‹ Philosophie du budgetChapitre 45 sur 50 · CHAPITRE VL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VL

Chaque jour rhumanité recule les bornes de sou horizon , sa vue devient plus saisissante et plus: profonde ^ elle déchiffre quelques lettres de plus dans la science des êtres. Les types qui jusqu'alors lui avaient échappé , elle les perçoit et

^ Peu d'écrivains se sont occupes d'une manière sérieuse de cet important sujet ; nous ne pouvons guère citer queBossuet, Boissy, Rousseau, I^Alembert , Collier, Goze, Draseke, £berhard,BisbeyetsnrtoutSchiller(i>£i Schaub&hnê ais eine moraUsche Anstalt betrachtei), von Wes = senberg ( Ueber den siitiichen Einfluss der SdiaubOkne) , et Stâudlin y GeschichU der Forêiêiliaigm V(m der SiitUchàeU dis SchaatpUU.

les admire ; ses idées de beauté se multiplient , s'étendent , et se dégagent des foimes grossières qui les obscurcissaient encore* Ces conquêtes de la civilisation ne sont pas long-temps Papanage d'aune aristocratie intellectuelle : Part les exprime dans des créations plus, faciles à comprendre ^ et par le sentiment les introdnit. dans les niasses. De son côté ; la forme des beaux-arts se perfectionne et s^élève; en devenant moins imparfaits , ils s^appuient moins sur la sensibilité , et trans-«* mettent plus clairement leur idée à la raison : c^est donc un devoir pour l'État d^encouragei* leurs efforts et leurs [M*ogrès ^ ; ceux dont les formes plus avancées enveloppent la beauté de voiles moins épais concourent plus activement au but quMl se propose.

Le premier rapport esthétique que l'homme 8|9usisse , c^est la relation entre un ouvrage et son

* Le mode est une question d'administration que ne pent déterminer la philosophie : tantôt l'État développe le goût du penpie en l'exerçant par des fêtes esthétiques , des expositions publiques de tableaux et de statues , par des spectacles gratuits , ett. ; tantôt il encourage les artistes en leur décernant des récompenses éclatantes , ou en leur donnant des occasions d'exercer leur talent , et d'obtenir les applaudissememdn peuple.

4«6 nèpEi^sÈê

antear : âimi , pom grandir Tidée de lliiimani^ té , les peuples primitifs déplacent des rochers et édifient des masses ^ ; puis on comprend les rapports matériels dn montiment à sa destination ; pour élever la conception de Dieu on lui con-» fltruit des temples gigantesque ^. Plus tard on perçoit l'harmonie des parties entre elles, et Fidée esthétique qui les dominé et les ordbhne , quoique rexpressièn de l'Architecture demeuré encore trop générale et trop vague pour dégager complètement la l)eauté des formes massives qui la revêtent. Là Sculpture les dégrossit et les pré^ eise ; maïs sa science et son faire sontd^ahord 4iop impar&its pour traduire sa pensée : elle recourt au symbole , elle peint à l'imagination Tidée qu^elie ne peut exprimer à Tintelligence ^

. < Aa coaunenceioent de tontes les civilisations <m trouye des monanaens Cyclopëens oa Gigantesques:

Genesis , cap. 6, v. 44 ; Sapientiaf cap. f4 1 v. 6; Ttpwç • ffif^Uï(r&9t\ IiL( 11 j V. SSg ; xvr'Xwffjta oûpàvta fit^n ,

Eieet. ▼. 1 167 ^ voir Heeren \ Ideen II , S. 363 ; Nîebuhr, ,RomUch€ Gêêc/nchtil, S. 1125 Toffœns, Hisi&ria rerum

Norvegkârum , T. I , P. I , p. 117^ Giraldas Geimbrensis, -De admirandiê Hikêrfiim , c. 18 , etc. >

s Le Psntliéon d'Ellora, les temples^e 111e de dal- . cette, dé Lottlsor , etc.

