CHAPITRE IV
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Si chacun poursuivait an hasard son progrj^ individyel , sans rattacher ses eflbrts et ses G0117 quêtes à une civilisation commune, sa vie ne se^ Yait point perdue pour sa moralité, mais elle nf
1 Aax oavrages cités dans les notes da Chapitre «or Jlnitroction polis ajaiitcMBis les indicatibtis soi vantes i Die SchuUn^ voa Schwan ( sartdat k seconde partie )^ Kirche, ^ckulê und Bam ^n Paslkucken sGianxoir; Prùk:::' tiêcheê Hmdkuch dtr, dêuàacimfk FaiàÊtckulverfasênng und deè Sohulr$phUp von Hoffmann $ jândêUilmgen ùber S&Mitagt^ ondGefo^erbêchulm^YOnfimlùn^NwêUnaiêdmmHm^ byffif t; De i'Éducaiion publifuê^ par M* Navilie ; hs RoffporU de M. Cousin, et le livre de M. Jnlten. Nous ne parloitt pas des écoles d'enfons ( Infiini»saliookoii Dame^-scbools)';
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compterait point dans les développemens de Thu-» manilé; jamais une moltitnde d^honmies ne s'élèverait à la dignité d^un peuple : la Providence j a pourvu. Soumis aux mêmes besoins et accessible atkx mêmes sensations , on contracte facilement des habitudes semblables , et bientôt la communauté des sentimens aboutit , sinon à des idées commoAes , au moins à des tendances homogènes.Ce caractère d'uniformité nationale n^est cependant pas une conséquence fatale des circonstances au milieu desquelles chaque personnalité se développe : il est une puissance qui modifie Faction naturelle de la société et neutralise les accidens de la vie , c^est la volonté ; utae volonté d^abord faible, ouverte à toutes les paroles qui la frappent, flexible à toutes les impressions qui la touchent. Aussi , à moins d'abandonner à la folie
ce sont bien plat6t de$ ^tablÎMemens de bienfaisance qoe d'instruction , de véritables salles d'asyie. Trajan et. les deax Antonins en avaient dëjà fondée Rome. Ôki pent consulter la VU(COb$rUn^ Toiivrage anglais de Diodatide Wilderspia, on plat6t la traduction allemande avec les mmbreusesaogmentaAionsde Wertheimer, BrzUhungs= Uhr$, vonSchwan m, SS. 240 -f 299» a Abtb. SS. 78, 90 , Soi, 5o3, etc. Quant aux écoles du dimanche , c'est un pis*-alleir dont la tliforie n'a pas à s'occuper.'
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des ambiticms particulières la direcKion des pea-* pies, à moins de se déclarer indlffilrens à leurs progrès , les Goayeniemens ne penvent^^ls ad^ mettre leur incompétence en matière d'éducation nationale \
Certes l'État ne doit pas attenter riolemment à Texistence de la famille, et détruire de ses pro^ près mains le plus puissant de ces élémens ^ ; it
< C'est 6e qui a tien aoi États-lînis; la loi n*y pour- Mit pointée rinrtmctkm pdbliqne'; tout cik abandonné an bon plabir des indiyidos. C'est rester conséquent, an principe du Gouvernement de ne pas être un Gonyer*. nement , et de sacrifier tous les droits de la société à. toutes les exagérations de l'individualisme. Des ëcoles fussent - elles établies , un État qui se croirait quelque autre devoir que de faire de l'économie politique ft bon iparché ne pourrait les laincr G(»nme elles étâieaty par exemple , suivant le cardinal deVitry, dans la première moitié du iS"** siècle: In unft autem et eâdem doipo scholae erant superiùs , prostibula inferiùs. In parte superiori magistri legebant , in inferiori meretrices officia tnrpitudlnis exercebant. Ex unft parte meretrices inter se et com leontbus litigd>ant i ex altft parte disputantes et oontentiosè agentes clerici proclamabant. Hisi. Oêcidmt. f cap. YII.
' La civilisation grecque ne s'inquiétait pas d'un pareil résultat : Strabon , liv. X; Aristote, Polît. , liv. IV ; Flutarque, bat. Lacan; Platon , De» Lois, YII y etc. Un
n'uwrpe ffmtjm \f^ f^ 1» pplHKHr d'élevé les eo^ms.; nuii$ii çoPHWP tau« les autres, If^ droit paternel n^est fond^ <{ae siv 1^ raJWP ; dès ^^îl ^lésuse de soa autorité , t^ute I]ias€| ié^ttioe lui manque, et nul ne peut plus en exciper pour couvrir l'abus 4^ sa force» A dé&ut de la caisop individuelle :des pères, ç^esjt donp à la wsoa géaé- ]|ale du pe^plQ de SQ substituer à le^rs devoirs, et de prendre en main leur tâche. On ne lui dis* pute point son droit d^intsrveqir pour^ sauver quelques parceUesd-uu miséraUepalriiÉioin&qiie semblent' menacer d^itnprudentes prodigalités; on n'exige que des formalités judiciaires qui préviennent son intrusion arbitraire dans Fadministration des choses delà faucille \ et, lorsqu^il sV git de son avenir moralr lorsque les destinées du p^iple entier sont com|Nromises , on accuse le Goureroement de porter une tyrannie brutale dans le fojer domestique \ De nos jours, cèdes (Mprits les plas^absobs de Do^e âge, FicliAe » n'a pai reculé {Reden aniii$ iiei/asch$ Ndtian,) devant oett^cett* sëqoence de sa prmcipe«.
