‹ Philosophie écossaiseChapitre 161 sur 199 · lUd., p · texte numérisé non relu

lUd., p

h. Jbid., p. 376.

Comment ! vous ne prétendez pas déterminer si vous n'êtes que la cause occasionnelle de vos actes, des actes que vous commencez, que vous suspendez, que vous continuez, que vous achevez, avec la conscience de pouvoir à chaque instant les arrêter et produire les actes les plus opposés ! Est-ce Reid, est-ce Hume qui a écrit le passage suivant? « >ous voyons un événement en suivre un autre, en vertu des lois établies par la nature; nous avons l'habitude d'appeler le premier la cause et le second l'effet; et cependant nous ignorons le lien qui les unit. Pour produire un phénomène, nous employons des moyens qui, par les lois de la nature, sont en connexion avec ce fait ; nous nous appelons nous-mêmes la cause du phénomène; et cependant d'autres causes efûcientes ont pu jouer le principal rôle dans l'opération '.» A ce passage, nous opposerons le suivant du chap. 2 de lEssai VI'' "^. Après avoir exposé le principe général de causalité, Reid s'exprime ainsi : « Un second principe qui se manifeste aussi de très-bonne heure dans notre esprit, c'est que nous sommes la cause efliciente de nos actions, délibérées et volontaires. Notre conscience nous atteste que pour produire certains effets, nous faisons ime exertion de puissance, quelquefois pénible. Une pareille exertion, lorsqu'elle a été délibérée, et qu'elle est volontaire, implique la conviction que l'effet qu'elle a pom* objet de produire est en notre pouvoir. Car personne n'essaye volontairement de produire ce qu'il croit n'èire pas en sa puissance. Nous nous croyons le double pouvoir de produire certains mouvement-; corporels, et de diriger nos pensées, le langage et la conduite de tous les hommes le témoignent ; et cette conviction est si précoce que nous ne savons ni quand ni de quelle manière nous l'avons acquise. »

En fait de doutes étranges qui prouvent que Reid ne s'était pas fait une idée très-nette de la volonté, de la liberté et de lem-s

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