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CHAPITRE IV

Isolé dans le sUeooe d'un désert^ l'homme ne pourrait compléter les Tagissemensrde Tenfant, et sortir des appétits périodiques de l'animal ; sa première instruction implique la parole d'un maître^ qui l'initie au présent, et lui témoigne du passé; la science des siècles, par là toute science d'homme débute, toute moralisation

trie. Quant à la cpinplicatioD , évidemment elle n'a pas de caractère que l'on puisse saisir et qui destitue des bras» On a proposé aussi de soumettre les machines à un impôt , en raison ^ leur force ; mais on sent combien il en est qui échappement à cette ta^ ; par exemple , celles qui, dernièrement, ont excité une émeute parmi les ouvriers en papiers peints , n's^vaient d'autre but que de tracer les raies d'une manière plus régulière.

EGQNOIDQimt^. tSS

iadivkkiellQ resswtit et dépend de b moralké publique. L'hnmaoité n'est <t3iie pas seidement Tensemble de tous les hmnmes, c'est leur tt*a-» dkion progressive y la synthèse Vivante de leur bistoire ; sans elie^ le dernier liomnie avortéraiè encore da«9 les luttQS pbyaiciaes d4premier/'et; soiisla pierre delà toinbe^ avec les os et la chalir, foorrirait aussi l'intelligence; si là Vie raison-^ nablë ne càmmenee qu'après que la briaté s'est dignifiée dans l'homme^ si le progrès n'est point «ne des phis foUcs utopies dé la vanité y comme Tindividu^ rfaunkantté a sa ProVidehce.

Ia destinaticMt des oeuvres de Dièu^ c'est ia ccmaéqucnoe logique de leur nature; l'homme'est donc complet; son pouvoir de moralité se suffit à lui«méme; la fin de son existence est dans son existenoe^ elle n'est point dans le bon plaisUr d'une liberté étrangère; des sociétés de midn d'homme sont utiles peut-être^ nécessaires, cela ne se peut à moitis d'un bla^héme; ce n'est point par son essence, mais par ses conditions et ses résultats que ae juge le droit d'association , oe a'est jtttnais une question de philoscfihie.

Sans société, l'homme n'est pas possible, mais de sa nécessité providentielle, on n'a rien à conclure piour la valeur de s«s, formes humaines et

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pi^raî M déploie ^tyâe lifeie piMiaiie«fdiba i«8o e|;:piu8ae(iv6« Le iiieofiut est gtfané 4e «élever rbttdWHtëdUjougdeUiiâlùteim^ makk inOraUtédieHiamde mieux encore^ il lui fsait ét^èiihlf4*(damraflÉe le dënr et la faces d'agir pior 9»^ méniay q^'àu lieu dé subir les âwfKlendb de larvée des autres^ rkidivîdu lénrè la (èlede lalfole^ et 8è saisisse de l'iadépendanee dans les limites du deYcmv Cette action de la natu|« iHdrantey loin de ia oentenir et de 1» resserrer, sdirveirt la soaéti l'étendéti-appesântit; souvent elle'efiEace Fcnfi** ginalûtédes earadéreS, diaci|iliDe les volontés^ et brise l-entîlé derfaomme dans une fihiedon d'as^ sodés I oe n'est done peiu^ un bien absolu à atteindre^ un tien toujoum plttsbieu&tsantqaand il est plus étroit y et iessîssocîation^iaetices n'ont pas de vâleiir nécessaire^' indépendanleilelews conditions ^et de leur but; leur liberté in'est point dé droit humain.

La personnalité &tite qui se fohne de la part de lib^té dont la dotent toutes tes perseiuudi-

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tés asaocîéel^ l'État ne pe«l pas hi connaître; ta mi»km est d'esprimer les Rapports de chaque iKKnme avec la raison gânéraledesaii^s, et Une eoB&ahque les individus et lepenple; salëgitimilé estdansla nëcessilë de s<hi conoimrs à la destiination humaine-^ et il s'approprie toiiles les in*finenees qui la iaoiKtQUt; par ieuv fioâon et leur buty quel qu'il soit y les asaoeifttions n^ont rien à CB prétendre^ elles n'ont pas von plus de àràk social.

