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Pvle «9ul f«it4e aa loi, l'État «e dédare inidifféireat k V^aprit des «oldate , il ae tient qo'à leur nombre : maietenir las régimena au com*^ plat, cVst la toute sa peoaée ; il ae compmad pat qi^'ii j ait aucune question politique aa dehacs de leurs cadrer \ Il p'interviwdra daas les reHa*» pbcem^ia par aucune probibi^icm ^; peu lui iatir porte si l'état militaire, dont rhonneur est lepror l^ier mobile et la seule garantie, devient un mér tifiT tellement bas et mépriaé , que réciune die la population ne consent plu$ à Texercer qu'à prix
I Bi<;ii n'est plat detiroctif de toat esprit d'ordre et d'attachemoBt aux intérêts nationmuB que œa Booneadè Prévoyance et ces Sociétés de Bjeiaplacement , qui ne laissent plus entrer dans l'armée que des homm^es sauf aucune ressource ; et le mal ne s'arrête pas a la désorganisation de Tarmée ; les remplaçans retrouvent, après leur libération du service, la même difficalté de Tivre, accrme encore par an âge plus avaneé, et ce qu'ils avaieqt de palriotisiue s'est perdu dans tes casernes par l'habitude d'un esprit de corps et d'intérêts particuliers, jiouveni opposés aux. besoins et aux sentioMos du reste de la nation •
s La loi françaiie est si. aveugle , qu'elle leur accorde une véritable priaie : c'est le frire du remplaçant qn'elk dispense du service.
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dVgent ; il ne songe pas que la fortune et Tédn* cation de pareilles recrues les rendent incapables de s^enrichir par une autre voie , et que diaque nouveau trouble qui vient agiter la société pro* met des chances avantageuses à leur spéculation de condottieri. Il autorisera les engagemens volontaires, et, dans un temps de gène industridle ou de fièvre militaire , les forces de la nation se composeront d^hommes qui auront méconnu les sentimens de la famille , qui auront rompu avec tous les goûts de la vie civile , et ne connaîtront plus d'autres devoirs que la discipline des camps, d^autres intérêts que ceux de leur drapeau, d'autre avenir que de meilleures épaulettes.
Dans Tapplication de Tarmée à Pindustrie, on s^est préoccupé de la question d^économie politique ; et , réduite à ce point de vue , la solution n^ofirait aucune difficulté ^ : le temps du soldat appartient au Gouvernement , qui fixe à son gré le salaire, et Ton supplée au définut de main-
< Si le Goavemement françab n'a troavë aacnne économie dans l'emploi des soldats aai rootes stratégiques de la Yendëe, cela tient à l'élévation du salaire qu'il leur accordait, etàrîmpuissance du travail dans les premien temps de l'apprentissage.
POLITISES. 3oi
d'oravre ^ , on accélère le travail 3, on prévient une accamulatiod passagère de demandes , qui porterait la perturbation dans les conditions de remploi, et laisserait en cessant une masse d^ou- Triera oisifs qui déprécieraient la position des autres. Mais Pinfluence qu^eiercerai t une pareille innovation sur les élémens et la tendance des troupes réagirait trop puissamment sur Thistoire du peuple entier pour la juger par une théorie alis-traite qui ne tiendrait aucun compte de Fétat de la civilisation et des modifications qu^en reçoit Fesprit de Tarmée ^. Des travaux de manœuvre
* Comme en Saède.
' C'est là l'immense avantage de l'application de Tarinée «as travaux pablics ; lear dépense 8*aocroit de tous les intérêts qné rapporteraient les capitaux pendant la durée de la construction , et souvent ils dépassent le principal } le canal de Bourgogne , qui fut commencé en 1775 f ne devint productif qu'en i835. Sans doute cette considération , plus encore que l'élévation du salaire industriel dans les environs de Paris, a déterminé la Com* pagnie du chemin de fer de Saint-Germain A spéculer sur l'emploi des soldats.
