‹ Philosophie écossaiseChapitre 165 sur 199 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

en notre pouvoir et de'pendre de notre volonté. « Nous pourrions désirer de faire une visite à la lune ou à la planète de Jupitci', mais nous ne pourrions pas vouloir cette entreprise, parce que nous savons qu'elle n'est pas en notre puissance. Si un fou tentait un efîort semblable, il faudrait d'abord que sa folie lui eût fait croire que son voyage est en bon pouvoir. »

4" ' Quand nous voulons faire une chose sur-le-champ, la volition est accompagnée d'un effort pour exécuter ce que nous avons voulu. INous ne faisons pas attention aux efforts très-faibles, mais les grands efforts, soit du corps, soit de l'esprit, se font aisément remarquer. Nous avons conscience de l'effort qui accompagne les déterminations difficiles : « Il n'y a pas de circonstances où nous soyons actifs dans un sens plus rigoureux. »

La volonté est distincte de l'intelligence, mais elle n'en est pas séparée; elle s'y mêle sans cesse. Il y a, par exemple, des opérations qui sont communément rapportées à l'entendement, et où la volonté joue un si grand rôle qu'on peut les appeler volontaires : ce sont l'attention, la délibération, le dessein.

Pour ne parler que de l'attention, il est incontestable qu'elle obéit à la volonté 2. Chacun sait qu'il peut à son gré poiler sou attention sur tel ou tel objet, pendant plus ou moins de temps et avec plus ou moins d'intensité : or, c'est là le propre des actes volontaires 3-

L'Essai IVp, De la liberté des agents moraux, est tout aussi irréprochable et eucore plus impoiiant que l'Essai 11".

Chap. 1, Des notions de liberté et de nécessité morale. Reid définit la liberlé d'un agent moral, le pouvoir qu'il exerce sur les déterminations de sa volonté i.

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