‹ Philosophie écossaiseChapitre 12 sur 199 · Ibià.j p · texte numérisé non relu

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i. Ihii., p. 3()7. ?i. Ibid.

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l'espiit libéral dans toutes les parties de l'administration, et surtout dans l'instruction publique. En 1693 , le roi Guillaume étendit aux quatre univer;<ités , en l'augmentant, le don de Cromwel ; il leur attribua un revenu de 300 livres , pris siu' l'ancien revenu des évoques ^ Partout des hommes d'un dévouement éprouvé à l'ordre nomeau fm'cnt mis à la tête des universités ; et, en peu de temps, elles prirent les plus heureux développements. Peu à peu le génie presbytérien perdit, au contact de la science, ce qu'il avait d'excessif et de farouche, et il garda et communiqua à la science quelque chose de sévère et de généreux.

Paimi les progrès que firent, au dix-huitième siècle, les universités écossaises, nous en signalerons deux, plus particulièrement marqués dans l'histoii'e de l'université d'Edinburgh, à savoir, la séparation de l'enseignement de l'université d'avec celui qu'on appelle en France enseignement secondaire, et l'abolition de tout serment politique et religieux pour étudier et prendre des grades.

Avec le temps, l'université d'Edinbiugh s'est de plus en plus rapprochée de l'organisation des universités allemandes et de nos facultés françaises. Encore aujourd'hui, en Angleterre, comme autrefois en France, les universités d'Oxford et de Cambridge sont fondues en quelque sorte dans les collèges, et c'est la réunion des collèges qui forme ce qu'on appelle l'université. L'enseignement est tout intériem-, et presque toujours abandoimé à des maîtres appelés tuteurs, qui se chargent de préparer, à grands frais, aux examens et aux grades, un certain nombre d'étudiants. Rien de tel en Ecosse, du moins à Edinburgh. Au-dessus d'une haute école (high school) ^, à peu près semblable aux écoles latines de la Hollande, aux gymnases de l'Allemagne et aux collèges de la France, est ime imiversité divisée en quatre facultés, dont les professeurs

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