INFLUENCE DU SBXE SUB LA CAPACITÉ CIVILS
hommes libres. Il lui fallait <fonc an représentant, un protecteur (mundualdw) qui parlât pour elle. La femme , par elle-même, n'était jamais capable , et la veuve , qui n'avait plus son mari pour maître, retombait sous la tutelle de son fils f.
Les peuples slaves de leur côté, sans accorder à la femme une égalité complète, presque impossible à comprendre à une époque de barbarie, sans leur donner notamment le droit de succession concurremment avec les hommes , ne connurent jamais du moins le système des tutelles perpétuelles ni aucune autre limite à leur liberté9.
Lorsque les races se furent surmarchées et confondues par les conquêtes pour former les peuples modernes, l'élément qui se trouva prépondérant fit prévaloir ses traditions et ses usages, qui s'imprimèrent fortement dans les lois.
Ce qui est vrai, c'est qu'à mesure que les lumières se sont répandues, et avec elles le sentiment de la justice, les femmes se sont tirées de la position presque servile que les lois leur avaient faite. Par une progression lente, elles sont sorties de l'esclavage du gynécée pour s'élever peu à peu à un rang d'égalité avec les hommes.
Toutefois, les femmes ont trouvé de nos jours des défenseurs qui se sont demandé si cette égalité était
1 On en trouve encore des exemples en Suisse, en 1374. — Bluhtsghm, Histoire du Droit de Zurich, 1. 1, p. 394.
2 fiiviK,p. 220 et 417.
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ce qu'elle devait être. Pourquoi les femmes , ont-ils dit, ne sont-elles pas aptes h toutes les fonctions politiques comme les hommes? Pourquoi tant d'incapacités qui pèsent sur elles? Sont-elles inférieures aux hommes par l'esprit? Non sans doute; et si elles Tétaient parle savoir et par l'expérience, cela tiendrait précisément aux vices du système qui les tient éloignées des affaires. Les lois qui les concernent, poursuit-on, ne sont pas plus conséquentes qu'elles ne sont justes : car les femmes peuvent monter sur le trône, qu'elles ont quelquefois rempli avec éclat Mais en cette matière, qui peut le plus ne peut pas le moins : tous les principes seraient renversés si elles géraient une perception ou si elles rendaient la justice.
J'essaierai de répondre aux avocats de l'émancipation des femmes, en distinguant entre la capacité politique et la capacité civile. Sous le simple rapport civil, les femmes, en effet, ont droit à l'égalité avec les hommes. Au contraire, en ce qui touche le droit public, leur incapacité peut se déduire philosophiquement des raisons suivantes :
1° Inégalité de force. — La force ne fait pas le droit j mais il ne serait pas sage du moins de placer le plus fort dans une situation où il serait tenté de se révolter contre le plus faible. Si les femmes avaient part à la direction des affaires, toutes les fois que les hommes auraient le dessous, l'insurrection leur paraîtrait un devoir.
2° Inégalité de services rendus à VEtaU — Les femmes ne versent pas leur sang pour leur pays : ne serait-il