> La statuaire des Indo» et des Égyptiens; au moins

P0UTIQUJB9. 4^i

I^raqu« Di^ , principe et fin de toute poésie^ ^ manifeste aux sens, et se laisse représenter sqqi; des fonnes qui tiennent à Thumanité , les pro<^ grès de la Sculpture sont rapides : TinspiriitiQ^ et le modèle attendent jses ciseaux , elle n'a plmi qu^à idéaliser les qualités de rhomme K Tfiais sea développemens ne peuvent innover dans ^ na<«>. ture ; condamnée à s^exprimer par des sur&ceSf elle ne parvient qu'à individualiser un type |^

est-ce par des idées symboliques que nous nous expliquons les jambes collées et les bras pendans de leurs statues. Elles représentaient des momies, parce que la mort leur semblait donner une idée plus substantielle de l'humanité que la vie. De là une espèce de eiilte mnàm aux morts : les villes ont des (aubourgs des m^rti (pivQ^ôviia ) ; les temples sont des tombeaux (vœoc) ^ aussi Philon , qui ne comprenait pas leur idée , appelle les Egyptiens to yt>oo"wpaTov yivoc ( De Conf, ting, 0pp. i, 4i5); on voit dans Diodore {Biblioihtca hUiar. i, 5i ) qiie le Gouvernement avait complètement réussi i établir la prééminence d'une vie à venir.

' Le polythéisme des Grecs n'en devait pas moins r«adre leur sculpture superficielle; .ils ne difTérenciaieDt leurs Dieux qu'en attachant une valeur essentielle à la forme. L'art n'était plus libre; pour ne pas tomber dai^ l'anthropomorphisme , il lui fallait oonsçrver cert^ip^ traits caractéristiques dont l'idéalisation .restait interdite*

4i^ DEPENSfiCf

néral , au lieu de créer des individtis ^ Le beau éternel se rérélant par des lignes corporelles , et idéalisant les sentimens par la dignité du carae* tère et la noblesse de Tattitude , la Sculpture ne saurait rien produire de plus élevé : ces types , trop abstraits et trop morts pour être fecilement compris , ]a Peinture les particularise par l'ex^ pression ; par la couleur et la lumière , elle leur donne, de la portée et de la vie. Toutefois , impuissante à représenter la durée , elle ne manifeste le sentiment que d^une manière incomplète j elle le saisit dans un état de crise que rien n^explique, et la vivacité d» formes, Fénergie et la vérité de Pexpression physique, préoccupent rintelligence ; la sensation domine l'idée esthétique ^ : si claire que soit la Peinture , elle reste toujours une allégorie. La Musique réalise un

1 Rîen n'est ainsi pins antipathique i Vart que les stataes-portraits ; il tepr&ente Phomme idëal , et non un faomme accidentel ; la couleur n*est pas plus prosaïque que le costume et les gestes trop caractérisés.

* C'est donc méconnaître entièrement les conditions de la Peinture que de sacrifier là forme à l'expression ; elle est trop sensible par ses moyens pour ne pas éviter avant tout oe qui pourrait choquer le» sens.

POLltlQUl». 4^3

nouveau progrès ^ : son expression devint plus pure , elle pénètre plus avant dans Fintérieur des sentimens , et ne les tronque plus dans une action sans darée ) mais l'obscurité mystique de ses £>nnes^ le vague de leor généralité et Fimportance qu'elles conservelit encore ', délaissent une* trop large part à la sensibilité pour satisfaire complètement Tintelligence \ C'est à la Poésie

< Les Grecs appréciaient Timportance sociale de la Musique 5 ils lui dëcematent ^ conme à la Poésie ^ des cdnroimes aux Panathénées et aux Jeux Pythiques : les idées que Plotarque a développées dans son traité De Musicâ appartenaient à la civilisation grecque.

