Voyez leçon Mie, p
i. MrMiieIei;mi, p. 296.
NEUVIÈME LEÇON. — UEIP 38i
ne le constituent pas. H nous était nécessaire, et il nous guidait avant le temps où nous pouvons lui prêter l'autorité du raisonnement et de l'expérience; c'est sur lui qu'est assise la physique, et Newton l'a exprimé ainsi : Effectuum generalium ejiisdem generis eœdem sunt causœ.
En terminant cette cnumération ainsi qu'en la commençant; Rcid se défend de la prétention d'avoir fait connaître tous les premiers principes sur lesquels le raisonnement s'appuie dans la sphère des vérités contingentes. « De pareilles énuméralions, ditil, sont rarement complètes, même lorsqu'elles ont été faites avec le plus de soin et de réflexion * ».
Le travail de Reid sur les premiers principes des vérités nécessaires n'est pas plus systématique. Il se home à les diviser en classes, à donner des exemples de ceux qui forment chaque classe et à faire quelques remarques sur ceux qui ont été contestés.
La classification qui lui parait la plus naturelle consiste à rapporter les différents principes aux sciences auxquelles ils appartiennent. Et encore il se contente de mentionner les principes grammaticaux, les axiomes logiques, les axiomes mathématiques ; il n'indique aucun des principes du beau et du goût ; il lui suffit d'affirmer qu'il doit y avoir de tels principes que tous les goûts reconnaissent ; car autrement, il n'y aurait aucune harmonie entre les artistes et le public ; il ne s'arrête guère plus sur les principes de la morale, et se hâte d'arriver aux principes métaphysiques.
On pouvait espérer qu'il tâcherait d'en faire une énumération exacte. 11 n'y prétend point, il déclare qu'il en examinera trois, « tant à raison de leur importance que parce qu'ils ont été contestés par Hume 2 ». Ces principes sont : 1° le principe de la substance, que toute qualité suppose un sujet ; 2" le principe de causalité ; 30 le principe des causes finales.