‹ Philosophie écossaiseChapitre 155 sur 199 · Plus haut, leçon vie, p. 260, etc · texte numérisé non relu

Plus haut, leçon vie, p. 260, etc

n'en viennent point, elles viennent de Dieu: cela n'empêche pas qu'elles ne s'appliquent à la matière et n'en soient les lois léelles. De même les causes naturelles ont leur premier principe et leur premier moteur ailleurs que dans la matière, mais elles n'en ont pas moins toute la réalité que le genre humain leur attribue. On peut commettre ici une double erreur : nier les causes naturelles, ou s'y arrêter. Le genre humain, qui n'a pas de système à établir et à défendre, échappe à cette double erreur : il croit à la réalité des causes naturelles, il croit que le feu brûle, que le feu est bien la cause de la douleur que nous éprouvons, etc. ; et en même temps à mesure qu'il réfléchit, il rattache toutes les causes naturelles à leur principe commun et suprême. Mais prétendre que toute cause est nécessairement douée de volonté et de pensée, c'est nier toute cause naturelle. Or, la plupart du temps, Reid soutient qu'on ne peut concevoir de cause que sur le modèle de la nôtre, et que la puissance active suppose dans celui qui la possède la volonté et la pensée. IVous l'avons vu dans la lettre à lord Kaimes avancer cette opinion ; ici il la reproduit quelquefois avec la plus entière assurance, quelquefois comme une simple probabilité ; quelquefois enfin il parait incertain, et confesse que l'origine de l'idée de cause et de puissance active est très-difflcile à déterminer.

Citons d'abord les passages affirraatifs. Essai I'"'", chap. 5^ : Si la-puissance active peut appartenir à des êtres dépourvus de volonté et d'intelligence <. « Je suis incapable ^ de me faire l'idée d'une puissance intellectuelle qui diffère en nature de celle que

je possède, il en est de même à l'égard de la puissance active

La notion de causalité efficiente n'est autre chose que la notion d'un rapport entre la cause et l'ellet, semblable à celui qui existe entre nous et nos actions volontaires, c'est là assurément la notion la plus distincte, et la seule ^, je crois, que nous puissions

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