2 II ne faut pas s'étonner que les Grecs, qui l'avaient comprise, aient réglé par des lois la forme et les trous de la £klle , le nombre des cordes de la lyre , les instrumens qui devaient accompagner chaque espèce de poésiéy etc.

s C'est le seul des beaux-arts dont on trouve la trace chez les animaux. Sa généralité la rend aussi moins libre ; les dernières notes du rossignol ont beau cesser d'être agréables , il ne varie point son chant. Cette impuissance de nature , qui arrête les progrès de la Musique , explique et condamne à la fois les efforts des compositeur» poar exprimer des sentimens plus individueb , des marches de supplice , des noces de village , des ré- Teries fantastiques , etc. Avec l'imagination d'Hoffmann on peut découvrir bien des choses dans le bruit; qu'estce que Marcel n'aurait pas vu dans un menuet ?

4*4 OÉHi9SB8

de maQÎfester daii^ tout son éclat la puisniice e^ thétique de rbomme ] : plus harmonieuse que FArchitecture dans sa combinaison et son en^ semble, plus individuelle que la Sculpture parce quWle est plus profonde, plus expressive que la Peinture parce que c^est Thomme lui-même qu'elle exprime, ses formes sont aussi plus clai^ res et plu^ intimes que celles de la Musique, car ses formes ce sont des idées.

A Torigine de toutes les civilisations les besoins et les intérêts sont communs ; les croyances, les craintes et les espérances de chacun, se reproduisent dans les imaginations de tous. Quelque égoïste qu^elle soit , la première Poésie des nations n'est pas pour ainsi dire individuelle^ elle appartient au peuple entier; le poète n'est qu'un organe , sa voix qu'une lyre dont les émotions populaires font résonner les cordes. Lorsque les besoins s^étendent et se diversifient, lorsque, en s'ouvrant à des senti mens qui lui sont personnels, chaque intelligence s'empreint d'un caractère différent, la Poésie se retire des masses, et la pensée du poète s'élève trop haut au dessus de leurs pen-

^ Nous prenons ici la Poésie dans sa signification étroite, nous entendons la Poésie exprimée ^veçdes ifets.

aies habittleUespour en être facilement compris •e : Tode ne trouve plua de sympathie» et n^exer^ ce plus d^influence. Dans ces temps d'organisation où Pexistence d^un peuple est encore mal . assurée « de nombreux événemens mettent ses destinées en péril ^ et sa reconnaissance grandit les chefs qui les affermissent; il se passionne pour les chants qui narrent leurs exploits : en s^associant aux souffrances de ses fondateurs , il veut s^asgocier à leur gloire. Pour devenir populaire ^ riipagination ténooigne du passé; la Poésie c^est de rhistoire épique. Quand de nouveaux développemens ont rendu la nation indifférente aux dangers qui menaçaient son berceau, elle ne s'émeut plus d'enthousiasme pour des services dont elle ne sent pas rimportance. Les hauts faits que la tradition avait entourés de tant de poésie , Tes*prit critique les ravale à une vérité sans grandeur et sans éclat. Les mœurs si simples et si énergiques des anciens jours , une civilisation moins grossière en rougit et s^en indigne. La force brutale du bras ne s'empare plus des admirations : elles ne.se rendent qu^à Ténergie morale , non des pensées de ces hommes à part dont Fex*pression lyrique resterait obscure à la foule, mais des sentimens de Thumanité entière , où chacun

4i6 DEPENSES

reconnaît comme dans un miroir ses douleurs et ses passions. La Poésie atteint sa forme la plus complète et la plus pure : les plus hautes aspirations de rintelUgencCp les angoisses du cœur les pfais profondes et les plus intimes , elle les saisit et les jette dans le drame, toutes palpitantes . d^actualité et de vie. ^

