avant qu'elle fût

CHARITABLES. 3o3

publique elle-même ne peut contraindre à rom* pre avec ses amis et s'exiler de ses enfans; après quarante ans d'absence^ la loi ne renverrait point dans une commune étrangère à ses souvenirs, à ses habitudes, à ses affections, où Ton ne trou-* veraitque de la malveillanceet des visages inconnus, demander sa subsistance au nom des régis* très de Tétat civil. Le mari communiquera son domicile à sa femme, sinon la misère dissoudrait leur union par un divorce nécessaire; chacun s'en irait, de son côté, exerce son droit dans sa commune) les enfans deviendraient orphelins du vivant de leurs parens, et l'humanité légale commencerait par mépriser tous les devoirs de la famille, et froisser le cœur dans toutes ses fibres.

L'intérêt de chaque localité sera donc d'empê* cher ses pauvres de se marier ' , de r^usser les

tombée dans la classe des pauvres. Dans les trois duchés de Schleswig, Hobtein et Lauenbourg, le domicile s'est longtemps acquis par ime résidence de trois années; depuis l'arrêté du 7 décembre 1829, ^^ ^ ^^^ quinze d'une habitation uoû interrompue.

' C'est ce qu'on ne manque pas de faire ; Parish take ail manner of précautions to prevent a multiplication of inhabitants , Alcock , Observations on the effect of

3o4 DÉPENSES ,

ouvriers étrai]igers de son territoire \ et il sortira d'un moyen de civilisation les provocations les plus dii^ctes au libertinage^^ et les restrictions les plus nuisibles- à la libre circulation du travail % les plus attentatoires aux progrés de l'humanité.

the Poor-laws ; voir aussi Eden , State ofthe Poor , vol. i8t , p. 3oï ; Farmer's Letters, by Toung , 3* édit. , p. 3oo et seq. , etc. , etc.

' Blackstone établit le droit légal de forcer arbitrairement les individus étrangers de retourner dans leur paroisse natale ( Coiniy». , vol. ist , p. 364). Thereisa great want of dweUing-kouses for husbandmen and lar bourersy and this deficiency may. be traced to the Poorlaws for its source , the fariner from a dread of heavier rates faUing upon him, keeps up as few houses as possible (Brown, Agricultural Suruey . of the west Riding of Yorkskire, 1790). Parmi les différentes mesures iUibé^ raies et tyranniques, pour empêcher les' pauvres étrangers de s'établir dans une paroisse , voir les arrêtés des magistrats d'Edimbourg, en i685(Wodrow, Ckwth Hist^ vol. II , app. , p. 167) y et de Glascow , en 1746; Rep, on the Managem »'etc.y by Ewing, p. $2.

-^ Malgré la loi contre la Btutardy, on a vu, dans le comté de Norfolk, sUr 77 naissances , jusqu'à 54 enfans naturels ; Breretoii , Obsen^ations on the administratm, of the Poor-laws in agricultural districts , p. 5o.

^ Voir sur leur influence , Julius , ^Gefangaissiunde ,

S. CKXIX.

CHARITABLBB. 3o5

D^a si mtéreasées à rédttirelefOrs dépen^estcfaari'tables/ les ooaunuiies y sont eneore- encouragées par la loi^ c'esl double profit^K^ur elles de seinonr trersans phié^et^ par d'iugéàieusjptshumiliàtifiiis;^ par. des vexations redberchéeSy elles s-efforcént de réduire lâirs, pauvres à la nécei^té;d'éiiugrer «t

et moins rares; p^it-ètre même iraient-elles jusqu'à les engager par des primes à rejeter sur quelque autre localité le fardeau; de leur subsistance ^

Quand cène sont pas les besoins qui meisurentr la charité y mais les dons volontaires qui règlentretendue des secours^ le droit des pauvres est iaié^ et la commune n'est plus que simple distributrice dés bienfaisances individuelles. On se re* pose sur ses concitoyens pour entretenir le fonds commun^ et sur la diarité puUiquepoitr secou-

' La loi du 24 Tendémiaiffe j an II, oUige les communes ' de secourir indisimctement les vieillards et les infirmes. Etes-vous de la- ville ? voilà la première question qu'adressent les administrateurs des hospices aux pauvre^ qui demandent à y entrer ; on ne se doute pas de ce.que peut le patriotisme de localité ; dans une ville au sud du département de la Manche , l'autorité municipale faisait élever les enians pauvres pamù les Enfans-trouvés.

