Ibid., p
de la liberté morale qui, selon lui, ont le plus de valeur. i^ L'homme a une conviction ou une croyance naturelle que dans beaucoup de cas il agit librement; 2° il se sent responsable de ses actions; 3" il peut se proposer un but, et il est capable de le poursuivre par une suite de moyens calculés pour y arriver. Reid range également en trois classes les arguments invoqués en faveur de la nécessité : les uns tendent à prouver que la libellé des déterminations est impossible, les autres qu'elle serait nuisible, les autres qu'en fait celte liberté n'existe pas.
11 faudrait citer tous ces chapitres où il n'y a pas un paragraphe qui n'exprime un l'ait vrai, nettement exposé, ou un raisonnement concluant. On peut mettre cette controverse contre le fatalisme à côté de la grande controverse contre le scepticisme à laquelle le nom de Reid est plus particulièrement attaché. Luc forte dialectique s'y joint à une analyse pénétrante et ingénieuse; et de loin en loin s'y rencontrent des traits d'une mâle éloquence. Ce qui frappe par-dessus tout est le sentiment profond de la dignité de la nature humaine et en même temps de la grandeur de Dieu. Le mini>tie presbytérien se retrouve toujours à côté du philosophe.
La liberté humaine établie, lagent moral est constitué; voyons maintenant quels sont les divers principes d'action entre lesquels cet agent moral et libre est placé, et quelle conduite il doit embrasser pour remplir sa destinée.
ONZIEME LEÇON. — REIl) 453