Toutes les circonstances'ne se rattachent point par des liens sensibles aux faits qui les ont précédées : il est des forces physiques qui pénètrent brutalement dans la vie sans expliquer leur action ni légitimer leur influence. Ce caprice apparent des événemens , le drame lui restitue sa signification et sa logique ; à tous les malheurs il î?ouve une portée morale , à tous les effets il assigne une cause , et substitue la raison de la Providence aux bizarreries du hasard : les vices trop individuels pour être réprimés par des lois politiques , il les soumet à une peine morale , et leur imprime au front la flétrissure du ridicule ; les princes que leur puissance affranchit de la justice sociale , il les cite au tribunal de Dieu , et manifeste par leur châtiment Pégalilé des hommes devant la conscience ; la sanction du devoir, qui restait dans la religion une lettre morte, sans autre force que la croyance , il lui donne un

FOUTIQUSS. 4^7

corps, et monire par les ùdis que le monde n^eet point comme un champ délaissé par son maître k qui veut s'en saisir.

Quoique Phomme ne se maintienne moral que par son ambition de perfectionnement et la résistance qu^il oppose au mal, la société n^en garde pas moins un puissant intérêt à la régularité matérielle de sa vie; Tordre général est la loi de tous les faits individuels , et le Théâtre dépouille la sensibilité de son pouvoir en rapprochant des plaisirs qu^elle poursuit le châtiment qui les réprime : il montre Thumanité dans tout Féclat de sa force, et, par le spectacle des luttes et des souffrances où elle témoigne de son courage , il ap^ prend à ne point déseq>érer de soi-même et de la vertu. On ne croit plus à la fatalité de ses passions , ni à leur toute-puissance : les héros du drame en combattent de plus impétueuses, et, à leiu* exemple, on résiste et Ton triomphe. Il n^est pas jusqu^aux dé&illances de la moralité qui ne renferment des enseignemens salutaires : la Poésie a grandi Tattaque pour conserver à Fhomme de la grandeur dans sa chule , et la violence des passions rend plus indulgent pour les fautes ; on ne les frappe plus d^une aveugle réprobation de mépris et de haine : la raison les comprend et la

4iB DânsNAis

pitié le8 exGii^. Des faiblesses iafaéreotés à la i ture humaine ne prévalent plus contre ses plus nobles tendances ; elles ne refoulent plus dans le oœurPamour, qui doit, en se développant ré u^^ nir rhumanité dans la communauté de senCimeos où rappelle la Providence* Quand on a sympa^ thisé aux soufirances de malheureux, incrédules a sa foi , quand on a reconnu et admiré leurs vertus, le fanatisme manque par sa base ; l'intolérance religieuse n^a désormais ni raison ni prétexte. Les peuples eux-*mémes ne se laissent plus emporter à la haine par les intérêts transitoires d'aune politique contraire : ils savent, par les représentations du drame , qu^une nationalité différente ne transforme point le cœur de l'homme, et rapportent du théâtre, où ils s^enthousiasmei^ pour les hauts faits des histoires étrangères , moins d^égoïsme national etd^ardeur à contrarier leurs dévelc^pemens.

Mais le drame n W en lui-m^e qp^une imi^ tation sans valeur et sans vie : forme ouverte à toutes les peintures, instrument maniable à toutes les passions qui s^en veulent servir, il n^atteint de puissance civilisatrice que par un haut caractère de vérité et de poésie. Si les événemens s^y déroulaient d^eux-mèmes sous une impolsîoD

POLITIQUES. /ftg

ftftftle qui précipiterait rhomme à d^aveagles de^ tinées , i Idevieddrait une école de dépravation y il professerait la vanité de la vertu et Pimpuis* sanoe de la volonté à remonter le cours de la.for* ee des choses, il prêcherait Fathéisme et le laisseraller à toutes les sollicitations du plaisir ^ L^inetipct du beau le sauvàt-il de cette dégradation honteuse , Tintérèt particulier des entrepreneurs de spectacle Tobligerait de complaire aux pas* sioDS de la foule : au lieu de Télever à une plus juste appréciation de la vie , il exploiterait ses préjugés et ses haines ; la scène ne représenterait plus une lice où de nobles combats rendent témoignage de la vertu et manifestent la justice de Dieu, mais un champ d^oppression et de sou^ france que ravage impunément la force. Cequ^on