Philosophie du Badf^et. i. so

So6 BWBNSBS

rir tous }m pauvros; ce qui indak à donner, c'est fe plaisir d^^dre utile à ^es^ semblables, le laisseraller à une pitié qui saint par les sens/ et Yoa ne creitphis ni à Tutilité de son offrande, nia la ^rité de la souffrance. Peut^tafe les aumànes sont*eHes plus égal^ooent réparties[, mais la oo»" nais^^ee de chaqiie misère est moins spéciale , moins eirooastanciée , el le secourt si^ iqiproprie avec môinsi d4iitsllig|etfce ^.

Des besoins lé^times resteraient plus sev-v^nt dans l'oubli ou le dénûment, qu'en abs^aee de toute léçislolîenehAFitable, étlepauYrequ&eMiiptait sur la )Henfaîsanoe de sa eonubvne souffre à la fois des privations de l'indigenee et des douleurs de l'attente déçue. C'est précisément douie lesaonées les plus besoîgneuses qu» là charité est H plus pauvre, et si, par quelque autre raven», la. loi élève ass^;^ ses recettes pour les^méttrede pair avec leur tâche, on ne tient plus compte de ce que leurs élémens ont d^siléatoire ^. La solennité et la

* Le Ministre de-Hntérieur tiAeii a pas moins demandé, par sa circulaire âa 7 novembre i8f 7 , (joe Ton mit à k disposition de radtannistratibn les secours de ta bienfki? sauce privéç.

• Comment ne comj[>tcrait-pn pas sur des secours dont les crédits sonttFavance poHés dans les diffërens |>ad|gets?

CIIMtTA«JIS. 307

lu^gesBe- des aiinrôiMsfràpiiëÉt kvyoïix dfe tè/m, les pauvres eroîent ipt'il y en a pfmr tous les be^ soinsv et les rîebes ponr toutes lés misènss:

Lorsque d'ayànGt on peut cakiAer te Aatisé dane as^ revcans ^, et que^ ssfis d^éme defiiattter de- reoennaiesancev elfeportâ senrétemeMMTse^ oouis àdemicife ^ ikn'«nl plus rim d'traiiiUafiit daiiBropmieade persoime.TbttÉfies ôtirrierrsonl mtéressésr à se fiÛFépanwesv o'est le sesA ootofen de oumiifec lesf dnueetire der Findolmce avec les |irofit8'del'indtistxâ^siyaiireoiitrairs> tsi richesse du fonds oeiMiiiiial et li&défimt de séie ov de eoo'fionee foreeiit de le distriknier eupdblic^ lé pâ»^ vre psET seecideiitssttfllre phnât que ^êtiJkr se^ souffinuMMS' plaie m pfaae^ dtd'alier^ à travers les

' Yainement dira-t-on que les aumônes ne sùnt pas prévues ; que la sévérité qui, depuis 1816, préside à l'admission sur la liste des indjgenSi y a mis obsta^e , il est impossible qu'on ne compte pas sur la charité çom*. munale , lorsque ses revenus montent annuellement à lOy 819^684 fr. ( à Paris, en 1826 ) ; qu'm trente-quatre ans ik se sont élevés à un total de 1,627907^)31 1 fr. 36g. (Résumé statistique des recettes et des dépenses de la ville deParis, p. 32, tab. xvi) » et<pi'outre 6i,5oo pauvres entièrement à la charge des hf&pitauK ou des hoq^icca (Rapport du Bureau de Charité, pub^é en i3a3)y66,2o5 sont secourus à domicile.

