‹ Philosophie écossaiseChapitre 119 sur 199 · Jbid · texte numérisé non relu

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2. Nous avons déjà expliqné la pensée de Desraites et rcfulé l'erreur de Reid, Pre- MIKRS Essais. Vrai sens de l'enthymaue carlesien. Voyez plus haut, !e(;on ii*", p. 62; plus bas, à la fin de celte ixf leçon, et Philosophie de Kant, leçon vie.

les questions d'origine. Ordinairement étranger à ces questions, quand par hasard il s'y engage, il y transporte les procédés actuels de nos facultés et les formes actuelles de nos connaissances. Mais poursuivons l'examen de l'Essai sur le jugement et arrivons aux chapitres qui renferment une des parties les plus intéressantes de la métaphysique de Reid, la théorie des premiers principes.

Après avoir établi la nécessité des premiers principes, Reid entreprend d'en faire une recherche exacte. «Sans me dissimuler, dit-iM, la difGculté d'une telle entreprise, je hasarderai une énumération des vérités que je regarde comme premiers principes, et je dirai pourquoi chacune d'elles me semble avoir ce caractère.» Il met avec raison à cette entreprise le plus grand prix. « Si tous les hommes éclairés et de bonne foi pouvaient enfin tomber d'accord sur les premiers principes, cette unanimité n'aurait pas moins d'influence sur les progrès de la science en général (pie le consentement des géomètres au sujet des axiomes n'en a eu sur les destinées de la géométrie 2. »

Pour trouver les premiers principes de toutes les vérités, Reid commence par distinguer toutes les vérités en deux classes : les vérités nécessaires, dont le contraire est impossible, et les vérités contingentes, qui auraient pu être ou n'être pas.

Reid compte duuze principes des vérités contingentes qui ne reposent pas sur le raisonnement, mais servent de base au raisonnement dans l'ordre de nos connaissances contingentes.

Premier principe. Infaillibilité du témoignagne de la conscience. Tout ce qui nous est attesté par la conscience ou par le sens intime existe réellement.

Second principe. Les pensées dont j'ai la conscience sont les pensées d'un être que j'appelle mon esprit, ma personne, moi. Grâce à Dieu, Reid ne subordonne pas ici la connaissance certaine de l'existence de cet être à une définition de l'existence en géné-

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