Kirkton. Hint. of the church of Scottland
2. Hhtory of his Tim". tdit. d'Edinhnigti, 1753. t. I. |i. -225.
12 i>iiiï>osoi>nii: kcoss.visk
conformer au serment exigé, et les écoles périrent ou déclinèrent avec l'autorité (jui les avait fondées et soutenues. La révolution de 1 088 remit en honneur l'Église presbytérienne, les pasteurs et les maîtres d'école. Un acte du parlement du 9 octobre 1696 renouvela celui du 2 février 1046. Le clergé presbytérien reprit son œuvre. Une police vigilante et infatigable poursuivit le vice et le désordre qui avaient commencé à s'introduire. Dès le commencement du dix-huitième siècle l'Ecosse était revenue à ses vieilles mœur.«, à ce point qu'en 1717 le célèbre auteur de Robinson Crusoë, rendant compte de son voyage en Ecosse, raconte qu'il a traversé plus de vingt villes sans avoir vu une seule querelle et entendu un seul jurement. « Supposez, dit-il, qu'un aveugle vint d'Ecosse en Angleterre, il reconnaîtrait qu'il a touché le sol anglais en entendant le nom de Dieu blasphémé ou profané par les petits enfants dans les rues. »
Pendant tout le dix-huitième siècle , le régime établi par l'acte de 1696 jeta de profondes racines en Ecosse et y répandit cette vraie civilisation dont les signes certains sont le progrès des lumières et celui des bonnes mœurs. J'en donnerai cette preuve éclatante qu'en 1737, pendant la session judiciaire d'automne, il ne se rencontra pas un seul cas de crime capital dans l'Ecosse entière. Aussi, dès le commencement du siècle présent, le 1 1 juin 1 803 , sous le règne de George III , le parlement britannique , pénétré des avantages de toute espèce qu'avait produits l'acte de \ 690, entreprit de le rendre plus bienfaisant encore en améliorant quelques unes de ses parties. Nous avons sous les yeux l'acte nouveau qui confirme et développe les anciennes prescriptions ^ Il
1. Cet acte est intitulé : An act for making belter provision for ihe parochial schoolmaslerSj and for making further régulations for Die bélier governement of the parish Schoids in Scollland. 11 y est ordonné que toute iiaroisse ait une maison d'école, un logement de deux chambres pour le maître, avec un jardin comprenant an moins le tiers d'un acre écossais. A défaut du jardin, la paroisse doit augmenter le salaire du maître. La mesnie la plus nouvelle que contient l'atte de 1803 est l'augmentation du salaire, i'endant un siècle et demi, depuis 1640 et I69G, le salaire était leslc le même, à savoir, le minimum de loo marcs et le masimum de 200. L'acte
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maintient le gouvernement de toutes les écoles entre les mains de l'autorité pastorale qui fait les règlements , en surveille l'exécution, examine et approuve les maîtres, connaît de leur conduite et a le droit de censure , de suspension et même de révocation , sans nul appel à aucun tribunal , civil ou ecclésiastique. C'est là sans doute une autorité énorme , mais le clergé presbytérien ne s'en est servi que pour le bien du peuple ; et on peut dire qu'aujourd'hui l'Ecosse le dispute à la Hollande et à l'Allemagne 1 pour l'éducation populaire. Nulle part la créature humaine n'est plus éclairée ni plus honnête, et par conséquent plus ^Taiment heureuse.
Pendant que des écoles élémentaires, partout établies et convenablement rétribuées, répandaient dans les rangs les plus humilies les connaissances nécessaires à tous, quatre grandes universités préparaient aux professions libérales et aiL\ emplois élevés de la vie civile la partie supérieure de la nation écossaise. Les universités de Saint-Andrew, de Glasgow et d'Aberdeen sont les plus anciennes; la première remonte à 1410; la seconde est de 1430; la troisième de 1494 ; la quatrième, celle d'Edinbui-gh, vient de la réformation. Elle a été fondée en 1j82 ; elle est la plus célèbre et aussi la mieux connue , grâce à un récent ouvrage qui en expose l'organisation ^et l'histoire 2.
Les quatre universités d'Ecosse ont im commun caractère : dès
de 1803 porte le uiiniimim à 200 marcs et le maximum à 300. Or, 200 marcs soûl évalués à 22 1. st. et 4 schell.; ce qui, en mettant la livre sterling à 23 fr. de notre monnaie, donne pour minimum à peu près 400 fr., et pour maximom boO. Dans les paroisses d'une grande étendue oii une seule école ne peut suflire, la dépense de l'instractioii primaire est poitée à 600 marcs et répartie entre deux ou plusieurs maîtres. Indépendamment de ce traitement ûxe, il y a une rétribution scolaire pour les enfants des familles aisées.
1. Voyez les éciits que depuis nous avons publiés sur l'état de l'instruction publique en Alleniape (ô« édit.. 2 vol., 1840). et en Hollande (i vol., I837i. On trouve particulièrement en Saxe une organisation déjà ancienne de l'instruction primaire, à peu près semblable à celle de l'Ecosse .
2. The histnry nf Ihc univfisity nf Edinburgh^ chiefly compihd froin original papers, by Alcxaiidei liower, 2 vol. Edinburgh, 1817.
l'introduction du presbytérianisme, elles ont été sous sa main ; elles en ont répandu l'influence et partagé la fortune , comme l'ont fait les écoles élémentaires.
Nous avons dit que l'assemblée de l'Église presbytérienne, en 1638, s'occupa des universités aussi bien que des petites écoles. L'assemblée de 1645 prescrivit une réunion annuelle de députés des universités d'Ecosse, qui prendraient en commun les mesures nécessaires « pom- affermir et accroître la piété et le savoir, établir une étroite harmonie entre les quatre universités, et, autant que possible, de l'uniformité dans leur marche et dans leurs doctrines ^)) Conformément à cette prescription, il y eut à Edinburgh, en 1647, une réunion des députés des quatre universités. Voici quelques-unes des résolutions adoptées par cette réunion; il y respire un zèle extrême pour l'Eglise presbytérienne et pour l'unité de l'instruction nationale.
« I. Tout étudiant doit souscrire le covenant à tel jour déterminé, après l'explication qui en aura été donnée en anglais par les principaux et par les professeurs de logique.
« II. Il sera composé et imprimé un Cursus philosophicus à l'usage des quatre imiversités , lesquelles concourront à ce travail de la manière suivante : Saint-Andrew sera chai'gé de la métaphysique; Glasgow, de la logique; Aberdeen, de la morale et des mathématiques; Edinburgh, de la physique.
« III. Il sera préparé un mémoire sm* les moyens d'augmenter l'instruction dans les écoles et dans les collèges, pour être présenté au parlement dans la session prochaine.
« IV. Les commissaires des universités auront surtout à faire connaître la manière dont les étudiants mettent à profit le jour du dimanche, c'est-à-dire quel compte ils rendent de lem's /ectiones sacrœ et des sermons qu'ils entendent ce joiu'-là.