So8 hépenses

liiié6S.despauia*âs d'habitude, chercher un morceafude pain , qui leur semUe un toI^ et quand la faim finit .par être. plus fwte que la honte , il de sent irréparablement dorade , chaque bouchée l'aguerrit à 1 Auanraie ,. il, y: court, oomme à unecurée^ et reniant ayec mépris l'amour du travail,; qui ne lui a valu que des f atigues'saos fruit, il attend. tous ses plaisirs.de la paressé, et tout son advenir des, bureaux de. bienfaisance ^ Les secours fussent-ils variables dans. presque tous leurs; élémens , . le total atteindrait un niveau où se neutraliseraient.les oscillations partielles; sur une large échelle, l'action de la volonté dlë-méme est soupiise à la précision du calcul, et sans se rendre. raison de ses prévisions, le pauvre! juge comme le mathématicien : des circonstances extraordinaires peuvent tromper son attente^ ce

- * L'habitude de recevoir des secours , même extraordinaires , crée des pauvres permanens ; on fit , en Angleterre , des souscriptions pour soulager les grandes souffrances de l'hiver 1 8 16-17, ^^ après que les ciiconstances calamiteuses eurent disparu , le nombre des pauvres resta plus considérable qu'il n'était auparavant dans 'les paroisses de Ghrist-GI^urch , SpitalficSd , Saint- Léonard , Saint-Gilles , etc. ; il est cependant possible que , pour beaucoup , épuisement des ressources pendant l'hiver en fut la plus forte cause.

CHARITABLES. 5ùg

qui est un malheur de plus, mais elles seraient trop rares pour l'amipécher d'engager sa confiance.

Rassuré par sa législation charitable sur le sort de tous les ihdîgens , TÊtat né permettrait plus la raendieité' ; il sait que^ par i^es habitndes vaga-

' Sons EKsabeth d'ionglieterre , en veriii d'âne Irâ'de i&]it \ les aMndian» étaient c«inijaiané8 au fouet et à avoir Toreille brAlée^ la féeîdivte demt être punie de mort , et , par un statut que nous ne croyons pas rapporté ( 32 ; Geofge III , dstp. 45} » 1<^ val^bonâs sont feùetléa ou enfermés sept- jours dans une maison de oor« rectîon. La législation française n'était guère plus fanmaône , elle n'hésitait pas à prononcer ht peine de mort : d'aboidy à la mérité, elle ne s'appliquait qu'aux mendiaiis^ de' Paris, à €pà l'on attribuait les crimes qui se commettaient tous les jours; mais les déclarations dés lat octobre i€65 , a8 janvier et 29 arril 1687 rétendirenit à tout le royaume. Les Établissemens de Saint Louis pnnisMdent déjà la mendicité; l'ordonnance de >v35o sui^leur^entple» et celles dei 1524^1 535, i543, i547i i556, 1639, »**&> ï7^4> »7*4> ^1^ ^ 1777, pronottcèvent aussi dilfiârentes peines. Au moment de larévo^ lution y les mendians .Talides étaient condamnés aux ga^ 1ères; 'et les femMes ; les en&ns, les infirmes et les ▼îeiUaids, à larédusioii dans les Dépôts de Mendicité, la législation actuelle est une bétîse cmelle : ranidie 275 daGode pénal a été 'fait= sons le système des Dépits de

3lO HKFEKBES

bcmdee, elle provoque au ^vke, souvent menue au erimey que^ pour excîtar plus sûrement la

Meadidléy ^ leôr «apprettioii A p^s 'evpéché qu'il n'y^it^em K9^ao79eii 169169 a3jo, ei«n 1627, ^o»» damnes pour m^dkâté. 4)n la f ppit aus^ «n AUemagne ; la prison d'Aachen renfermait, en i8a8, jos- «i'jil4^^ndi«B9ës 4e cette «flplce;maîs.an7a des 9IW0B» de TrafaU,. IiaffuMe innéê^ T amt'^Q"^ Sane^ vw^ S8 nwidimmiB pmx m9»àiM 0I vagabondage^ n^ le «yaUim^ de la «baiité lëgak y «st ea piaiiqM. Bjien jaVst.çeyiendan.t jdns difidle A étu^bUr qu'une diffé** veace enlee diss seeouis que l'on aocqite «Iceux quo l'on sollîcîtey entre la vtmà\fké dâift et une demande d^as* ûslance à ses amis et à aes pMrensK four préviemr la n^i^dUicM > on »e 4»aignH menia pas de repris faismce. CnAa^etenre» le aMat;3^ Henri TIHycaS, dâfandit «de fme Taunidne aux vagabonds» mus paîna d'aMMsende dëcaple de sa valeur; Yictor'Amiédfe la panit d'une amende de ^ lîv. de Piémom pour la prer nâère £>is, et de ao, en cas de sécidsTe; des peiaflsiii** renf aussi pixmonpées par les papes iîffégoire XUI, Sixte V, et suitoat bmocent Xfi , daaa sa bulle Au, 20 niai 1693» iUi Fmnosy elle fut piwUbée en ii6A4 < mi^ amende d^ 4 Ut* frappuît qaiGanque U iMsaii» nonces tant tout motif de compas^iom; et ^paand eUe annU JîeU dans ks mes ou sur tes places pnbU^aea; Vamende fat pon^^, en i6S6y à loo bv. pour la preaiiàre fins , et jusqu'à 3oo pour la seconde. IVaprès la loi du a4 rendes

