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tommune avec d'autres principes primitifs, mais qui ne se retrouve dans aucun de ceux qui sont déduits du raisonnement, c'est qu'il agit dans la plupart des hommes sans qu'ils le remarquent < . Une autre propriété de la plupart des principes primitifs, c'est que leur autorité est bien plus irrésistible dans chaque cas particulier, qu'elle ne l'est quand ils sont exprimés par une proposition générale. Il n'y a pas un principe général qui n'ait été nié par les sceptiques, ce qui n'a pas empêché les sceptiques d'être dans le particulier aussi dogmatiques que le reste des hommes 2,
Huitième principe. Nos semblables sont des créatures vivantes et intelligentes comme nous. — Est-ce bien là un principe premier et indécomposable? Les paroles et les actions de nos semblables sont des signes qui nous leur font attribuer les mêmes facultés intelligentes que la conscience atteste en nous. Ce raisonnement inductif se fait instinctivement, et avec une rapi* dite extrême qui a trompé Reid et lui a fait invoquer un principe spécial.
Neuvième principe. Certains traits du visage, certains sons de la voix, certains gestes indiquent certaines pensées et certaines dispositions de l'esprit. — Nous serions fort tenté de rapporter encore cette interprétation des signes naturels à l'expérience et à l'induction ; mais Reid l'attribue à une perception naturelle semblable à celle des sens. Il déclare qu'ayant beaucoup réfléchi sur cette question et beaucoup observé les enfants, il lui est impossible d'admettre que l'interprétation de la face, de la voix et du geste soit pour eux le fruit de l'expérience 3. L'opinion d'un observateur si pénétrant et ï-i judicieux mérite assurément d'être pesée, mais nous avouons qu'elle ne nous entraine pas.
Dixième principe. Nous avons naturellement quelque égard aux témoignages humains en matière de faits, et même à l'au-