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CHAPITRE VIII

IDe la Bipmon \^e^ pvùpxHtk'.

L'ignorance et le sophisme ne sont point coupables de tôkites les ekreors €{ui nous égarent, la philosophie ppend{ biéoL aussi sa. part dans leur resi)ol)fsa])iliié, d'hier seidèmeni -elle sait

' Dans l'état actuel , l'opinion indépendante de tout

esprit de parti est à peu près unanime sous le rapport

économique (Malthus, Essajr on the principles of Popw-

lotion;' lord Sélkirch , Oirgen^ations on the présent statefof

the Mighkaidsi tf Seotland ; M. Simoiid , Edinhurgh

Rmt^9, Attgua^^ iStso» art; France $ M. MVuUodi,

iÇcft'f&.;/i^<4^« july.ida3', ^n* Frençfi Um o/fucoe^sion ,

TVeçtmimtcr. Reui^ ,. octobre. 1824 > Arthur Youjog ,

Tuiçot, t. IV de ses œuvres; M. deSismondi, Tableau de

t agriculture toscane; M. de Ghâteauvieux, Lettres écrites

d'Italie ; sir Francis dlvemois , Matériaux pour servir à

rhistoire du morcellement ; Napoléon, Procès-^erhal de la

EGOWOlfiQVES. tgi

que l'absolu n'est point dànft le temps ^ et que (a vérité devait byoïr son histoire ;'"tamement i« dtconstances qui l^itimaffettt uiie croyance se Pètfrai^t €fl cédMeat 42r'place'è( des ciltMiA- 8tahce^ opposées ^ elle s^Dbsfittait à^petenirsa vërité^ eomnie si i'e^nt4»ifl(iain ne travaillait qiien clMB(s-d'4»rrM, Mfie t^enianiafit pas i'nces^ ssmiment les^ iééë^yKftà ^nt ftiit kur tanips et a(KX)f!iiAi'l«inra{rt'ii)grés^.» ' "j n^--'

dUaùsion du projet du Code ciuUaà Conseil d'JStat,'protO' coledes séances des 3b n&vose, 7,14^ 20 plurioseanXI; M. deflro^e. Chambre des Adrs , 4 ^^ 1826, Moni*eei9^da6 «yrU) ; rAUemagi^e Ta phu h^iak /enoove.' ^e a>iiMs31er. imvinqial du iCercle de Daim a deinandé» comme le meilleur moyen de^ prévenir la misère , des obstades légaux à la divisibilité de la propriété foncière ; le tôbunal d« Sairbruck n'a pa^ attendu pour fu établir fue la législatt09 sjb soit itfono|iqée( Jutius , /tflitbûcher, ett. ,.«tq,,j8*9i *^* Hef, S,»;xpfl),, ^t 4an3;^QU|^écè#, daté du 4 fév^mr ^i^y la dtèt^evcks Etat* pn>viiicia«at dn Grand-Dndié die Pclseua pcié la n^ dePrusaa d'fmpè' cher par ift*e tei le mocoeUç^imt 4op çousidéiable 4^ la terre. L'ordoiuiattce du 3 décembre 1&19 n'autorise la division des propriété» gn^ngjnaark , que \ S9US la condition qU'il resterait, touj^Hrs. au chef de. la, &|mlle me poftiiMk dé terre aasez oop^idéiiAbl^ .pwr produire quarante bèâsseaoK de blé.

iga DEPENSES

Sans doute pour lès peines qui débutent dans la fortune, la grande division des propriétés est un bien , le capital matériel manque** rait à la terre > et le capital humain y suppléé, il s'y applique avec toute sa puissance^ et l'autre, qiû'u'eût pas suffi à exploiter toutes ses richesses , passe dans une industrie moins, exigeante,, et. la fécoade; sans doute, encore^ chez les nations indolentes, la coneeotralioB du soi en tient une partie en friche ^ , les champs les plus avantageux sont seuls cultivés; que leur fertilité naturelle s'épwse, on les abandonne aux influences du ciel, et la civilisation menace de rétrograder sous la tente des peuples pasteurs ; mais ces positions exceptionnelles n'autorisent point des conclusions universelles '*.