CHARITABb£S. 5tt

oompimioD^ elleap|idle teiMmo^gs àwn aûde^ et ft'invélére dans deB aecoiiliimaâOeg de frà^e K S'il n'oee allei^ jùs^u^là^ iiti Moins oramdra-4r^il que les seeoiui» an^chés par rittifK)i>t€tmté ou escroqués aux duperies de la sensSitlilé) tie dimlnueni la part dea Tra» pauvms ^et il dëfèddiia de BoUidter la eharité aVamdViiaToit reçu l'autoti^ sation ^ La pitié deviendra^ elle àus^i^ tine eboè^ admiuiatratirej un pàise uo poiirj^ (dto acc(f(H

miaire an ^ (i5 o^tchte 1798) , quiconque donnait à un mendiant aucune espèce d'aumône , était passible d'une amende de deux journées de travail, qui devait se doubler en cas de iréddive ; et, à Manheiin, il y avait, à la fia dé 1616, une amendé d'utf Rîx-thaler contre qui fidsdt la cfasoité daïisla rue.

' Bes auteurs graves ont pris la défense des lois contré les men^ans. Ebtre autres, Platon {cU Lègiius et de Aepublicà, Ub. vni), Lotz {Ideen ûber offentllch Ark, S. 96), Garvë (Betrdchtiingen ûber die Armuik, £f. 101 ) ; à les enteildre , on ne peut en souffrir dans lés États bien réglés, et la loi doit te^ proscrire au nom de la morale et du droit qu^ôn à d'être tranqmlle dans sa maison ^ Mficbaëlis, Mosiâsches Hecht, 2 Th. SS. 442~4» '^^ ' 77 ' *

* n^ à, à Londres environ 7,000 mendians, gagnant, tbâciuli, tenue fUdyéU,^ scbellings par jour ; Galignani's Meésetigef, ai décembre 1828.

'Eli Eà)>ag<ïé, loi de i525 ; en France, Code pénal et 6iirtQkire du ^ novembre }Ôi7.

3ia . DEFENSES

tev, swak congé dunu^trat^ le morceau de piin qu'implprépt les cris de ses enfans, et quand l'admîiiistraleur l'aura refusé, quand il nejugera pas le besoin assez pressant , il faudra que le pauTre sittendedans lesangotssesde la faim que sa misère ait atteint le: tarif municipal, ou qu'il expire .en attendant; car si le droit de refus n'appartenait au préposé à la pitié publique, ta précaution*serait stérile et yelatoire; sa signature certifierait le mensonge, et en imposerait h la bienfaisance'•

' La loi ne s'en tient pas encore U ; ce n'est ,pas un .délit que de manquer d'un toit pour abriter sa tête ; prince qu'on n'a point de gros reyenus , le législateur n'a point mis en état de suspicion légitime ; on peut être honnête homme, et ne pas trouver, dans des temps de détresse , à exercer son métier et sa profession -, mais si l'on est asses malheureux pour n'avoir, tout à la (ois, ni maison, ni fortune , ni travail , en un mot, pour réunir tout ce qui peut exciter la compassion de la société» la loi prononce qu'on est coupable, la loi frappe de la peine la plus humiliante qu'elle ait jamais imaginée , elle met à la disposition du Gouvernement , elle déclare l'esclave de tous les administrateurs présens et à venir. Youdrait-elle donc que Ton mourût de faim sur la terre ou l'on est né , ou que l'on acquit à tout prix des moyens de subsistance? Alors qu'elle le dise, peut-être parmi les 2,000 vagabonds

