CONDORCET. — ©K MAISTRE
» que lorsqu'ils sont attaqués, en sorte que la mul- » tiplicité des lois constitutionnelles écrites ne » prouve que la multiplicité des chocs, et le dan* « ger d'une destruction. 7® Nulle nation ne peut » se donner la liberté, si elle ne Fa pas ; lorsqu'elle » commence à réfléchir sur elle-même, ses lois
» sont laites.. 10^ La liberté dans un sens fut
» toujours un don des rois, car toutes les nations M libres furent constituées par des rois; c'est la » règle générale, et les exceptions qu'on pourrait i> indiquer rentreraient dans la règle si elles
» étaient discutées 12® Une assemblée quel-
» conque d'hommes ne peut constituer une na- » tibn, et même cette entreprise excède en folie » ce que tous les Bedlams de l'univei'S peuvent M enfanter de plus absurde et d-e plus extrava- » gant. * » Afin de mieux nous entendre avec de Maîstre, c'est-à-dire afin de savoir pourquoi nous ne nous entendrons pas, précisons le principe même de la souveraineté. Rousseau avait profondément senti que la loi dans la société devait être l'expression de la volonté générale, et il a vu un côté nécessaire de la souveraineté. Il n'en a pas vu le caractère général et divin. Se figure^ t-bn une assemblée politique, décrétant que deux et deux font cinq ? Elle ne pourrait ni le pciis^er
* Considérations sur la France^ diap. 6*