^ Il est loin de notre pensée de rédamet If nterdictimi du droit dç veillera Tédacation de sa finnilie ; mais noos ne. eomprenons pas cbnunéat on «Uenterait plos.violeai* ment àla poîssanee paftemeUeen limitant judiciairenieat
péiidMt, ce préjugé tmiire un crtdft trop gé- Aérsd poiur ne pas mériter noe attentiqn sérfeu* se : êHl ne tenait à qaelqtiViûe de ces confosiontf éMéee ^ne dissipe faoUetoeilt- la prédsion des mot» et des questions^ long - temps imeore la
Parbitraire du père sur TMacation qa*il doit à 8et enfeus qv^en restreignant son droit de propriété snr dëtf fticns éùmt, abêolameiit pariant , il n*6itcdfliptaUe ^ pèi^ Knuae. Le droit d'iiiterT<aitioa de l'État dans l^imteiMtiatf fulbliqne a été nié par Itfai^vilton t Mirabeaiii Çaïupey et formellement reconnu par Voss , Krug , Zacharia, Schwarz, lord Brougham , Edinburg Rêview, vol. XXX, p. 486; XXXI, 497; XXXIl, 89; XXXIV, ^iS} XXXV, ai4 ; LIX , t ; etc. Dès i56o , la Niobiêsse de» manda ^uu États^GénéMis d'Orlésns qu'il y eAt dvciâ; de centrainle «t amenda <»atre Itt pèies et mdfes qipi re-; fuseraient d'envoyer leurs enfaiu à l'école , et Henri IV consacra ce vœu par une déclaration de iSgS , dont les dispositions furent renouvelées par le décret du 19 décembre 1 793. En Danemarck , en Prusse , dans le V^urtemberg, le Duché de Sase-Wetmar, les Cantons de Fribcmg^ de Lneeme, de Vattd , etc. ^ les pars» «ont l^lement astreints à faire instruire leurs enfans. Il est »n ùàt qâi prouve mieu que tous les raisonnemens la néûctiîté de rétablir de pareiUes dispositions en Fran<^ t e'crt^pi'U n'y a presque pas de départctnens où quelques eeimanes ne se soient refusées à ftdre les frais dTune école.
politique seradt jToroée de transiffer aree liu^ . Durant le premier âge , quand Tentendeibent de Tenfant n^est senaiUe qu^aux rapportsde la fa^ «aille, l'éducation n^a point à choisir son moyen de développement; elle ne peut agir qu^en le« rendant plus saîsissans et plus vife : TÉtat qui viendrait alors décliner l'autorité des pères , et lui poser des limites, irait nécessairement contre son but. Plus tard ^intelligence sort de cet ^at végétatif, où ses progrès s^accomplissaienl sanii Tolonté et sans conscience : d^un enfant instinctif et sensible l'enseignement aspire à faire un homme actif et raisonnable. Son monopole ne saurait encore appartenir à personne; tous les hommes que les accidens de la vie mettent en contact avec l^enfant modifient sa sensibilité et sa raison ; ils provoquent ses progrès ou les compriment; fatalement ils coopèrent à son éducation : la liberté de renseignement primaire est plus qu^un droite c^est un &it nécessaire ^ •
L^intelligence se développe dans le sentiment,
\ Puisque le drpitrcomiiuiii est la liberté , ae* reiCrio-» tions ne peuvent être que des exceptions indîvidfiello ^ nécessitées par des motifs spëciaaz , dans des cîroûiistaBces particulières j riuterdicUon ne doit pas être prone»* cee par la loi, mais par un jogement contradictoire*
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elle j troare à ta fois son point de départ et sa base : la mission de Tédncation prlmarre c^est donc réveil de raetivité de Tenfant, et une classe nombreuse absorbe son individualité ; Faction du maître se dissémine et s^annule dans un ensei* {pDêment simultané, La meilleure école primaire est cdle où Ton s^occupe plus constamment des élèves, où>^les encouragemens sont plus empressés et les soins plus affectueux : c^ést Técole de la famille ^ Hais les parons n^ont pas tous la èonscience dé leurs devoirs et l'intelligence de les rem[^ir ; il en est que la mort arrête au milieu de leur lAche ; d'^autres consument dans des labeurs nécessaires à l-existence de leur iàr mille le temps qu'eût exigé son éducation. Une feule d^enfans grandiraient, au hasard, suivant Pimpulsion désordonnée de leurs instincts de ekaque jour, si la société, intéressée à ne point
t M. Dtttnont n'en compté pas moins ao nombre des avantages de rëdacati<Mi publique le choii des mattres, l'aniformité de renseignement et la perfection des më* thodes ( Traité dêt Récampinae$ , p. a65 i la note } : c'est méconnaître à la fois la physiologie morale de l'enfant , et les premiers principes de la science pédagogique ; l'ap^ propriation de renseignement à VéXat de chaque intelligence , et son ëWyatîon progressive.