GUARlTAfiLES. 3tS

Rien n'adoucit les mœurs /ne civili^plos qu une habitude mutuelle d'assistance et de bons offices ; on ne sait pas assez tout ce que des besoins souvent ëpronvés^ et toujours à la veille de l'être^ créent de compassion et d'ingénieuse bienfaisance \ Lorsque la loi afiranchit les pauvres jusqu'à de l'inquiétude, ils n'ont plus de raison pour cultiver la bienveillance qa'ils étaient prêts à se porter, et s'isolent dans une vie tout égoïste'.

qu'elle atteint tous les ans , s'en trouvera-t-il quelques uns qui accepleront Faltemative.

' La bienfaisance des pauvres n'est point une théorie ntopique ; le docteur Ghalmers ^ qui a bien étudié leurs mœurs , a dit {Christ, and ccV. Econo. , vol. II , p. 60) : The most important benefactors of the poor are the poor themselves. Les preuves qu'il en donne sont citées aussi par M. Duchâtel ( De la Charité^ pp. 204-6). Dans la maison de travail de Westham ( Essexshire ) , où l'on privait , par châtiment , les femmes de thé et les hommes de viande , leurs compagnons partageaient avec eux ce qu'ils en avaient reçu; ailleurs, les criminels nourrissaient , avec leur ration de pain , les détenus pour dettes. {Inquiry into Prison Discipline, by Th. Fowell Buxton).

* '&KELt(Grundl€gung zur MeU^hjrsik der Siiten, $. 56) va juaqu'à fonder le devoir d'être bienfaisant , sur l'intérêt penonnel.

5l4 DEPENSES

Le système mixte va plus lotn encoi% '; il parttge uji fonds fixe entre tous les pauvres j et ils se font

' la l^idatioii nous semble laisser j^Ius à désirer, ea France , que l'administralioa ; on ne sait même si la loi du 24 vendémiaire, an II, est encore en vigueur. A la vérité, elle n'est point rapportée expressément; on Ta ex^ cutée en forçant les mendians étrangers de quitterions^ et planeurs fois les Ministres de Ilméiieur l'ont oppo^ sée aux communes , qui soutenaient que les dépendes des aliénés devadent être imputées sur les fonds variables des départemens ; mais elle a été violée solenneUement lorsque , dès 181 3 , M. Quinette a contraint les départemens à payer la pension de leurs fous, traités dans les différens hospices de la Seine et il est impossible qu'elle ne le soit pas tous les jours. D'abord, il faut reconnaître que c'est la ûaturalisation , en France , du paupérisme anglais et de toutes ses désastreuses conséquences , puisqu'elle investit tous les pauvres d'un droit aux secours de leur commune; mais , en même temps , îl n'y a rien, ni dans ses dispositions, ni dans lalé^latipn postérieure, qui ait donné les moyens d^y satisfaire. Le revenu des Bureaux de charité ne se compose, sauf la rente de leurs propriétés, et ils n'en ont presque jamais, que d'élémens facultatifs, d'iallocations portées au budget des communes ,. du produit des quêtes , troncs , collectes , dons et aumAnes, du oinième du prix de chaque billet-derspec^ tade, etdu quart de la recettebrate de tovies les dffilseB, fêtes , concerts , panoramas , assauts , etc. i^dck du 7 ft^*

CHAaiTAiBLES. Sl5

obstededinectpar leur aflUuenee, ohaeun dkiii^ aaeb part deSAUtres, ils s'^rradMeot le pain de 1» bwehe^ et une haine omeuse remj^ace cette ^pAé, qui les anrak jrécoDeilîés a^ee ksodété; ils n'ont lopie des iagiires .àëdianger au lieu de eonsQiili0iis ^ qui leur eussent appris ^foe les lîdras n'oDit peint usurpé le monopele de «es avantagea.

