‹ Philosophie écossaiseChapitre 11 sur 199 · I. lîowei, t lu-, p. io't · texte numérisé non relu

I. lîowei, t lu-, p. io't

PREMIKKU LEÇON. — INTRODUCTION {!)

« V. Avant et après les vacances , il est bon de faire subir aux étudiants un examen sur quelques questions du catéchisme ' . »

Le gouvernement du Protecteur ne négligea pas les universités d'Ecosse. Il récompensa particulièrement celles qui avaient montré le plus d'attachement à la cause de la révolution et du presbytérianisme. Il accrut les privilèges de l'université de Glasgow, et accorda à celle d'Edinburgh ime rente annuelle de 200 livres sterling -. Aussi , un peu plus tard , Glasgow et Edinburgh devinrent-ils des foyers de résistance , tantôt secrète , tantôt déclarée , à la restauration et à l'épiscopat. Saint-Andrew et Aberdeen se soumirent plus volontiers. On appliqua les mesures les plus tyranniques aux universités et à tout le pays. Les professeurs furent obligés de répondre de la bonne conduite des étudiants 3. La plupart de ceux-ci se retirèrent, et les cours de théologie surtout furent presque abandonnés. Le conseil privé osa déclarer que quiconque avouait ou refusait de désavouer par serment la déclaration covenan taire serait mis à mort, en présence de deux témoins, eùt-il été pris désarmé*. Mais le parti libéral ne se tint pas pour vaincu. 11 opposa partout ses menaces ù celles du gouvernement, de sorte qu'une terreur presque égale régnât des deux côtés. A l'université d'Edinburgh, on prit le parti de faire passer aux étudiants leurs grades en secret; parce que conférer en public des grades dans la forme voulue , c'est-à-dire avec le serment d'obéissance à l'épiscopat , était exposer les professeurs et les étudiants à un avenir inconnu et périlleux '^. La révolution de 1 688 vint mettre un terme à l'oppression qui pesait sur l'E cosse. A mesure qu'elle s'atîerrait, en même temps qu'elle rétablit l'autorité de l'Église presbytérienne , elle ranima et fortifia

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