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S. Ibii., p. 127.
, distingués tout aussi fortement que Kant, et de plus il a vu que la pUipart du temps ces deux principes d'action se prêtent un mutuel secours et nous prescrivent la même conduite.
11 commence par établir la dignité du principe de l'intérêt bien entendu, puis il fait voir son insuffisance et la nécessité ainsi que la réalité d'un autre principe.
« * A mesure que notre intelligence se développe, nous étendons nos regards sur l'avenir et sur le passé ; en réfléchissant sur le passé, le flambeau de l'expérience s'allume, et nous découvrons à sa lumière les événements probables de l'avenir; nous trouvons alors que beaucoup de choses que nous avons vivement désirées ont été chèrement payées, et que beaucoup d'autres , qui nous ont été amères lorsqu'elles sont arrivées, ont fini, comme un remède désagréable, par nous devenir salutaires. Nous apprenons ainsi à saisir les liens des événements et les conséquences de nos actions ; embrassant alors dans une \aie étendue notre existence passée, présente et future, nous nous élevons à la notion de l'intérêt bien entendu, c'est-à-dire de cet intérêt dont ni l'émotion actuelle ni le désir ou l'aversion animale du moment ne sont la mesure, mais dont l'appréciation ne peut résulter que de la prévision des conséquences certaines ou probables que notre détermination pourra entraîner durant le cours entier de notre existence. Ce qui, avec toutes ses conséquences et tous ses rapports saisissables, procure en définitive plus de bien que de mal, c'est ce que j'appelle l'inlérèt bien entendu. Je ne vois point de motif de croire que les animaux aient la moindre idée de cette espèce de bien, et il est évident que l'homme ne peut arriver à le concevoir que lorsque sa raison est assez développée pour qu'il réfléchisse sérieusement sur le passé et jette des regards clairvoyants sur l'avenir. »
ft 2 Préférer un plus grand bien éloigné à un moindre qui est