' On fut obligé d'y mettre un terme en Angleteire (st. 4» Henri Vil ,' c. ig; z5, Henri YIII, c. i3) ; on "iui attribue aussi l'état de TagriciAure^ espagnole (Mémoire De Lege agrarid > par D. Gaspard JoveUanos , 4^ vol. ; Itinéraire de M. De Laborde); il est dû cependant , en très grande partie, à l'usage de la Mesta , établi dès 1 556, et assez général poui* qu'ott en ait feût on code , Leyes y Ordenanxas de la Mésta.

* La question dépend aussi de la nature des terrains ; les collines pierreuses et, en général^ les vignobles , s'exploitent plus avantageusement en petites cultures , tan-

ECONOMIQUES^ Iq5

^ *^^ jpoint de vue économique , ca-

^^^^*^^»X€les propriëtéd, c'est la substi- ^^^^ bmtes aux fcNrces humaines , ^litique, qui les condamné^ se délit d'inconséquence; après ^es machinas industrielles > \ réprouver les machines

e remplaçait pas utr-

nme', il se dépense-

^ uiides propriétés se^

. Dêche comme les autres^ -,

dans leur mode de culture que

^ao^^t^îf à un déficit de main-d'œuvre > et

. ARt ouvrir tme nouvelle source de richesse.

^^ pour Obtenir un produit net plus considéra-

l^le , ^^ ^ l>énéfice ne reste pas mort, il spécule

à soiï tour, et pourvoit aux nécessités de l'indus^

fxi^* ^' ^^ des terres ingrates, qui né paient

^jjj que des marais ne peuvent être mis en valeur que par de grands propriétaires.

* M. deDombasle dit {j4nn. agric. de RoviUe, t. i, p. S9) que la machine de Meikle , en usage eu Angleterre, dans toutes les fermes de quelque étendue , augmente d'un dixième environ le produit brut , et d'un tien au moins le produit net de la culture des céréales.

philosophie du Budget, i. j3

tQ4 0£PBN$£S

pas leur oxploita^tion ^ les frais dëpasseal leurs produit^ cl foi^cent de les laisser incultes ^ ; uœ méUiode plus ^uomique, étend donc réellement la partie arable du sol, multiplie les récoltes, et rend la subsistance plus indépandante de TétrMigw : le laboureur capitaliste n'use pas son activité y dans des occupations manudks, son intelligence s'élève à des idées théoriques, rompt avec la routine des hommes et des choses, et.^ par des cultures npuvdites, par de plus habiles procédés, développe la f(^tilité du pays entier.

Chaque exploitation exige des capitaux im-* productifs , dont l'intérêt dpit être prélevé sur la récolte , et ils ne se proportionnent point à son étendue; les bâtimens nécessaires ont une vajieur fatale que la pulvérisation du sol ellemâoie ne saurait réduire, et un maximum que dépassent à peine les plus vastes propriétés '.

Il y a des dépenses invariables, sur lesquelles

' M. Ghaptal , dans son ouvrage sur rindustrie française , ne porte les terres vagues , bruyères , etc. , qu'à 3,8419660 hectai*es ; M. Huerne de Pommcuse les élève à 7,184,47^? ^' M- de Villeneuve à 7,221,225.

* Il faut cependant reconnaiti^ qu'au ddà d'une certaine limite , il n'en serait plus ainsi ; d'ailleurs , avec

ECOMCMnQUBS. ig5

ia diminution d^ produits a'économi^ rien ' ; le petit laboureur loue des forces étrangères, et la tetre est privée d'engrais et dépérit; il emploie des forces trop faibles, et, au lieu dérégler son mode de culture ei ses spéculaitions sur les qualités et les besoins du sol , il lui faut les cai* culer sur ses ressources ', ou il les approprie aux besoins d'une seule saison, et elles suffiraient à une exploitation plus considérable et mieux ordonnée ', et en même temps que les dépenses

de très grandes propriété , la surveillance deviendbraic plus difficile , précisément quand elle serait plus nécessaire y et il y aurait perte de temps pour aller au travail et i-evenir prendre ses repas.

' Une grande quantité de vaches réunies dans une seule étable ^ produit beaucoup plus d'engrais et coûte moins que si elles étaient séparées ; il faut un berger à deux comme à trente , et la journée est également perdue pofir porter un sac dç blé au marché ou pour y en porter quarante.

' Dans les comtés anglais , par exemple, celui de Kin* ross, en Ecosse , où la propriété est plus divisée , Tagri-* culture est plus reculée.

