DES ÉTRANGERS
politiques ordinaires, et la grande naturalisation , sans laquelle l'étranger ne pourra exercer les hautes fonctions politiques, telles que celles de ministre ou de membre de la représentation nationale , distinction qui toutefois n'aurait guère de sens dans les gouvernements absolus.
La naturalisation doit être prononcée par la nation elle-même ou par l'autorité à laquelle elle en a remis le pouvoir. Mais de même que, dans tout gouvernement, la loi peut résulter d'un usage ancien auquel le peuple est censé avoir donné son adhésion, de même aussi un étranger qui réside depuis long-temps dans le pays, et auquel on a reconnu les droits civiques dans la pratique, peut être regardé comme les ayant définitivement acquis.