MACHIAVEL
t\e; mélange de finesse, <le ruse et de pepsévé^ rance, fourbe avec naïveté, aussi naturellement que te Français était présomptueux et le Ger* main un peu lourd; une inépuisable perfidie dans les desseins, du sang-froid dans l'exécution, de la bravoure, de la fidélité dans les haines et les amitiés. Il est évident que le siècle et le pays qui produisirent Machiavel, Alexandre YI, César Borgia, tous les politiques du consistoire romain y furent par excellence le pays et le siè-» clede la diplomatie. Ainsi Machiavel, continuel** lement envpyé où il y avait de sérieuses difficul*^ tés à vaincre, se trouvait auprès de César Borgia au moment où celui-ci était au plus fort de ses entreprises et de ses hypotrisies. Ce fils naturel du pape Alexandre VI bouleversait toute l'Italie. On était toujours incertain de savoir quels alliés il se proposait dé duper; sa pensée était en hos* tilité constante avec ses paroles. Pendant la lé* gation de Machiavel il se surpassa lui-même. Il avait autour de lui les Orsini, et Yiteioa^zo, ses éternels ennemis qu'il était parvenu à persuader de son profond regret sur leurs inimitiés pas* sées* Il les amène à lui gagner et à lui ouvrir la ville de Sinigaglia, y entre avec eux, les fait' saisir, et pendant la nuit met à mort Vitelozao et messer Oliverotto. Aussitôt après il se présente à JAachiavel pour lui apprendre l'heureuse succès
de son eut? éprise^ eti lui ïtémoigDtt: qii'il;8eruft charmé de» irecevok à ce «ijtftlesf&liotttjtians: de la tépuUicpxe; Machiavel *ne sotxAcmei pè8f lel ateiiile pluà gvaa^.ffejpne il expédif aes é^pèt ^h^àl^sèigMmriek il -• .r>i;;», .:,■^^' . ;'/ arr) > I (i' Mligùifiques^seigrieirisy je ivous ai éerlt: hiciv I» p^r deuxJtettr^ tout ce ^urâ'élaitîpa^aéidepitii » l'arrivée de ^Saii' ËatoeUebeé à rSinigag^a, ainfi » i^tte de la manière dont il e'étmft fitnpârédU sei» n^^enitaRagolQ^'du' dào de Graviiift Ocstni^^^de^ n VîAêlcnifiEp etd'CMiVëBetixi. Ma première n^était ii:qultin simple avis de cet événement. Dans. là a seconde j'entrais dans les' plus grands. détâîH a et de pltis je voifô y^nda» compte deToe^qtie^ îm'aivait ;dit Son Extellence; et de ce* que l'on irpetisàit généralement de sa conduite dana^ cette i> cihcoiistanoei..* Je vais vous liedîreensubslanetQ^ » par surcroît de précaution^ tout ce qui s'^eit n'^assé^ dans le cas ou tous n';aiiurie2^ pas néçtt a mesilettres. : ! . . i
».Son Ëziofelleoce partit hier matin de Fano^ a avee ton tesf ses troupes, et se dirigea ^sojç Stoit » gcigKayqui^ l'exception de jaddatelle^ ai^f été a occupée par l^s Orsini* et masser CMiverotloi n La veiHe^V^itelozzo était venu deCasCell<> didns^ a lesienvironë') ils allèrent les ués après l^ autres »à la repcontre du duc, Taccompagnèr^t à M travieps la viUe jusqu'àî son logett^nt renfrés^
ft avec iaidansaott appartement^ Scm£KceUence ^ ift9 retmt priâonaie»;;*. lime fit^ensiiite àp^ s».||eler vefs la devadème heure de ia» miit^ e€ de
# l^ir duimondeile^liis saflî^fait il se iélicka atec «.moi dusucœs qu'il yenait d'obttenir^ me- dit ^ !quSl m'en aràît parler. la veillfsi^ onaieiqû^il ne « œ'jovmt^pas dit clairéiBent'toète la cbose^^tetle il qu'elle était; il Vçaipliqua ensoite en termes ni {datiS' de sagessis et de la {dus viviô affbctioa «ipour notre i^épublique^ donnant toutes les •vnison^^qui <'1^> luisaient dâsii*èr YOtre amitié^
• si^iv^oùs «e* ta' refblsier' p reAfèfitie^ lit c^âeoord que je Vous éeritai tout ce qu^t tnV wmàitidit, et ilAUendvùîtépépo^^: Pg^ma jet^ «ctrç d^Jûei* je v6us ai iii£éi^mé^qué plusieurs ^per^ » :sonne$ éûtaîrées ^et^ amieâ de la république '») tn^ktaietit mppelé que jaâiais plm belle ok^esk^ -lésion ne^ s'était offerte à Vos seigneuries <lé se m retnettre en état ainsi qUela citéf 6at cfis^i^n » est persuadé qu'à cause de la France vou^ pouvez m tons fier à kriy tet roii pense qu'il serait ton t-à^ ^ iiifidt à propos^ àil'idccasioiïtlë centEàivel é^ne^ 1» «Dtent/que Veus^vc^assfo^ sansdilfé^f uii de I» ^s prlndpâifit' citoyens en quatité d'aatbafs^as- » déur; cai^, é'il vient quelque personne de consî- 2» dâmtioA aveic des pfdpô^tièns sm l^ÈqiieUéBùn » puisse négocier, il est hors de doute qu'elle » réussira.^. Getté nuit, à là diitième heur^ le duc
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» a fait mourir Vitelozzo'et messer Oliverotto da » Ferroo. Les deux autres sont encore vivans^ j) mais on croit que ce n'est que jusqu'à ce que » Ton sache si le pape a entre les mains le car^ n dilial et les autres Orsini qui étaient à Rome *. »
Huit jours après, Machiavel écrivait à la sei^ gneurie : « Les discours du duc sont empreints j» de tant de sagesse, il s'exprime d'un ton si vif N et si persuadé que, si Ton pouvait croire à la » sincérité de ce qu'il dit, il n'y aurait aucune X) crainte à concevoir; néanmoins ce qui arrive » aux autres doit inspirer de la méfiance, etc.,etc.d» Homme d'afiaires, acceptant tout, observateur impertq||^able au milieu des scènes les plus san^^ glantes, ne prenez Machiavel ni pour un hypo?^ crite, ni pour, un scélérat; encore une fois non^ c'est un Italien du xvi® siècle^ c'est un secrétaire-* 4'état de la république de Florence que vous eussiez beaucoup étonné en vous étonnant de sa conduite.
Mais voici une révélation nouvelle sur son caractère. Une de ses lettres rétrouvée en l8io nous le montre écrivant le Prince dans une petite campagne à quelques lieues de Florence, pauvre, négligé de tout le monde. C'était un plabir pour lui, quand il avait pris son repas> d'aller à
* tégatfpn aaprès du 4uc (ie Vaientioois» leUre W* .