‹ Philosophie du droit, ou, Cours d'introduction à la science du droitChapitre 171 sur 236 · DE LA VENTE · texte numérisé non relu

DE LA VENTE

jmu , c'est la preuve qu'il a fallu exactement «rtan* de travail pour créer ce chapeau que pour créer l<a pièce de vingt francs. Cel* s'appliquerait mieux toutefois aux marchandises qu'aux immeubles ;ot, d'ailleurs^ il n'y en a pas moins des choses qui ont une grande valeur, quoiqu'elles aient été produites sans travail, par exemple, une pierre précieuse qu'on trouve par hasard au bord de la mer. .

On ne peut guère dire non plus que la valeur des choses consiste dans le prix qu'il en coûterait pour se procurer une chose pareille. Outre qqie cela ressemble à une pétition de principe, il y a des chopes presque uniques, pour lesquelles il n'y a pas de prix courant.

Quoiqu'il en soit, s'il est difficile de trouver une formule philosophique propre à déterminer le prix intrinsèque des choses, il est possible du moins d'?r.« river à une estimation raisonnable dans la plupart des cas, ce qui suffit aux nécessités pratiques- Ainsi , sans nous embarrasser dans des subtilités plus curieuses qu' utiles , qous pouvons dire que, pour tout ce qui est marchandise, la valeur en sera naturellement déterminée par le prix courant du marché» Quant aux immeubles, outre cet élément, qui ne sera pas non plus sans influence, on se basera aussi sur le produit capitalisé d'après l'usage deslieux. Une restera donc guère d'incertitude que pour les objets rares, dans lesquels il entre du caprice, tels que les antiquités, les choses d'art, celles qui ont appartenu à des hommes célèbres, que nous voyons hausser ou baisser

rapidement de valeur, suivant qu'elles sont de mode ou qu'elles rfen sont pas. Il y aura toujours du vague dans l'estimation de ces sortes de choses, en dépit de toutes les règles. Heureusement ce sont des cas exceptionnels.

Page 1