' Il ne nous semble possible de comprendre les essais partiels que tente le Gonvememcnt français y qu'en lui supposant l'intention arrêtée d*appliquer toutes ses trou* pes à l'industrie, et le désir d'effacer gradnellement des
3p3 llâJVBli^Bs
en r^ousseraient tous cea homme* 4'édji|oi^f^ et de fortune qui ne cherchent ^oa$ lupifprm» qu'une occasion de gloire et de dangereux 4é-* voûuiens à la prospérité de leur payi$^ Si }a m^ tion reconnaissait encore une aristocratie 4|ueU conque, entrç elle et Tariuée il n^ aurait pli^a ni harmonie de principes ni conformité de tmdw* ces; les aoMats ne se recruteraient que dai^ 1^ moissesde la démocratie , et l'ordre politique $e^ rait constamment menacé par les forces chargées de le défendre. Au contraire, dws un État foi^ dé sur le prioc^e démocratique, cette introdu^ tion des habitudes de la vie civile dans les mœurs du soldat le rattacherait plus étroitement au reste du peuple; il n^y aurait plus dans le même État deux intérêts différena, toujours prêts à combat* tre pour la suprématie, non avec lés armes pad* fiques de la raison et du progrès, maiis avec IMn-
r^pognancet qu'il seraH; impriulent ie beorter de front Jusqu'ici le travail çst reaté fecalt^tîf , et une pohttqtif rationneile ne wpraiti laiiser une si grande part à Tarbi» traire individael dans l'esprit de 1 armée et s^n influence «OQiale ; il £iut lai imposer le travail pu le lui interdire . On doit remarquer aussi que Te^èce de travail et le cli<jnat exercent n^cessaireiment une forte aiçtiQu sur k» ^pclu^îws 4« la t^bé^rie^
POUTIQlUaS. JioSr
surrectkm et la gnen^e civile : fordre social trou- Tarait alors une puissante garantie dans Tov^aiii-^ satioR iodustrielle de l'anDce ^
Si 9 avant tout , ou voulait la constituer pour la guerre 9 une discipline sévère et un esprit à p^t deviendraient nécessaires' : on alongerait la durée du service pour cpe le scddat se naturalisât sous les drapeaux ^ et ce ne serait pas seulement pour qu^il acquit Famonr de son élat et le^oura-^ ge froid et tenace des vétérans ; ce serait aussi pour qu^il perdit toutes ses habitudes bour^oises et ses arrière-pensées du temps de congé. La discipline manquerait d*une sanction suffisante si les chefs n^avaient un droit illimité de châtiment et de récompense j il est bon que chaque conscrit porte son bâton de maréchal dans sa giberne ^ mais à la condition qu'en cas de démérite le prince ait le droit de lui arracher ses épaulettes : à l'obéissance passive il faut une dépendance complète ^
* C'eM tout ce point de vue , qui ett celaî du p? ogprèst^ qu'elle a été eavtiag^e daas la note do (• I«', p» 4?*
^ On doit alort changer #90veat le* rëgimens de gar^ liiaon et les y agglomérer, pour empéober levn nipptvli ^vec les booiig^is d'être conliiiiis et fercéi.
' Les galons devraient rester à la dispotitioii da oWf
3o4 DéPENSfiS
Pour concilier les nécessités de la défense ex* térieure avec les garanties des libertés publiques^ les publicistes ont imaginé de Êiire un contre* poids à Parmée militaire par Parmement de la partie civile de la nation. Leurs prévisions ne se sont point inquiétées des institutions que Texi* stence des gardes nationales pouvait mettre en péril ; ils ne songeaient qu^à paralyser les mauvaises intentions du pouvoir central : peisi leur
du r^iment, et les ëpaulettes à celle du dief de Par* mée ; la distinctioD que la loi française a établie entre l'emploi j qui est amovible , et le grade , qu'on ne perd que par jugement , est une concession de mots, qui ne grève que le budget. Au reste l'avancement ne saurait être régi par les mêmes règles , quelle que soit Faction spéciale que l'on attende de l'armée } quand on se préoccupe particulièrement de l'ordre, jamais, à moins d'une composition particulière du corps des sous*o£ficier8 , les officiers n'en devraient sortir. En temps de guerre , il s*agît avant tout d'intéresser les troupes k la victoire ; on ne reconnaîtra d'autre aristocratie que celle du courage; leâ grades appartiendront aux actions d'éclat. Dans les pays avancés , où l*on respecte les droits de l'intelligeuce, ravanoement devrait être donné sur l'avis du corps des officiers. En aucun cas la théorie ne nous semble approuver l'avancement par ancienneté , mais il peut y avoir dans l'armée des préjugés que la politique soit obligée de respecter.