* Suivant le Statistical account of Scotland , dans une paroisse de North-West , contenant 3,2 1 8 habitans, 1 ,600 chevaux sont employés avec tout leur attirail , et

s'exagèrent * , les pooduits diminuent * , et c'est à

des instrumens de culture en proportion. On suppose que des voisins s'entendront , parce que c'est leur intérêt , et feront valoir en commun ; nous pensons que généralement c'est une erreur : il faudrait un chef, et l'on a plus de confiance dans ses moyens que dans ceux des autres, on' ne veut pas aliéner l'usage de son droit de propriétaire , et quand on achèterait 4es machines en commun, il y aurait de fréquentes contestations pour leur emploi , des pertes de temps et de travail poip* les déplacemens des hommes et des choses. Déjà cependant six communes, Rouvres (Côte-d'Or), Châtillon-sur-Seine, Nousard( Meuse), Neuville, Roville et La Nèuveville devant Rayon (Meurthe) , ont voulu remédier aux inconvénicns de la trop grande division des propriétés , en se partageant de nouveau , et on demande maintenant que leui-s nouvelles parcelles soient déclarées indivisibles. Journal des conn. usuelles , t. XVII , p. i^^-

' Il n'est pas jusqu'aux pommes de terre qui, d'après l'expérience de M, de Dombasle , ne coûtent 4^ ft- 4o c. l'hectare en grande culture , et laS fr. à la houe.

' On cite à tort l'exemple de la Relgique pour justifier les petites fenties. Le mémoire du Comte de Lichterwelde , sur la culture de la Flandre orientale , a prouve qu'une terre de 44 arpens y exige un capital de 8,000 fl. à dépenser avant la première récolte , occupe constamment douze pei-sonnes , et donne au cultivateur un bénéfice net dé 2,og5 florins.

ECONOMIQUES. igj

renchérissement des subsistances de rétablir la balance ^

' En Angleterre , les propriétaires territoriaux n'excèdent pas le vingt-cinquième de la population , et possèdent y terme moyen , 52 hectares ; en France , pour 5o milliotis d'hectares cultivables , il y a i25 milUons de parcelles réparties entre 10,8149779 cotes (M. Rambuteau, séance du 17 avril i833) ; il y en a 8 millions au dessous de 20 fr. , et seulement i,3oo,ooo au dessus (M. Calmon, séance du 20 mai i834). Dans le département de l'Aube , chaque propriétaire ne possède que 2 hectares 63 ares ; dans la Manche , que 2,40 ; dans le Calvados » 2,39 ; le Pas<le42alais , i ,98 (M. YiUermé , Bull. unii^. des Sciences géogr., t. VI , p. 366). En Lorraine y il y a un grand nombre de champs qui n'ont qu'un mètre de large sur deux de long (Bosc, Dictionn. d'jigriculi., vol. XIV, art. Subdiifision des propriétés) , et dans la vOle de Sainte-Marie (Basses-Pyrénées) , sur 864 cotes d'impôt foncier , 4^4 étaient assises , en 1 820, sur des propriétés dont le revenu n'excédait pas, un franc (Chambre des Pairs, séance du 7 avril 1826). En France , près des deux tiers des habitans s'adonnent à l'agriculture (Globe , 26 avril 1826; Bull, unii/., Scien. géogr., t. rV, p. 1 5o j selon le Duc de Gaëte , il y avait , en 1818, 19,421,000 individus a^riculteui*s ; M. Dupin les porte à 21 ,056,667 , Forces prod. et comm. de la France) , tandis que , en Angleterre , il y en a à peine un tiers (d'après le recensement de 1821 , il y avait en Grande-Bretagne , non compris l'Irlande , 2,9419383 ix-

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Qnand tout se feit par la main de rhomme ^ il y a des périodes où l'agriculture demande plus de bras^ la demeure mettrait ses espérances