Lss de^eirs humanitaires ne sduident point / mmoe ka autres^ de la ccmscienee; ce «ont des «lytiaittons de h raison ^ moins préoccupés de leur principe que de leuk^ oonséqueuces. C'est toujours m devoir d'amour pour effacer l'indi-^ 'MwUmie dans rhamaiiité, toujours le defvoir d'élever ses semblables aune poeition plu» haute psur rectifier les rapports sociaus et les étendre; mais leurs moycassontaubordonnés audsToonar

lafir^an Y, déqoet dii S20 aoj^ ««06, eliiaiit^ lei bû (^ finîmes }. Cette l^rancbe de reveaa est cmaidérable d^m les grandes villes; en iSag, Iti recette de$ théâtres dePaiis s'est élevée à 6,159,703 fr., en i833, ils ont rappoitéaux pauvres 564,5o6 fr. 26 c. » et les concerts , bab , etc. , 60,714 fr. 68 c. Dès i586 , on avait proposé à M. Walsi]i|;ham,Sec9étaite d*f)tat anglais, de fidrepa^erpar tous Ica théâtnes une vétiiiMitîoii kelMlomâdaire aux pawm^, n#îs cefmjft n'awâl pss.au de siite.

3i6 dëpemses

tances; ils varieni avec les lois, les tendances, les mœurs, et le plus puissant de tous, cékii q«i remonte jusqu'à son principe et le développe encore, la charité légale le supprime; elle aboht la charité privée. La vie ne «se pose point dans la mora* lité pure, l'idée du devoir né suffirait pas à ses nécessités de chaque jour, s'iln'appeiait la sensibilité à son aide, et Tamour s'appuie sur la sympathie, se' fait sanctionner par ses instincts; ce sont ses émotions nerveuses qui le réconcilient avec l'égoïsme, et l'y rattachent. Avec la charité légale, la pitié n'a plus de base, là souffrance manque de réalité ou de crédit; TËtat fît-il ouvertement défaut à sa tâche, la multiplicité des pauvres, que sa législation aurait provoqt^ , la publicité âiontée qu'ils donnent à leurs besoins, fatiguent Uentot sa compatissance et la blasât. Les bienfaits n'ont plus de conséquences qui dominent les répugnances de l'esprit de propriété; loin dé cicatriser la plaie sociale, ils l'enveniment et l'élargissent , loin dfe relever la fortune , ils atteignent l'homme dans sa dignité, et le dégradent plus profondément que ne l'aurait pu la misère. La charité a rejeté la liberté , qui seule développe l'amour et le fiait vivre; c'est un fait brut dépouillé de sa valeur économique et morale, une

CH\RITABLES. 5l7

nécessité qui s'impose au nom de la loi; la con^ trariéCé qu'elle impose dégoûte de l'aumône^ elles riches s efforoent d alléger leur<^liarge} et d'annuler la l^islation par leurs interprétations \

Les pauvres^ à leur tour^ dénient toute reconnaissance à qui n obéit qu'à la loi; ils ont le sentiment de leur droit à réclamer des secours ; leur pénurie les indigne, les déclinatoires qu'on leur oppose les irritent ; si jamais la bienfaisance dépasse les prescriptions légales^ ils n*y voient qu'un calcul personnel et une intention égoïste de diminuer son fardeau . C 'est aux riches d'y pen ser sérieusement , il n'y a que la charité privée pour combler l'abime qui se. creuse chaque jour (»tre eux et les pauvres ^^ demain peut-^tre il

' Bans une seule année {mid^ummer 1816 à nUdnsumr ner 1817) il y a eu ^','}oq procès pour l'application de la loi des pauvres {Comm. Rep.^ 1817), et dans l'année qui a fini le aS mafs i833 , ^S/^^f^m liy. sterL.ont été dépensées en poucsoites judiciaires ; GJpbeand Ttom, , cité Journalde Paris , 24 juillet i834-

' Husieurs éoonopiistes, entre autres Malthus {passim)j GoAdbfïy (Théorie derArmuth)^ et M. Ch. Cpmte{Tnuié duLéçislatifMy^iv, JI, ch. XJ), ont aussi réprouvé la clianié privée ; heureusement la science n'a rien de.commun^ ^▼ec leurs doctrines ; toujours un sacrifice , la charité privée, incessamment contrariée par l'égoïsme, ne croit

3l8 DEPENSES

fondrait déjà de» débris et ées cadavres; quand on gouverne le inonde à rd!>ours de la force, on doit avant tout savoir légitimer son autoritë par la raison, et vouloir la foire aimer par ses bieih foits.