* L'intervention de la fatalité ^ans le drame antique n'avait point l'immoralité qu'elle aurait aujourd'hui ; dans une religion , qui ne reconnaissait guère que le corps de Thomme , il fallait qu'une puissance irrâistible dominât la vie. Seulement en lui laissant un esprit de désordre et de violence , Eschyle n'avait pas compris son art^ c'était une nécessité esthétique de donner au Destin ce haut caractère de justice dont chez Sophocle il ne se départ jamais. Quant k Euripide | c'est un bateleur qui veut surprendre à la Poésie des ^succès qu'il ne demande qu'à la sensibilité.

apprendrait à ses leçons ce seraient des pensées tTamertume et de haine, peut-être même d'insolentes protestations lancées contre Tordre social^ comme un cri d'accusation et de guerre ^. Pour étendre son public, le drame spéculerait sur le plaisir des sens ; il se ravalerait jusqu^à servir d'encadrement à des peintures plus lubriques que les autres, et n^ambitionnerait rien de plus intellectuel ni de plus élevé que des ficîssons nerveux et des émotions lymphatiques '• Mais il ne

' Le Théâtre généralise tout ce qa'il représente : ainsi des sentimens qui ne sont justes que par exception de* viennent dangereux par leur expression dramatique. La mise en scène d'une imperfection de la loi semble battre en ruine la société elle-même; d'une erreur de la Justice on peut conclure son aveuglement et sa partialité. Le danger sera plus grand encore quand une forme prosaïque donnera plus de réalité à l'action : en voyant aux personnages son langage et ses mœurs, le public s'identifie plus volontiers avec leurs pensées et leurs soufiranoes.

^ Les Gouvemeroens méconnaissent si complètement leurs devoirs , que les théâtres qu'ils protègent avec plus de prédilection sont précisément les plus sensuels. Nous n'avons compris la subvention de l'Opéra qu'en voyant employer la raison qui l'a déterminée à défendre les jeux publics. Sans doute si quelque législateur demandait enfin qu'on purifiât les rues de la débauche banale qui en

^suffirait pas de surveiller ses écarts et de supprimer ses dangers ^ : on n'a pas le droit de répudier sa puissance. Puisque le Théâtre est un moyen d^éducation sociale , TÉtat doit l'organiser dans un but de civilisation et d'^avenir : e^est son devoir de le retirer des mains de la spéculation privée , et de restituer sa direction à la raison publique ^.

prend possession tons les soin , on ull^[aerait encore la nécessité d'attirer des étrangers à Paris.

1 Le vice de la censure dramatique est dans l'arbi* traire et rininteliigence des agens qui l'appliquent. S'élever contre son principe , ce serait ne comprendre que le coté n^atériel de la Poésie : quand on reconnaît la nécessité d'empêcher l'exposition. pul>Uque de peinture indécentes , on manque de respect aux beaux -arts en réprouvant une surveillance plus haute , on nie leur puissance intellectuelle.

^ Tout ce qui regarde la morale peut être censuré administrativement , ses principes et ses règles sont absolus. Quant à la censure esthétique, elle doit surveiller l'éducation du peuple, et ne peut se diriger par des règles fixes ; chaque théâtre a des habitués différent dont il lui faut tenir compte. Le seul' moyen qui nous semble rationnel serait de remettre la censure à un public plus intelligent et plus moral, c'est-à-dire^ encore de nos jours^ plus riche , que le public habituel ; nous voudrions que , pour les deux premières représebtatious , le prix ordi-

Philosophie du Budget, ii. 27

4^2 IWiMfiBfa

Page 1