milles , ^o^\ 978,656 étaient agricoles. M. Balbi a dit y d'après d'autres renaeignemeiis probablement plus exacts, dans le tableau u^ i ^ du Monde comparé à l'Empire Britannique , Ret^ue des deux Mondes ^ 5^ Ut. , C II, qu'il y en avait a,493»4^3 , dont 847 ^gSy se livraient à l'agriculture; la proportion est à peu près la même; eUe n'a pas beaucoup varie , car , d'après le- cens <}e i8ia, sur 2,544>ooo Êquilles, 896,000 étaient agricples , et, en 18 18, suivant le Quarterljr Retnew^n"* ^7, p. 85, il y ÇD. avait 36 sur 100. Nous devons dire cepq|ida4it que les statbtici^s sont ^i^ lo^ de s'accorder. M. deSismondi suppose que les agriculteurs montent aux deux tiers de toute la population , M. Dupin aux 5/9 « et M. Pour lett Scrope aux 7/17). La population de la France a donc proportionnellement la moitié plus de laboureurs que celle de l'Ânçleterre , et cependant , grâce à une ag^cultui'e plus riche et plus perfectionnée, elle a 46 forces travaillantes où nous n'en avons que 33 (voirie Foreign Quarterljr Ret^iew , n* 2 , pp. 472-98) ; moins chaude çt moins fertile, elle nourrit , par myriamètre carré, 8,107 habitans , et la France seulement 5,68o (M. Dupin , Forces comm, de la Grande-Bretagne ^ mais il est juste de remarquer que les pommes de terre y sont plus usitées et les importations plus considéi-ables ). Elle a 45 millions de moutons; nous n'en avions , en

EcoifOMiQDCs. tgg

en péril ^ et une augmentation désordomiëe des salaires s'impose à ses besoins , et appesantit seB charges' ; dans d'autres^ TemploS se resserre et

i8e8, que 35,vâ^oo6 (BuUet. univ, , Sciences géogr, , t. VIII, p. i83) y et les fimks. du kbeui; d'un individvL de la popuhtion roraLe*, Isoiit à ceux d'un laboureur finançais, dans le rapport de 3 1/4 à i , suivant M. Mo-, reaude Jonnibs ( il n^évalue le produit de notre agriculture qu'à 4,678,708,000 fr. , et M. Dupin l'élève jusqu^à 5,3 12,750^000). M. De Labordenele portait, en 1821, dans son outrage sur Tesprit d'association , qu*à 5:2, et son esdmatîpp diAve p«u de celle du Journal di\ V Académie d'HffrtimUure , t. i*,p* i56, . '

' Les ouvriers trouvent pkisv d'emploi , et c'est une prime accordée à leur tendi^ice à la multipiication (Subdivision of land and the multiplication of tlie speciea go on pari ptissu. Report of Lords on the state of Ireland 1824, p. 8, ]\&lthus, t. n, p. 78, 2f éd., trad. franc. ).' Abstraction faite des grandes villes , les départemens les plus subdivisés sont généralement les plus peupiéf^ (M. Louyer-Yillermé , BxtlL tmit^., Seien. géogr., t. VI, p. 366 ) ; et llrlànde est là potu- maôiifester dans toute leur étendue les funestes effets du morcellement. Dans les Comtés de Giare et de Limerick, des terres qui avaient, il y a trente ans , de 3 à 5oo acres , sont maintenant occupées par vingt , trente ou qiiarante familles ( Edinb. Hew, , XLI, p. 391 ). L'opinion unanime attnbuc la population de Fliiande à la subdivision des terres (Ei'id,

ses ouvriers s'habituent à la fainéantise ^ et tom-^ bent dans la misère \

La terre n'a point d'amélioration à espérer; il faudrait un capital auxiliaire et introduire la grande culture dans les petites fermes; l'urgence des néoessitésne permet point d'attendre l'époque des bons prix ; à peine les grains sont *ils^ engrangés qu'on les porte à la vente; ils se déprécient par leur concurrence empressée; leur rabais provoque le consommateur à l'imprévoyance , et l'année finit par une disette du fait de la petite propriété : qu'il y en ait une réelle^ les pro-* priétaires manouvriers ont vécu au jour le jour, sans faire magasin de l'abondance de leurs produits; orgueilleux de leur fousse aisance,

Communs , iSaS, pp. Ii4> 74^ ; First Rep. on Emigr. » a^peadix, pp. iSS, i85, etc., etc.; Carwen, Trai^els in Jrelandj passim; Townsend , Suavey of Cork , 2* edit. , vol. !•«, pp. 87 et 208 , Newenham , Inquiry into the population of IreUmd, p. 270 et passim ; d' Rogan , On ihefever in the north of Ireland j 1819 , pp. 8,93, etc. , etc. ; puis enfin, dans la session de 1826, les débats sur la proposition de m H. Pamell.

