‹ Philosophie écossaiseChapitre 120 sur 199 · Ibii., p · texte numérisé non relu

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rai. «Si l'on me demande S dit-il, la preuve de ce que j'avance, je confesse que je ne puis en donner aucune ; mais il y a dans la proposition même une évidence irrésistible. Tous les hommes ont appris de la nature qu'il n'y a ni pensée, ni raisonnement, ni volonté, si quelqu'un ne pense, ne raisonne et ne veut. »

Troisième principe. Les choses que la mémoire me rappelle distinctement sont réellement arrivées.

Quatrième principe. Nous sommes certains de notre identité personnelle et de la continuité de notre existence depuis l'époque la plus reculée que notre mémoire puisse atteindre. Reid avertit que ce principe est si étroitement lié au précédent qu'on peut douter qu'il en soit distinct. Pour nous, nous croyons que ce principe agit dans l'exercice de la mémoire, mais qu'il n'est pas le témoignage propre de la mémoire. Celle-ci a pour objet direct les événements passés ; un principe, attaché à l'exercice de la mémoire, nous fait rapporter ces événements à un être identique différent des événements, comme le principe qui nous révèle le moi, accompagne, il est vrai, l'exercice de la conscience, mais n'est pas la conscience elle-même 2.

Cinquième principe. Les objets que nous apercevons par le ministère des sens existent réellement, et ils sont tels que nous les percevons. Quand nous avons examiné l'Essai sur la perception, nous avons fait voir-* les principes divers qui agissent dans la perception et composent sa certitude.

Sixième principe. Nous exerçons quelque degré de pouvoir sur nos actions et sur les déterminations de notre volonté. Voici des maximes qui rappellent heureusement des maximes semblables de Turnbull : «11 n'est pas plus évident que les hommes sont convaincus de la réalité du monde extérieur qu'il ne l'est qu'ils sont convaincus que chacun d'eux exerce quelque pouvoir sur ses pi-o-

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