Vnvez la leçon vi', sur la vie de Reid
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curieux : « Ces sensations ne sont pas des peintures ou représentations des qualités externes des objets, ni de l'impression ou changement qui a lieu dans nos organes. Ce sont des signes de nouveaux événements dont l'observation et l'expérience nous enseigneront la cause ; ce sont des marques établies par l'auteur de la nature pour nous apprendre quelles choses sont salutaires, innocentes ou nuisibles ; ce sont des indications de choses qui pourraient affecter notre état et qui, sans cela, ne seraient pas saisissables. Mais ces marques et ces signes n'ont pas plus de ressemblance avec les objets extérieurs, quele bruit du canon ou l'éclat de la foudre n'ont de ressemblance avec la détresse d'un navire. »
La théorie delà volonté qu'Hutcheson a partout développée n'est aussi qu'un écho de la philosophie régnante.
Pour Hutcheson, comme pour toute l'école sensualiste issue de Locke, la volonté est une faculté générale dont les éléments divers et réels sont le besoin, l'appétit, le désir auquel s'ajoute une certaine puissance motrice. Esq. de méiaph. « Dès qu'une apparence de bien ou de mal se présente, une faculté nouvelle entre en exercice ; elle s'appellela volonté. Elle désire tout ce qui lui paraît agréable, et elle fuit le contraire... » « Le désir est double : il y a le désir purement sensuel, qui est aveugle et brutal, et il y a un désir conforme à la raison, qui s'appelle rationnel, ou, d'un seul mot, la volonté ^. » Dans le Manuel de philosoiMe morale^, Hutcheson explique en détail cette génération de la volonté avec tous ses éléments : la sensation agréable ou désagréable, l'appétit ou le désir du bien, l'aversion et la fuite du mal, les diverses nuances de l'appétit sensitif, appelé par les scholastiques le principe irascible et le principe concupiscible, puis des mouvements du même ordre, mais conformes à la raison, lesquels sont la volonté. Système de philosophie morale 3. «Dès que les sens, ou l'imagination, ou