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Philosophie sensualiste, leçon nie

ONZIÈME LEÇON. — KEID 457

l'homme enfant, parce cpie dans l'animal il est presque seul, et que dans l'homme il est uni à beaucoup d'autres principes. On a cent fois rappelé l'instinct du castor et l'instinct de rabellie ; on ne saurait le faire trop souvent, pour montrer l'impuissance de l'expérience toute seule et la force merveilleuse de l'instinct. Reid expose les détails du problème de la construction d'une cellule et d'un rayon. « C'est , dit-il, un problème i de mathématiques très-curieux de déterminer sous quel, angle précis les trois plans qui composent le fond d'une celhile doivent se rencontrer pour offrir la plus [grande économie ou la moindre dépense possible de matériaux et de travail. Ce problème appartient à la partie transcendante des mathématiques et est l'un de ceux qu'on appelle les problèmes de maxhna et de minima. 11 a été résolu par quelques mathématiciens, particulièrement par l'habile Mac- Laurin, d'après le calcul infinitésimal, et l'on trouve cette solution dans les Transactions de la Société royale de Londres. Ce savant a déterminé avec précision i'angle demandé ; et il a trouvé, après la plus exacte mesure que le sujet pût admettre, que c'est l'angle même sous lequel les trois plans du fond de la cellule se rencontrent dans la réalité... Quel est le géomètre qui a enseigné aux abeilles les propriétés des solides et l'art de résoudre les pr.)blèmes de maa^iwa et de minima? y>

Est-ce aussi l'expérience qui produit les affections, par exemple l'affection maternelle ? La mère aime-t-elle son enfant à cause du plaisir quelle a éprouvé la première fois qu'elle a vu cet enfant? Non, ce speclaclc par lui-même n'a rien de bien flatteur, et il a été précédé par les plus terribles souffrances. C'est l'amour instinctif et vraiment inné de la mère pour son enfant qui explique le sentiment de plaisii- qu'elle éprouve à sa vue; ce n'est pas ce plaisir qui explique l'afTeclion. 11 en est de même de toutes les affections naturelles.

La sympathie est accompagnée d'un plaisir particulier, mais

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