‹ Philosophie écossaiseChapitre 111 sur 199 · id., p · texte numérisé non relu

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lUniElME LEÇOX. — RF.ID 361

dans la chose que l'esprit conçoit, et qui est ou un attribut commun à plusieurs sujets ou un genre commun à plusieurs individus... 11 y * a des attributs communs à plus ou moins d'individus ; et si c'est là ce que les scholastiques appelaient des universaux aparté rei, on peut aflirmer qu'il y a de tels xmiversaux.» Mais les scholastiques n'entendaient pas autre chose par universaux pris du côté de la réalité, en opposition aux universaux pris comme simples conceptions de l'esprit, sinon cette partie commune des attributs d'un certain nombre d'individus qui fait réellement et naturellement de tous ces individus une même classe, un genre -.

Voilà donc Reid presque réaliste. Nous allons même le voir platonicien sous une seule réserve, c'est que les idées platoniciennes ne soient pas des êtres spéciaux, existant d'une existence inintelUgible, hors des choses sensibles, hors de l'esprit de l'homme, hors de l'esprit de Dieu. Essai IV, chap. 2 3 : a Ce qui fait tout le mystère des idées platoniciennes, c'est que ce sont des êtres ; retranchez le seul attribut de l'existence, tous les autres s'entendent et s'admettent aisément. » S'il ne faut à Reid que cette satisfaction, on peut la lui donner en toute sûreté de conscience. Jamais Platon ni les platoniciens n'ont songé à faire des idées des êtres positifs, existant à la manière des corps et des esprits et en dehors des esprits et des corps. C'étaient pour Platon et pour toiite l'école d'Alexandrie des pensées de Dieu, que Dieu a réalisées dans les choses visibles, qui en constituent les caractères génériques et les lois, et en même temps servent à l'esprit humain d'objets intelligibles, et de degré en degré l'élèvent jusqu'à leur principe premier qui est Dieu. Mais il vaut mieux laisser Reid justifier luimême Platon. Essai IV, chap. 2*: « Qu'est-ce qu'une idée selon

i. /bid.,p. 217.

2. Sar le vrai caraclére du conceptoalisme, et sur son rapiioit an nominal sme et au réalisme, voyez notre I>trodoction aux oeivbes inédites d'Abéi.aro, et Fragments PHILOSOPHIQUES, fhilonophie scholastiquCj ^i. 273.

ô. Ibid., p. 146.

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