‹ Philosophie du droit, ou, Cours d'introduction à la science du droitChapitre 139 sur 236 · DU CONSENTEMENT · texte numérisé non relu

DU CONSENTEMENT

et à ne pas discerner une convention nulle d'avec une convention qui ne peut être prouvée. Beaucoup croiront, par exemple, qu'une vente n'est pas valable, si elle n'est rédigée par écrit, parce que, faite verbalement, il pourra être difficile de la prouver en justice. C'est une grave erreur, surtout au point de vue du droit naturel. Noos verrons plus tard par quels moyens juridiques la vérité d'un fait peut être établie légalement. Pour le moment, qu'il me suffise de dire que ces moyens sont totalement distincts de la validité du droit en lui-même. Quand une convention existe, elle est obligatoire aux yeux de la conscience, et l'impossibilité de la prouver ne détruit pas sa valeur virtuelle. D'ailleurs, le défaut de toute preuve matérielle n'empêche pas de pouvoir rétablir souvent par d'autres moyens, tels que l'aveu de l'adversaire ou même le serment qu'on lui déférera.

C'est également ici le lieu de parler des symboles, qui ne sont qu'une manière de manifester le consentement.

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