' Notre agriculteur est aussi ignorant , aussi pauvre que dans les siècles de la féodalité. Réflex. sur la réduction de 1(1 rente et Véiat du crédit , par J. Laffitte , 1824 »

ËGONOMiQUES. SOI

ils D€ r^ranch^eut riea sur leursconsommatîons, et s'en dëdominageiit par des deonaudes plus élevées encore; aux autres classes , de. porter tout le poids du déficit , et il les écrase.

D'innond>rables servitudes diminuent la valeur des terres^ et s'opposait à tous les. progrés de la culture ; on est forcé d'accepter la loi de ses vcMsins^ de semer ce qu'ils sèment, de se mettre à la suite de leur routine; si Ton préfère se clore y un terrain précieux est enlevé à la pro-. duction', il se couvre de haies , s'engloutit dans les fossés, les ch^ooins man<{uent à l'exploitation^ ou battent le sol de leurs mille sentiers, et le temps et l'aient disparaissent dans des contestations sans cesse renaissantes.

Le produit brut des champs morcelés a trom-' pé ^ ; la statistique n'a pas compris que le travail était un véritable capital à qui elle devait

p. 161. Dans le rapport de M. Jacob, avril 1828, il est prouyé qae l'agriculture de la Fraucie occupe un des plus bas rangs de la partie septentrionale de l'Europe.

' Chacun , pour se défendre de l'eau , relève le nûUeu de aon sillon et creuse son extrémité , ce qui fait une large bande perdue sur toute la longueur.

* D semblerait cependant, d'après M. Dunoyer {Econ, sociale ^ t. II , p. 388) , qu'en Angleterre les grandes

20a BBPKNSfiS

attrilAier des intérêts; séduit par l'augmeiilation de la taxe , on n'a pas voulu voir qu'elle ne frappe ni la rente, ni le profit; c'est sur le salaire qu'elle tombe , elle impose les bras à la contribution foncière*

Les considérations morales elleMnèiâies n'ont point un sens si absolu, que d'une condusion, elles ne passent aussi , au gré des circonstances, à la conclusion exposée. L'agrictdture assure bien toujours plus de sûreté au capital > plus de r^;ularité à l'emploi , phis de moi^Kté à la vie ; mais ces bienfaits restent concentrés dans la classe agricole, et^ quelque étendue que le morcellement la fasse, e^le n'absorbe point l'intérêt social ' ; souvent il attache une plus bauCe im-^ portance à l'abondance des céréales qu'à la quantité des bras employés à leur récolte,

propriétés auraient relativement plus de valeur que les petites ; mais cda tiendrait à des circon^tanoes tout à Coût exceptionnellea.

* Son influence ne bénëfiaie qo'indireciemeûtia aociélé entière , et encore ses faenreux effets dii^araisBent-ils , quand une moralité plus avancée repousse £uÂleme&t les tentations qu'elle rencontre dans d'autres «arrières , ^que des lois plus paifiûtes garantissent de tout oibstaçlo extérieur les développemens individuels.

ÉGONOMfQUËS. 2o3

Les économies ofaienues par une eokure perfectionnëe profitent à la nation entière; les besoins exploitent moins durement la rie , la volonté n'a plus à se mettre incessamment au service des sens , et partout le travail s'anime d'une puissance nouvelle; car la main de l'homme ne tire rien du néant, les produits de la nature servent de base à tous ses produits, c'est leur bon marché qui fait la fortune de son industrie. La Providence n'a point seulement créé des peuples agriculteurs; il en est que, par la nature de leur territoire et leurs conditions géographiques, elle a destinés à développer leur idée à travers le commerce et l'industrie, et c'est concourir à leur tache que de favoriser l'agglomération du sol en vastes propriétés, dont la culture plus mécanique et plus intellig;ente les affranchisse d'un travail excentrique, et leur permette de graviter dans leur orbite. En supprimant l'application des forces brutes à Tagriculture, le morcellement condamne une large partie de l'humanité à gagner sa subsis^ tance à la peine de ses bras, et ce n'est pas sans, doute à ce travail manuel de tous les instans , œ n'est pas à remplacer les animaux dans les fatigues de la culture , que la civilisa-

2o4 DÉPENSES .

tion doit aboutir; entre la division des propriétés comme principe, et la croyance au progrès, il faut opter, la conciliation est im-

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