P0UT1QUE8. 3oS
importait de le réduire à rimpaissanoe de se coih serrer dans la sphère d'action cpi'à titre de né-* cessité la Constitution loi avait décernée. Ju»-* qa^à cette heure on n^a pas assez tu qne k formation d^une garde nationale est une Téritable révolution dans Torganisation politique d^un peuple. En donnant à IHm de 9ds élémens de Funité et des armes ^ elle lui apporte une puissance nouvelle dont Tinfluence n^est plus en rapport avec les résultats de Thistoire , ni en harmonie avec leurs tendances ; c'est une force purement physique, qui détrône rintelligence au profit des masses. Les nécessités aristocratiques de la nation ne sont plus respectées ; Tavénement de la démocratie est proclamé avant le temps >; et ce n'est point en vertu d^un droit qui se confie au respect public, mais par la violence d^un fait qui ne peut se maintenir que par de nouvelles violences. Les agglomérations les plus compactes deviennent prépondérantes, les campagnes sont opprimées par les villes , et la capitale usurpe dans les développemens de l'État une autorité de plus en plus absolue. Lorsque la loi ne met les armes à la main qu^à une partie de la population, quelque spécieux que soient les prétextes dont elle couvre ses préférences, elle n^en insti-
3o6 vànvÈÊB
lor pas moins une arotocaralk âti ^Aufe i ce tfesi pins k niMa qui r^it kg mppimé desd àittei^tQ^ tes classes de VB(at ^ c'est une' tùifee faietieé ^ë tout inquiète 5 parce qufelk n'a peint eàtA^sitê et eU&^mième ; une kkvee sans f ègle èl sans cdtl^ trôle , qui lie comatt que 6es intérêts matériels^ et se tirait tMMijours prête à ssérifier de^ droits «{«i la ffèœat àrégoïsme de la peur ou à son hypo^ erisie \ Soû» doute, cependant , il 7 a des m^
1 On ne parviendrait à atténuer les dangers de la Gaifde nationale qu'en diminuant son influence politique » et un article de loi n'offrirait point de garantie réelle. DàHs tes jours dé calme , où ses prohibitions ne seront dPaïkMiie utilité, on les respectera ^ mais il est impossî* Me qu'on odblie ses intérêts pâree qu^on aura diaaagé d*hablt , et que , dans des temps d'agitation et de fanatisme 4 on ne fasse point prévaloir ses convictions quand on s'en sentira la force. Le seul moyen efficace serait d'augmenter assez la force militaire pour contrebalancer celle de la bourgeoisie ; soit en l'étendant réellement ^ sôH en raitachant à l'armée , par des liens plus ou mfoiiU étroits^ les soldatsoongédiés du service actif (la Laadwdir pourrait avoir ce résultat, surtout en Autriche , où elle est plus militaire , et peut-être n'a-t*on pas , sous ce point de vue, comme sous plusieurs autres, suffisamment compris l'importance des colonies militaires de la Russie; voir L^all {DUruss. MilUiir=Colômen) ; ea d'antres tenneiri il fédérait, fttw neifctraUser leë tecenvAiietts^ de ki Gstftfe
tùtiritiVËs. 3o/
constances qui lég^itîment une garde nationale partielle : il se pourrait que Ton compromit le progrès en étendant les droits politiques, et que^ sans son organisation et sob armeinent en légions, Taristocratie fut trop faible pour résister aux entreprises d'une démocratie passionnée; mais il n^y en a pas mioifis nécesêSté de re<ïonnaitre que la Garde nationale est )a plus brutale expression de la domination des masses, ou une investiture de privilèges illimités que la loi confère à des aristocrates oflBciels , avec un fusil pour les défendre \
Mtionide f tenonctr aûX aVanfagei qu'on en attendëiC*
< Dépendes de l'armëe proprement dite.
Eipagne. . • (ifeB). « 49 povr ISO àtê dépeuiei iéhènût$i Proêie. • . • (i83a). • 411 BrMl. , . . (i83o). . if Frmiee. . . « (i83t). • 3b Roj.deSaie(i83i)« .3a Napki. . « .(1829)* . 9éB
Gr. Bretagne (1899). ' ^^(yéoiviprUKArtiilériéelléÔétdè)! Bavière. • . • (1828). • ai "WBrlemberg (i83i). . ao
Bade (iSSi), . 19
Grande-He8se(i829). . 16
Mais il fiitit tematqnér qne là Gendarmerie n^estpai
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