Elles lient dès forcés en commun, et engagent une portion de leur indëpendânoe ; leiu*s formes sont essentiellement restrictiTes, et n'apportent riçn à la moralité qui la dédommage'des entraves que la liberté s'impose; la personnalité elle-même est entamée; l'individu sociétaire n'a jplus sa valeur à lui,' sa valeur humaine, c^est un chiffre de l'association, qui vaut par la place qu'elle lui assigne et les idées qu'elle lui fait exprimer. Les résultats eux-mêmes ne peuvent réagir contre ses principes et les àbsoydre; l'Etat embrasse, dans son unité, tous les moyens du progrés', et satisfaft k tous ses besoins; Passociation travaHle donc en dehors de son action, sa destination croise la sienne, etfait obstacle à ses efforts; sa prétention est d'usurper Taccomplissement de ses devoirs ',

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carii ne se laisse point faire sa part; la pcrfitiqne, c'eM la civilkatioti elle»ménie^ avec tontes ses con^ dkibns et ses mille nécessites ; elle ^aôrit l'homane tout entier^ l'homme sous toutes sesiaces et idans tous, ses dë¥eloppem«Dis; l^ssociàtîon. particulière est néœssaifement antisociale. . » .:

La division du travail, â fort préconisée par leséoonoini^esy ejùge, àlavérité^ des «sâodatîons manoUTrières^ qui i^ttotéseuttous ses fragmens de produitseteucomposentdes utilités complètes; mais ce n'esi passeulement par desconsidérations généralesi quela philosojduesocialee^t en d|t>itde repousser cett^ réclamation de Tintéf^èt industriel ; pour tout développemeut de rintelligençe, il faut un besoin pressant qui l'aiguillonne^ oif une prime d'activité qui la séduise, et la division du travail l'epferme dans un cercle étroit de mou vemens réguliers et de sensations monotones j la division du travail, c'est l'abrutissement de l'homme dans une idée mécanique*

L'association arbitraire, indépendante de son but, de ses conditions et de ses formes^ n W point une faculté, nécessaire à l'accomplissement.du devoir, qui se condiue de la destination indlvi^ duélle; ce serait l'econnaitre à tous les homnne^ le droit d'émeute dans le g9uvfTnfment de l'hju*

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manitë : la politique ici n'a rien à dëméler avec la philosophie; maj6 les formes transitoires de l'État ne peuvent non plus réclamer une anto^ nié qui n*appartiéndrait qu'à son idéal. Tant qu'il ne^réëuolera pas toutes les tendances raisonnables du pays et né prendra point l'initiative de tous sesprog^, les destinées du peuple n'en sui^ vront pas moins leur voie; libre ou non^ l'associatioûparticuliéisedevieiidra un fait providentiel. Si la conscience enseigne toi» les devoirs personnels^ si la liberté suffit à toutes- leurs nécessités, les développemens humanitaires ne sontque dans lliisloire, et l'État, qui l'exprime, n'empoisonne point les peuples dàni^ une forme fatale que n'élar^ git nul effort; chacun de leurs pas le porte en avant, chacun de leurs pi)ogrès le perfectionne, et Thpmme réduit à sa forcëindividueUe, limité dans la sphère d'action qu^il couvre de son ombre, ne ferait point de l'histoire; il faut que les fiiits à'em-; parent do la surface du {)ays, que les idées se g^ néralisent dans sa raison, et l'association, expressé ou tacite, il n'importe, peut seule armer le pro^ sélytisme contre toutes les résistances et eatédhi-^ ser partout des convictions. Mais ce pouvoir des raisons individuelles d*intervenir efficacement dans la raison générale, d'un coté> il ioudie à

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roppressiooy et de l'aulre à l'aoarchie^ et, contre ce double danger^ des garanties sont d'autant plus nécessaires dans la loi c|ull n'y eti a pas dans . hconscienoe. La destination différente dechaqùe société Q^ se révMe point à ses inspirations natu«relies ; à trayers les laits multiples^ de tetfidances diverses et d'apparences contraires^ dont la politi^ que se compose^, l'unité de sa marche ne se laisse poiiit saisira Tévidence delà raison^ et les devoirs humianitaires ne sortent jamais de leurs formules philosophiques . pour se particulariser dans un acte, et' dominer les circonstances; leur violation ne vient souvent que de leur ignorance; c^est une erreur de rintelligence / non une faute que l'État puisse réprimer; son droit se borne à la prévenir^ à surveiller les associationsdans leurs consé^^ quences^ et à dissoudre celles qui lui sembleraient préparer des obstacles^aux destinées dé la nation. La récidive elle*m6me n'est point un fait pénal j larépétition d'un actene change pointson caractère; ce qu'il frappe , c'est la désobéissance^ et le châtiment reste indépendant de ses motifs et de ses résultats. L'autorité de TÊtat ne se légitinrie ainsi que par son devoir de maintenir à son principesa généralité, à son action sa puissance, et leaassooiali^nis qui se proposeraient un bat tropr

ÉCONOlIfQUBS* l3^

iiidmcluef pour eat«roer titie influeiioe socide^ celles dont il n'aurait pas mœrt réalité les ten<» dances et géftëraliiélaileatittatioii nerdeveraientj par aucun nkotifj dksâ compétence} ce aeraittenir en état de anapîcien lé^time le fait même d^os^ 9omûotk, et, an nom delà aoçiëté^ fiuppefr la a6cîété dans son essence.

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