JLa charité privée ne' se bornerait pà» même à rapprocher tons les membres^ de la société' par

poûit avec Ift misère; rfistveints daAft sa» bien&ka, dk choisit librement ses pauvres., et soa action volontaire ' n'est ni assez générale , ni assez permanente pour ^e Ton s*en remette sur elle du soin de son existence.

' Tous les systèmes de charité publique reposent sar la déûance de ht charité privée, et, généndement parhnt, elle BOUS semble déjà uibe injusdee. Si les pa«?re§ ne sont pa»à Tabridc besoins poeasaKiB , au: nmns a-t^en k droit d'assurer que , sauf le cas ou la société elle^^néme serait impuissante , ib ne dépasseront pas eertasMs limites. AnssîtAt fu'un nouveau but est découvert à la bieih ftdsance , on voit de toute part se former des assoeîation* pour y atceindire; dès 18&7 on ne compttâl pas en Ab* gteterre moins de 1-2,000 sociéWs de AB/ntéÇGdagftani' s Messenger^ 6 mars 1818), et, d'après des doeomens offidels, présentés afn Farlèment, dé' P&qnes 1^26 i Pâques 1827, leurs revenus se sont montés à i ,026,998!. sterl. Les denations'aur hospkes etrao^L Bureaux de bienfaisance, portéesr etévdfiées an BkHetihdes'Loisy étûent en France , pour i9r4', dèStSySoS-fri ; s^lîtetant presque d'afnnée en année, elles étasent arrivées, en 182^, à

la dûiible chaîne des Inetifaitset delar^connaissance^ les ministres d^ coites troiiTeiiii^iity dans sa plus grande extension^ l'occasion d'une immeaae influcBce. Seuls ils pourraient éclivfrer les impulaipns de lapîÉië^ et elle en ferait ses preraiers mandataires; la Retigicm ne aérait plus cette chose sèdte^ qui n'a droit d'asile que sur le beroeati et sur la tombe ^ eUe serait >cûnTiée à toutes les misères, et elle les souhgerait, à toutes les- douleurs

3,846,80a fr. y et formaient , pour les dix ans , un total de 27,505,265 fr. Les donations du grand duché de fiade, qui n'avait, en xSaa, que t , &o8,ooo habitans , sont arrivées, en i8a8, à 892,278 Guld. 25 Kr. {Allgem. Justiz- Camerahzund PoUzei Fam. 1829, n^ 72, S. 29). Il n'est pas jusqu'aux sociétés religieny^, quoique plus étrangères à l'indifférence de notre siècle , qui , en Angleterre et en Amérique , n'aient réuni, en 1827, une somme de 4^5,585 liy. sied* 3 sch. {La^ndonnMsianary Register, january 1828). Partout on trouve des preuves de la philanthropie dont la société est animée ; dans l'année 1 8 1 o- 1 19 après «ne g«ann qu» avaic éptûsé toutes les resso^irc«8, les fio^tri totf on» Tok»n|aires pour les panvrës se sent élevées à Berlin jusqu'à 42 ,016 Th. 29Sg. i Pf.; laSociété de bieniisdsanee de Munich , qui n'est fondée que depuis le8 jui!niSi9, avait déjà, en 1827, im revenu de 2,784 6. 59 Rr. j eb suivant le New^Vork religwus Observer y b. 6, p. 99, la Société amârifcaine, pour h, tetnpétasicé, avait, en 1827, un revenu de 35o,375 doll. 32 c.

et elle les adoucirait ; les bienfaits du présent donneraient foi aux promesses de Ta venir % et la population, plus heureuse et plus morale, aimerait des fibres dans tous les riches, et respecterait la Yolçnté de Dieu'dans les formes de la société qui l'étreignent encore. Qu'on ne dise ))as que la bienfaisance légale s'accorde avec l'autre, et présente une nouvdle gaiantie aux besoins des pauvres ; la charité du public tait l'égoîsmedes particuliers; il faut choisir.

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