‹ Philosophie du progrèsChapitre 27 sur 34 · OI TES · texte numérisé non relu

OI TES

Fa LA JUSTICE POURSUIVIE PAR L'ÉGLISE, dd

&. Suppression des couvents des deux sexes et de toute congrégation religieuse ;

5. Abolition des vœux perpétuels dans le clergé ; en conséquence,

faculté pour tout ecclésiastique, après six années de service actif à

dater deson ordination, de quitter à volonté le ministère et de se marier,

si mieux n'aime l'Église abolir dès à présent le célibat des prêtres,

comme à fait la Réforme ;

6. Restitution aux communes de toutes propriétés ecclésiastiques, . et défense absolue à tout membre du clergé d’accepter pour le compte

de l’Église aucune donation;

7. Défense aux prêtres, à peine de retrait d'emploi et d’amende, de se livrer à aucune opération de commerce, banque, industrie, librairie, souscriptions, érections de monuments, institutions, ete. ;

8. Établissement d’une pénalité plus sévère pour tous les crimes et déhts çommis par des ecclésiastiques, notamment ceux qui regardent la

” pudeur;

9, Abolition de l’autorité épiscopale et papale, l'administration ecclésiastique réformée sur les principes du droit commun, et les jugements de l’ordinaire ressortissant au Conseil d’État et à la Cour de cassation,

Quoi! s’exclament ici mes lecteurs, c’est à cela que vous

concluez après avoir, suivant ce que l’on dit, injurié, dif-

-famé, secoué, pendant 1,700 pages, et l'Église et la Religion !.…

Hélas! oui : je veux que le prêtre, qui n’a été jusqu'ici qu'un ministre de sacrements, devienne, s’il doit être conservé, un professeur de morale; je veux qu'il se rapproche davantage de la patrie, de son esprit et de ses lois ; je veux

» qu'après avoir renoncé à la famille pour entrer dans le saint ministère, il puisse, si le cœur l’y invite, abandonner le saint ministère pour rentrer dans la famille; je veux surtout que, chargé de l’enseignement et de la direction des mœurs publiques, on ne lui fasse pas de la sainteté de ses attributions un droit à l'impunité. +

x Voilà pourquoi j'ai écrit au Sénat;

Voilà pourquoi en définitive je suis condamné à trois ans de prison.

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